‹ Manuel historique de politique étrangère. [Texte imprimé]Chapitre 127 sur 360 · L’EMPIRE NAPOLÉONIEN · texte numérisé non relu

L’EMPIRE NAPOLÉONIEN

1804) est, en retour, pour Bonaparte, l’essai décisif de son autorité. « Cette audace, disait Luchesini, au lieu d’ébranler son autorité, la consolide. » Fouché le lendemain communiquait au Sénat les pièces du complot et ajoutait : (( Pour enlever toute espérance aux conspirateurs, il faut assurer l’existence du gouvernement au delà de la vie de son chef. »

Le Tribunal, le Sénat demandèrent alors la nomination d’un Empereur, et la perpétuité de cette charge dans la famille de Napoléon Bonaparte. Un sénatus-consulte (18 mai 1804) fixa cette nouvelle constitution dite de l’an XII. Par la façon dont le Premier Consul interrogea la France sur ce changement, on put voir ce qu’il en espérait. Il ne l’invita à voter que sur un point, l’hérédité de la couronne dans sa famille. C’était, à ses yeux, le profit essentiel du nouvel ordre des choses. Il tenait moins au titre, étant, dès la paix d’Amiens, comme il l’a répété dans son mémorial, (( déjà souverain par la volonté du peuple ».

Le titre, au contraire, importait aux Français. Il était le symbole de leur victoire sur les Habsbourg, qui furent obligés à la fois de devenir Empereurs d’Autriche et de reconnaître, pour le devenir, l’Empire de Napoléon (10 août 1804). C’était le présage de nouvelles victoires, toujours populaires sur l’Allemagne. Pour suivre ses desseins particuliers, à défaut de l’entreprise contre l’Angleterre qui se présentait mal, le nouvel Empereur leur préparait comme don de joyeux avènement, une guerre au delà du Rhin. C’est la dernière intrigue, où il les entraîne par un effort que désormais ils soutiendront jusqu’à la fin du régime impérial.

BIBLIOGRAPHIE

Outre la plupart des voluimes cités au chapitre viii consulter : Lanfrey. Napoléon tome U et III.

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— Malsbourg (envoyé de Hesse à Paris). Correspondance. {Deutsche Revue), octobre 1881. — Miot de Melito. Mémoires, tome II. — Hyde DE Neuville. Mémoires, tome I^i'.

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