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4on duché d'Orléans. C'est ce prince qui, vers le même temps » fait construire le cihâteau de La Ferté-Milon.
i4oi. Le duc d'Orléans envoie un cartel de défi , daté de Couci , le 7 août , au roi d'Angleterre Henri IV, qu'il accuse d'avoir usurpé le trône en faisant mourir Richard IL Cet appel en champ clos n'aboutit qu'à une guerre de plume entre les deux princes.
i4o4» Isabelle de Couci , sœur cadette de Marie , ayant obtenu la moitié deMarle et deLaFère, le duc d'Orléans se fait céder en indemnité les droits de Marie sur le comté de Soissons ; et ie nouvelles lettres étendent à ce comté la prérogative de la pairie.
1407. Le duc de Bourgogne, ennemi juré du duc d'Orléans, abuse de la grande autorité qu'il avait acquise , pour &ire réunir au domaine de la couronne , par lettres de novembre , la ville de Château-Thierri , le comté de Soissons , Montcornet , Pinon , Orîgny-en-Thiérache et d'autres terres appartenantes au duc d'Orléans. Il le fait ensuite assassiner le 20 du même mois de novembre. Château-Thierri tombe cependant en partage à. Philippe, second fils du duc d'Orléans.
Origny , dont nous n'aurons plus occasion de parler , est depuis long-temps le chef-lieu d'une branche d'industrie particulière au département de l'Aisne. Elle consiste en ouvrage d'osier tissus avec beaucoup de délicatesse et de goût , et dont il se fait un commerce fort étendu, même à l'étranger.
i4o9« Confiscation du vidamé. de Laon , après la mort tragique du surintendant Montaigu.
i4ii* Guerre entre les ducs de Bourgogne et d'Orléans. Les Orléanais s'emparent d'abord de Chauny et de
quelques autres places voisines ; mais ils sont forcés de se retirer devant des forces supérieures que commandait le comte de Saint-Pol. Channy, La Ferté-Milon , Yillers-Cotteréts et Gouci tombent en son pouvoir. On prétend que c'est au siège de Gouci que , pour la première fois » il fut fait usage de la mine en France. Le 4uc deBourgogne'oblige les habitans de Ghauny d'abattre les murs de leur ville. Le don qui en avait été fait au duc d'Orléans y est révoqué; et elle est unie au domaine royal par édit d'octobre.
Il s'était formé dans le Laonnois , sous le titre d'^ii^ fans du Roi , jin parti nombreux de paysans qui couraient en armes dans les campagnes. Avertis que le comte de Rouci venait de s'emparer de Pontarey » ils accourent pour en faire le siège : le bailli de Vermandois se joint à eux; et le comte réduit à capituler, est emmené prisonnier à Laon avec son frère.
Leur père avait arraché , à la maison d'Anjou , l'antique et superbe héritage qu'une femme indigne du nom de Rouci avait livré à des mains étrangères ; et l'annullatiôn de la vente de i385 venait d'être confirmée définitivement par un traité et un arrêt de i4io.
Les enfans du Roi , après la prise de Pontarey, vont enlever d'assaut le château d'Andelain.
Réunion de la ville de Soissons au domaine de la couronne.
Les Orléanais surprennent Vervins et le fort de Gercy , qui sont repris par les Bourguignons. L'abbaye de Thenailles est ruinée par les premiers. Le traité d'Auxerre, qui suspend la guerre civile, procure la
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restitution de Couci et de ia Ferté - Milon au doc d'Orléans.
