‹ Manuel historique de politique étrangère. [Texte imprimé]Chapitre 243 sur 360 · LE TRAITÉ DE PARIS DU 30 MAI · texte numérisé non relu

LE TRAITÉ DE PARIS DU 30 MAI

lion dans leurs affaires. Le seul moyen que la France eût de se procurer la paix, à moins de combattre, c’était de renoncer, de manière à ce qu’on ne doutât plus de ses intentions pacifiques, aux profits, au programme de la Révolution. Retraité du 30 mai 1814 confirma cette renonciation.

Les quatre grandes puissances, affirmant leur droit de directoire européen, signaient avec la France cet acte de pacification, dont les traités particuliers entre chaque Etat, Prusse, Autriche, Russie, Grande- Rretagne, Portugal, Suède, Espagne, ne furent, à quelques clauses près, que la reproduction intégrale, a 11 y aura à partir de ce jour, paix et amitié », tel était rarticle l®"" : on accordait à la France la paix en échange de ce que par les articles 2 et 3 elle ramenait sa frontière à celle du 1"’’ janvier 1792. Partant de la mer du Nord entre Dunkerque et Neuport, la limite nouvelle depuis Fondé jusqu’à Binant, de l’Escaut à la Meuse, suivait au lieu du coin qu’elle forme aujourd’hui une ligne droite, entre Dour et Pâturages, Thuin et Merbes le Château, au nord de Walcourt, Florennes, avec la Lesse comme ligne orientale. La limite allemande ensuite allait de Perl sur la Moselle, par la vallée de la Saar qui nous restait avec Saarhruck et Saarlouis, selon une ligne tirée entre Tholey au nord, Lebach et Ottweiler au sud, vers la vallée de la Nhahe, d’où elle gagnait le Rhin entre Pirmasens et Weissembourg, nous laissant Landau et la Queich pour frontière. Le Rhin ensuite séparait la France de l’Empire. Une rectification de limites avec la Suisse nous laissait Montbéliard ; une autre nous donnait près de Genève une partie des cantons de Saint-Julien, Hangy, Reynier et la Roche, dans la Haute-Savoie, où nous retenions aussi Annecy et son territoire jusqu’à Thônes et Faverges, Chambéry sauf la vallée de l’Isère. Depuis là jusqu’à la mer et sur toute la ligne des Pyrénées, la situation restait comme en 1792. L’Alsace acquise sans contestation, une frontière presque droite au nord, les deux principales villes et le tiers de la Savoie, Avignon, le Gomtat et Montbéliard annexés définitivement, c’était peu, sans doute, en échange des

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