‹ Manuel historique de politique étrangère. [Texte imprimé]Chapitre 258 sur 360 · SUÈDE, DANEMARK ET HANOVRE · texte numérisé non relu

SUÈDE, DANEMARK ET HANOVRE

les Etats secondaires, au moment où ils étaient menacés d’être réduits.

Dans le Nord, la Suède avait perdu définitivement ses provinces baltiques de Finlande et de Poméranie antérieure, enclavés dans les domaines des Romanoff et des Hohenzollern, difficiles à défendre. Elle avait acquis la Norvège tout entière, un territoire à peu près égal au sien (16680 lieues carrées : 22 051 lieues) : elle s’était presque doublée d’un domaine qui lui donnait un large accès sur rOcéan, une unité plus solide, plus naturelle que l’empire baltique constitué par ses rois au dix-septième siècle (traité du 14 janvier 1814).

Le Danemark semblait perdre ce que la Suède avait acquis : dépouillé de la Norvège par Bernadotte, il cédait à la Prusse la Poméranie orientale, Stralsund, Rugen, que les Suédois lui avaient laissé en échange (traité du 4 juin 1815). Tout n’était pas cependant sacrifice dans ces déplacements de souveraineté. Au lieu des Norvégiens qui, dans le Nord surtout, échappaient à son autorité, le Danemark recevait en Holstein quatre cent mille sujets sur sa frontière même, et le comté de Lauenbourg qui formait avec le Holstein une masse compacte. Toute la péninsule du Jutland, entre l’Elbe et le golfe de Lubeck, avec Altona rivale de Hambourg et Riel qui valait bien Stralsund, appartenait au Danemark, comme la Scandinavie aux Suédois. Ainsi les Etats secondaires dans le nord de l’Europe, en face de la Russie et de la Prusse formaient des barrières autour du Sund, plus résistantes que ne l’étaient autrefois la Suède et le Danemark avec leurs provinces séparées par la mer de Poméranie, de Finlande ou de Norvège.

Contre la Prusse et l’Autriche, c’était le même régime de concentration en Allemagne des puissances moyennes. Le Hanovre devenu désormais un royaume (26 octobre 1814), toujours rattaché à l’Angleterre qui le soutenait, ajoutait aux sécularisations d’Osnabruck et de Dienholz qui de l’Elbe le portèrent jusqu'à l’Ems, la Frise orientale, l’évêché

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