Transaction entre ce prince et Robert de Bar, fils de Marie de Gouci^par lacpielle celui-ci obtient une moitié indivise du eomté de Soissons , et la moitié de Marie «t dé La Fère qui lui manquait.
i4l5« Erection du comté de Marie , composé des chô tellenies de. Marie , de La Père et de Montcornet. Etablissement à Soissons d'un lieutenant du bailli de Y^Brmandois ressortissant au siège de Laon. Restitution du vidamé de Laon au comte de Rouci, qui avait épousé la fille du surintendant Montaigu : il le transmet à ses successeurs.
l4i4« Les abbayes de Longpont et de Yalsery sont prises et pillées par les Bourguignons. Soissons qui , au com* mençement de l'année , était tombé au pouvoir du duc de Bourgogne , est pris d'assaut en mai ; après une ^défense vigoureuse , et saccagé par l'armée royale. Cet événement est suivi de nombreuses exécutions , dont les plus remarquables sont celles d'Enguerrand de Bournon ville , gouverneur» et de l'avocat Tiret». qui avait excité les h^itans à se défendre. Plusieurs des principales fiimilles se retirent en Flandre. L'armée royale marche ensuite & Laon » dont les habitans chassent la garnison bourguignone et ouvrent leurs portes au Roi. Le comte de Nevers , frère du duc de Bourgogne» accourt de Rethel à Laon» et obtient du Roi des conditions favorables. Des troupes qui passaient enTlûéràchepouraUerau secours du duc deBourgogne» sont battues par les ducs d'Orléans » de Bourbon et de Bar.
i5. La guerre recommence avec TAngleterre. Henri V, débarqué en France avec une grosse armée , est assez heureux pour surprendre un passage , sur la Somme , mal gardé par la garnison de Saint-Quentin. Le sS octobre , bataille d'Asincourt , où périt la principale noblesse du pays.
S, Le Laonnois est traversé et ravagé à deux reprises, par les Bourguignons. On leur fait à Pontavert des prisonniers qui sont mis à mort.
^. Nçufchâtel assiégé par les Bourgi:ûgDons 9 et que les milices du pays tentent vainement de secourir « est forcé de se rendre à discrétion. Il est pillé et brûlé.
J. Les Bourguignons s'emparent de Laon et de Crépy : ils font décapiter à Laon le bailli de Vermandois. Us se rendent maîtres , par surprise , de Couci* Jean de Hangest leur livre Cbauny , qu'ils avaient perdu depuis i4ii« Ils entrent par escalade dans l'abbaye de Saint- NicoIas-aux-Bois , qui est mi^e au pillage et incendiée. Ils perdent Soissons , où des Bocqueaux , capitaine royaliste » qui y avait des intelligences , est introduit nuitamment. Longueval qui fut surpris dans cette ville dont il était gouverneur , essuya la même année une défaite dans le Soissonnais.
Tandis que la guerre civile désolait les provinces, les Bourguignons faisaient couler le sang à grands flots dans la capitale : ils massacrèrent , le sg mai , tout ce qui leur était suspect. Les plus illustres serviteurs du Roi furent égorgés dans les prisons. Parmi ks victimes de cette horrible boucherie , le Laonnols eût h regretter particulièrement le vénérable chancelier Henri de Marie
76 GHROnOLOGIE
et le vertueux évêque de Laon , Jean de Rouci , qa*on appelait le ban évêqtie* l4i9« Pothon et Saintrailles s'emparent de Crépy et de Clacypourle Dauphin; et ils trouvent le moyen de recouvrer Couci. Combat près de Liesse , dans lequel ils défont un corps bourguignon , commandé par Hector de Saveuse. Le duc de Bourgogne consent que les Anglais occupent les places de Laon, de Marie , de Vervins et de NeufchâteL
1420. Le duc de Boui^ogne» maître de Saint-Quentin , y reçoit les ambassadeurs d'Angleterre et les députés de Laon. Ceux-ci venaient le prier d'enlever aux royalistes Crépy et Clacy , dont le voisinage incommodait fort leur ville. Le duc accueille leur demande et vient former lui-même le siège des deux places , qui ne se rendent qu'après une belle défense. Crépy est pillé au mépris de la capitulation , et ses fortifications sont rasées. Soissons tombe dans le même temps au pouvoir des Anglais et des Bourguignons , dont l'infâme'traité de Troyes avait réuni les intérêts.
