‹ Manuel historique de politique étrangère. [Texte imprimé]Chapitre 315 sur 360 · LA NON-INTERVENTION EN ORIENT. 7RE · texte numérisé non relu

LA NON-INTERVENTION EN ORIENT. 7RE

les haines de races, sa dominalion n’avait pas été détruite. Elle disparut pour jamais, quand ses violences eurent réuni tous ses sujets dans les camps de Saint-Martin et de Bolivar. Si la Sainte-Alliance avait réussi à déterminer une croisade européenne contre l’Amérique, Bolivar lut devenu à Panama le champion accepté par tous d’une croisade contre l’Europe. Les violences, que Canning réussit à prévenir, auraient certainement causé la ruine de toutes les puissances coloniales au delà de l’Atlantique. C’est en ce sens que peu de temps avant sa mort celui-ci pouvait s’applaudir avec raison d’avoir rétabli l’équilibre entre l’ancien monde et le nouveau. Le triomphe de sa politique était une belle victoire, non seulement pour l’Angleterre, mais pour l’Europe.

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