1421. Château-Thierri est livré par trahison au sire de Châtillon qui tenait le parti des Anglais.. Ils se rendent maîtres de la même manière de Neuilly-Saint-Front et d'Ouchy. Non contens de piller et de brûler Ouchy » ils en détruisent les murailles « et démantèlent le château.
i432. ^lontaigu , dont la garnison causait de grands dom- Qiages aux villes de Laon et de Reims , est assiégé par les Anglais. Les tentatives faites à deux reprises , pour y ^eter du secours » n'ayant pas réussi , la garnison capitule au bout de six mois. Les partisans du roi
Charles VII désespérant de conserver les châteaux de Moy et de Brissy , les évacuent après y avoir mis le feu» et se retirent à Guise. La Ferté-Milon , qui venait de se donner au Roi , est repris parle maréchal de L'Isle- Adam. Braine» Bazoches, le Mont-Notre-Dame » Neuilly- Saint-Front et Ouchy-le-Château , dont les royalistes s'étaient aussi emparés» retombent de même au pouvoir des Bourguignons.
S* La campagne de cette an^ée n'est pas plus heureuse pour le Roi que les précédentes. Un corps Anglais commandé par Suffolk» enlève Gouci après quelques jours de siège. Jean de Luxembourg » fameux capitaine* boui^uignon » qui parcourait la Thiérache défendue par Pothon ctLahire» emporte successivement les forts
. de Buironfosse , Franqueville » Surfontaine , Proisy , La Nenville-lès-Dorengt , Gercy , Hannape , Oizy et Landouzy-la-Ville. Ce fut vraisemblablement alors que l'abbaye de Foigny fut saccagée. Le 9 octobre , les royalistes attaquaient à Braine le château du Haut , et , dans une sortie de la garnison , ils entrèrent pêle-mêle avec elle dans la place. C'est, dit-on» depuis cet événement » et par allusion à sa singularité » que le château fut nommé la Folie, L'année n'était pas finie que les Bourguignons y étaient rentrés.
\, Guise était la seule ville de Picardie qui tint encore pour le Roi. Jean de Luxembourg se chargea de la soumettre. Il voulait , à la faveur de quelques prétentions diimériques » s'approprier le comté de Guise » dont le propriétaire légitime était René d'Anjou , second fils de Louis II. Il attaqua d'abord le fort de Wiège, que Jean de Proisy ne rendit qu'au bout de trois semaines » pour
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aller prendre le commandement de Guise. Le siège de cette yille , commencé an mois d'avril , ne se termina qu'en septembre par une capitulation honorable. Proisy ne promit de rendre la place qu'au i." mars i4s5 » si dans l'intervalle elle n'était pas secourue. Plusieurs gentilshomntôs du Yermandois, indignés des ravages que le général bourguignon y exerça pendant le siège , rentrèrent dans le parti du Roi. Le boui^ d'Anizy est saccagé par les Bourguignons , en haine de l'évêque de Laon» Guillaume de Ghampeaux.
142 5. !•*' mars , Guise n'ayant pas été secouru , est rendu» lainsi qu'flirson » à Jean de Luxembourg » qui devient possesseur de tout le comté de Guise. Il le conserva jusqu'à sa mort.
1427* Charles VU s'empare du château de la Folie à Braine, et de celui du Mont-Notre-Dame. Ces deux forts sont rasés à la sollicitation et aux dépens des Rémois. 1429* Le pays étoit assez tranquille » depuis que le Roi n*y possédait plus rien , et que ses fcNTces étaient occupées ailleurs. Dès qu'après s'être fait sacré à Reims » il se fût avancé jusqu'à Vailly» les habitans de Laon prirent des mesures pour rentrer sous son obéissance , en chassant la garnison anglaise. Soissons y La Ferté - Milon et Château-Thierri suivirent cet exemple.
i43o. . Le comte de Rouci entreprend le siège de Montaigu , etie lève précipitamment sur le bruit dei'arrivée du duc de Bourgogne. Le commandant de Soissons, Guichard Boumel » livre cette ville à Jean de Luxembourg. Le duc de Vendôme y gouverneur de Laon , prend Ostel» dont le seigneur y Antoine de Béthone» est, au mépris de la capitulation , massacré par une soldatesque indo-
cile. Siège , prise et démolition de la forteresse de Proisy-snr-Oise par les royalistes » qui mettent à mort plusieurs des assiégés.
Les habitans de Chauny se rendent maitres du château occupé par les Bourguignons , et le rasent jusqu'aux fondemens, Les Bourguignons insultent les faubourgs de Laon , et surprennent le fort de Saint-Vincent. Ils y sont surprb à leur tour; et la plupart sont tués ou faits prisonniers* Jeanne d'Arc , dite la Pucdle d'Orléans , après avoir été prise sous les murs de Compiègne» avait été conduite au château de Beaurevoir appartenant à Jean de Luxembourg : elle tente de s'en échapper » en se précipitant du haut de la tour où elle était prisonnière. L'infîme Luxembourg vend ensuite l'héroïne infortunée aux Anglais » qui la firent brCder vive à Rouen. Ils pillent le prieuré de Goincy. Ils brCdent le Val- Chrétien et emmènent les religieux prisonniers. Ils détrubentla ville et le château d'Ouchy^ dont les habitans transportèrent ensuite leurs maisons dans un autre emplacement.
Le château de La Bove est surpris par la garnison bourgujgnone de Rethel. Thoumelaire ^ prévôt de Laon , royaliste vaillant et zélé-» tombe dans les mains du duc de Bourgogne» qui lui ôte la vie.
Pennesac » commandant royaliste de Laon » tente de surpi^ndre Vervins » brCde les faubourgs de Marie » et est rencontré près d'Assis » par Jean de Luxemboui^ et le jçune comte de Saint-Pol» son neveu. Combat sanglant» dans lequel les royalistes sont défaits. Luxembourg fait pendre ceux qui sont pris. De ce nombre était le prévôt Rousselet , successeur de Thoumelaire.
8o GHRONOtOGIB
C'est là que Saint-Pol prenait grand plaisir à être lul^ même l'exécuteur des ordres barbares de son oncles Le commandant de Montaigu s'empare de Bruyères qui tenait pour le Roi.
1434* «l^c^n de Luxembourg prend d'assaut le fort de Saint- . Vincent de Laon. Il y est ensuite assiégé par le connétable de Richemont, Le duc de Bourgogne marche à son secours. Au bruit de son approche » le connétable consent à recevoir le fort à composition. \ Luxembourg obtient les honneurs de la guerre ^ et rend Bruyères et Aulnois en échange de flam qui venait de lui être enlevé.
1435. Traité d'Arras entre le Roi et le duc de Bourgogne. Saint-Quentin est une des places qui sont cédées au duc 9 sous la condition que le Roi pourra y rentrer, en payant la somme de 400,000 écus d'or. Le comte de Rouci s'étant brouillé avec la Cour, le connétable entre sur ses terres » et y prend quelques places : mais il attaque Braine sans succès.
i436« Jean de Luxembourg gardait une sorte de neutralité» pendant le délai qui lui avait été accordé pour accéder au traité d'Arras. Lahire , bailli de Yermandois , vient brusquement attaquer Soissons ^ et l'emporte par escalade. Sur les plaintes de Luxembourg , le Roi ordonne que Soissons lui soit restitué , et n'est pas obéi. Lahire purge le Yermandois des bandes de soldats licwciés qui le ravageaient , et à qui leurs cruautés avaient fait donner le. nom à*éc,orcheurs.
l437« Lahire fait prisonnier n'obtient sa liberté qu'à condition de rendre Soissons. Il est vraisemblable que cette ville ne tarda pas à rentrer sous la souveraineté du Roi..
HIST0KK2UE. Si
Rien n'annonce tfue Luxembourg ait refusé d*accéder au traité d'Arras; et il lui importait d'épargner les chances de la guerre à une ville dont son neveu était seigneur.
g. La garnison anglaise de Montaigu s'empare du château de Berry-au-Bac» qui est ensuite repris et rasé.
lO, Jean de Luxembourg meurt à Guise. Après sa mort» rofficier qui commandait pour lui à Gouci » rend cette Tille au duc d'Orléans» moyennant une somme d'argent.
fi« Les gens du comte de Saint-Pol ayant enlevé de Tartillerie que le Roi faisait venir à Paris » ce prince fait ravager ses terres » emporte Ribemont et attaque Marie. La mère du comte vient trouver le Roi à Laon » et y conclut » au nom de son fils » un traité par lequel celui-ci s'oblige à &ire hommage au Roi de ses terres et de celles de sa femme » et livre Marie pour garantie de ses engagemens.
Siège et prise du château de Montaigu» que le Roi fait attaquer à la prière du comte de Rouci. Mais » au grand regret de ce seigneur » les fortifications en sont détruites; et avec elles s'anéantit la longue importance de cette petite place. Réduction du château de La Bove . et de quelques autres forts du Laonnois.
Etablissement de la verrerie de Folembrai.
45. Guise est donné» avec titre de comté» par lettres du 4février» registrées le 4 juillet i444> ^ Charles d'Anjou» comte du Maine» en faveur de son mariage avecisabelle de Luxembourg.
î55. Dix-neuvième concile de Soissons , où l'on s'occupe
de la réforme du clergé , conformément aux décrets du
concile de Basle.
Arrêt du parlement de Parb » du mois de mars » qui
décide que le duché de Laon n'est composé que de dixsept villages*
1 462. Erection en pairie du comté de Rethel, et de la baronnie de Bosoy qui y avait été annexée ^1 i444«
i465« Louis XI retire des mains du duc de Bourgogne les villes de Picardie engagées par le traité d* Arras : ce qui fait rentrer Saint-Quentin sous la domination française.
i465« Saint-Quentin retourne au duc de Bourgogne par les traités de Paris et de Gonflans , qui lui engagent de nouveau les villes sur la Somme » avec la condition qu'elles ne pourront être rachetées qu'après sa mort et celle de son fils , moyennant 2oo»ooo écuad'or.
1469. Louis XI vient jurer 9 sur l'autel de Notre-Dame de Liesse , le traité que le duc de Bourgogne , Charles-le- Téméraire , l'avait contraint de signer à Péronne. Le duc rappelait ce fait, en 14?^ » comme une preuve que Louis ne respectait pas les engagemens les plus sacrés.
1470. Le Roi , qui s'appliquait à détacher du duc de Boui^ogne le connétable de Saint-Pol , l'institue son vicaire , et lui donne à ce titre le droit singulier de nommer aux bénéfices vacans en régale dans le diocèse de Laon.
La guerre recommence avec le duc de Boiirgc^e. Saint-Quentin ouvre se$ portes au connétable et reçoit garnison française. Le duc qui vient ensuite pour y mettre le siège « se retire sans oser l'entreprendre. 1471* Autres lettres de Vicariat accordées au connétable pour la nomination aux canonicats de Saint-Quentin. Le Roi » pour reconnaître l'affection des babitans de cette ville , la gratifia de privilèges , contre lesquels les cours souveraines font d'inutiles remoQtrances. C'est
de Saint-Quentin que sortent les troupes qui se répandent dans TArtois ; c'est dans Saint-Quentin qu'elles renferment le riche butin qu'elles en rapportent. Cependant le connétable » qui jouait à la fois le roi et le duc> promettait secrètement à ce dernier de le remettre en possession de Saint-Quentin. Traité du Crotoy» par lequd le Roi consent à restituer cette Tille au duc. Il promet en même temps , mais par un article secret » dé lui -abandonner le duc de Nevers et le. connétable.
n» C<Hiférences infructueuses dans les villes de Laon et de Guise « pour négocier un accommodement entre le Roi et le duc de Bourgogne.
Le duc prend Chauny^ et dans sa retraite ravage les environs de La Fère et de Saint-Quentin. Une trêve convenue à Laon suspend les hostilités.
fS. L'Ile de Bé et la ville de Marans avaient été précédemment cédées par le Roi au connétable , pour lui faciliter les moyens de retirer le comté de Guise des mains du comte du Maine. Il les rend au Roi , qui les lui remplace par la châtellenie de Ghâteau-Thierri. Cependant le connétable se rend maître de Saint-* Quentin , en chassant les troupes du Roi auxquelles il subs^tue les siennes : il cherche ensuite à se justifier auprès du Roi.
7^. Gonftnences de Boiivines , où la cession de Saint- Quentin, de Bohain et de Beaurevoir est promise au duc de Bourg^oe» et où la perte du connétable est résolue. Celui-ci qui a vent de ce qui se traite» sollicite et obtient une fWtrayue avec le Roi* Elle a lieu entre La Fère et Noyon, sur un pont au milieu duquel s'élève une^ barrière qui sépare le prince et le connétable. Ils étaient
82i CHRONOLOGIE
accompagnés chacun d'une forte escorte. Saint - Pol finit par ouYrir la barrière » "et par se mêler an cortège •du Roi qai le comble de caresses. Elles ne le rassurent pas. II continue de traiter sous main avec le duc de Bourgogne. Mais après avoir appelé trois fois ses troupes , pour leur livrer Saint-Quentin » il refuse toujours , de les y introduire. Des parlementaires royaux qui étaient venus pour sommer le château du Tronquoy , ayant été massacrés » ce fort est emporté d'assaut le même jour » et tous les Bourguignons sont pendus.
1475. i5 septen^re. Traité conclu à Yervins » entreLouis XI et le duc Charles de Bourgogne» sous la qualification de Trêves marckandes s et portant la date deSoleuvre. La cession de Saint-Quentin , de Bohain et de Beaurevoir y est confirmée. Il est dit que Yervins' sera démantelé y et que » pendant les neuf ans que la trêve doit durer » le duc aura la souveraineté de Marie » de Mont* cornet 9 de Gercy et d'Assis. Cette trêve fut appelée marchande i parce qu'on y stipulait la liberté du eom* merce entre les deux états. Du même jour , lettres de Louis XI 9 datées- de Soissons > par lesquelles il explique un article du traité précédent qui concerne la Sardaigne» le Roussillon et le comté de Ferrette. La proscription définitive du connétable est un des articles secrets de cet accord. Saint-Pol cherche un asyle dans les états du duc de Bourgogne. Le Roi se fait ouvrir les portes de Saint-Quentin et de Bohain » et somme Charles d'exécu* ter le traité de Yervins. La remise des places cédées au duc est le prix de l'extradition de Saint-Pol, que Louis fait décapiter.
1476* Donation par le Roi de la seigneurie de Château-
TMerri» à Antoine^» dit k grand bâtard de Bourgogne, fils naturel de Philippe-le-Bon. Les lettres sont datées
d'ArraSyle f4 juillet , et registrées le 20 aofttv
La mort de Cbarles-le-Téméraire donne an Roi les moyens de recouvrer les places dont il regrettait la cession. A son approche» Saint-Quentin» Bohain et Beanrevoir rentrèrent avec plaisir sous son obéissance; II en fut de même des autres places de l'ancien domaine de Couci » dont la- souveraineté avait été cédée temporairement par le traité de Yervins.
Haximilien, qui avait épousé Théritière do Bourgogne, ravage le Vermandois. Origny est excessivement maltnûl& Llncendi&du monastère nécessite Ift dispersion des Religieuses^
Etats de Blois » où fes députés de Picardie déplorent avee amertume le démembrement de leur province» par la réunion du bailKage de Vermandoisà la généralité de Paris» Ce bailliage servit par la suite h former en grande partie la généralité dé Soissons^ i86» Assemblée des états du bailliage deVermandois tenue à Saint-Quentm r il n'est pas dit k quel sujet. On peut conjecturer que ce fut pour rédrger les anciennes cou^ (urnes» en conséquence de l'ordonnance de i454«
Montigoy » l'un des généraux deMaximilien alprs roi des Romains » lente de surpr^idre Saint-Quentin- par vme escalada noetume r il est repoussé» Peu de temps après» même tentative de la part de Maximilien luimême » et avec aussi peu de succès. Il échoue- également devant Guise ; après quoi son armée se débande faute de paie. Un corps autrichien» qui occupait Le Nouvion » ne le quitte qu'après l'avoir livréai» flammes»
82i CHRONOLOGIE
accompagnés chacun d'une forte escorte* Saint - Pol finit parouYrir la barrière» ^t par se mêler au cortège •du Roi qai le copible de caresses. Elles ne le rassurent pas. Il continue de traiter sous main avec le duc de Boui^ogne. Mais après avoir appelé trois fois ses trou-* pes , pour leur livrer Saint-Quentin » il refuse toujours , de les y introduire. Des parlementaires royaux qui étaient venus pour nommer lé château du Tronquoy» ayant été massacrés , ce fort est emporté d'assâùt le même jour , et tous les Boui^uignons sont pendus*
1475* i5 septembre. Traité conclu à Yervins » entreLouis XI et le duc Charles de Bourgogne» sous la qualification de Trêves marckandes s et portant la date deSoleuvre* La cession de Saint-Quentin » de Bohain et de Beaurevoir y est confirmée. Il est dit que Yervins' sera démantelé » et que » pendant les neuf ans que la trêve doit durer » le duc aura la souveraineté de Marie » de Mont* cornet» de Gercy et d'Assis* Cette trêve fut appelée tnarckande, parce qu'on y stipulait la liberté du commerce entre les deux états. Du même jour » lettres de Louis XI » datées* de Soissons » par lesquelles il explique un article du traité précédent qui concerne la Sardaigne» le Roussillon et le comté de Ferrette. La proscription définitive du connétable est un des articles secrets de cet accord. Samt-Pol cherche un asyle dans les états du duc de Bourgogne. Le Roi se fait ouvrir les portes de Saint-Quentm et de Bohain» et somme Charles d'exéca* ter le traité de Yervins. La remise des places cédées au duc est le prix de l'extradition de Saint-Pol» que Louis fait décapiter.
1476* Donation par le Roi de la seigneurie de Château-
Thierri» à Antoincv» dit /e grand bâtard de Bourgogne, fils naturel de PhîHppe-Ie-Bon. Les lettres sont datées d'Arras» le f4 juillet » et registrées le 20 aofttv
La mort de Charles-le-Téméraire donne an Roi les moyens de recouvrer les places dont il regrettait la cession. A son approche , Saint-Quentin» Bofaiain et BeaurcToir rentrèrent avec plaisir sous son obéissance; Il en fîit de même des autres places de l'ancien domaine de Couci » dont la souveraineté avait été cédée temporairement par le traité de Yervins.
Maximilien, qui avait épousé l'héritière do Bourgogne, ravage le Vermandois* Origny est excessivement maltraitée Llncendie* du monastère nécessite la dispersion des Religieuses^ )4» Etats de Blois » où fes députés de Picardie déplorent avee amertume le démembrement de leur province» par la réunion du bailKage de Vermandoisà la généralité de Paris» Ce bailliage servit par la suite h former en gnmde partie la généralité dé Soissons^ K» Assemblée des états du bailliage deVermandois tenue à Saint-Quentm r il n'est pas dit k quel sujet. On peut conjecturer que ce fut pour rédiger les anciennes coufumes» en conséquence de l'ordonnance de i454*
Montigny» l'un des généraux de Maximilien alprs roi des Rpmains » lente de surprendre Saint-Quentin- par nue esealade^ nocturne .*- il est repoussé» Peu de temps après» même tentative de la part de Maximilien luimême » et avec aussi peu de succès. H échoue- également devant Guise ; après quoi son armée se débande bute de paie. Un corps autrichien» qui occupait Le Nouviob » ne le quitte qu'après l'avoir livréai» flammes.
accompagnés chacun d'une forte escorte. Saint - Pol finit par ouvrir la barrière , «t par se mêler au cortège •du Roi qui le comble de caresses. Elles ne le rassurent pas. Il continue de traiter sous main avec le duc de Boui^ogne. Hais après avoir appelé trois fois ses troupes , pour leur livrer Saint-Quentin , Q refuse toujours de les y introduire. Des pariementaires royaux qui étaient venus pour sonuner le château du Tronquoy , ayant été massacrés , ce fort est emporté d'assaut le même jour » et tous les Bourguignons sont pendus.
1475. i5 septembre. Traité conclu à Yervins , entreLouis XI et le duc Charles de Boui^ogne» sous la qualification de Trêves marckandes s et portant la date deSoleuvre. La cession de Saint-Quentin , de Bohain et de Beaurevoir y est confirmée. Il est dit que Yervins' sera démantelé f et que » pendant les neuf ans que la trêve doit durer y le duc aura la souveraineté de Marie » de Mont* cornet» de Gercy et d'Assis. Cette trêve fut appelée marcttande^ parce qu'on y stiptilait la liberté du eom* merce entre les deux états. Du même jour » lettres de Louis XI » datées- de Soissons , par lesquelles il explique un article du traité précédent qui concerne la Sardaigne» le Roussillon et le comté de Ferrette. La proscription définitive du connétable est un des articles secrets de cet accord. Saint-Pol cherche un asyle dans les états du duc de Bourgogne. Le Roi se fait ouvrir les portes de Saint-Quentin et de Bohain» et somme Charles d'exécu* ter le traité de Yervins. La remise des places cédées au duc est le prix de l'extradition de Saint-Pol» que Louis fait décapiter.
1 476* Donation par le Roi de la seigneurie de Château*
Thierriy à Antoine^» dît te grand bâtard de Bourgogne, fils tiaturel de Phîlippe-le-Bon. Les lettres sont datées d'Arràs» le f4 juillet » et registrées le 20 aofttv
La mort de Charles-le-Téméraire donne sut Roi les moyens de recouvrer les places dont il regrettait la cession. A son approche» Saint-Quentin» Bohain et Beaarevoir rentrèrent avec plaisir sous son obéissance. Il en fut de même des autres places de l'ancien domaine de Couci » dont la- souveraineté avait été cédée temporairement par le traité de Yervins.
Maxifliilien» qui avait épousé l'héritière do Bourgogne» raragfs le Yermandois* Origny est excessivement maltraitéw L'incendie du monastère nécessite Ift dispersion des Religieuses^
Etats de Blois » où fes députés de Picardie déplorent aTee amertume le démembrement de leur province» par la réunion du bailKage de Vermandoisà la généralité de Paris.. Ce bailliage servit par la suite h former en grande partie la généralité dé Soissons^
Assemblée des états du bailliage deVermandois tenue à Saint-Quentin r il n'est pas dit k quel sujet. On peut conjecturer que ce fut pour rédiger les anciennes cou^ lûmes» en conséquence de l'ordonnance de i454-
Montigny» l'un des généraux deMaximilien alprs roi des Romains » lente de surprendre Saint-Quentin- par vme escalade nocturne r il est repoussé» Peu de temps après» même tentative de la part de Maximilien luimême » et avec aussi peu de succès. Il échoue également devant Guise ; après quoi son armée se débande fiiule de paie. Un corps autrichien» qui occupait Le NouvioD » ne le quitte qu'après l'avoir livréai» flammes»
86 GUfiONOLOGIE
ilfii^ Attaque de Guise par Montigny » qui y échoue et où il est blessé mortellement. Gouci est emporté après huit jours de si^ge» par le maréchal d'Esquerdes» pendant que le duc d'Orléans (depuis Louis XII) prenait part à la révolte de Bretagne.
Marie de Luxembourg épouse François de Bourbon , comte de Vendôme. Ils fixent à La Fère leur principale résidence. Par leur mariage, les comtés de Soissons et de Marie entrent dans une branche de la maison do France.
1491* Don du comté de Guise » par lettres du 29 mars , à Jean d'Armagnac, et à Louis , son frère.
1494* Jugement du bailli de l'abbaye de Saint-Martin de Laon , par lequel un pourceau qui avait étranglé un enfant , est condamné à être pendu. C'était la )urispru« dence du temps. Un arrêt du parlement de Paris , de 1 5 14» avait confirmé une semblable sentence des officiers du conité de Valois.
1498. L'avènement de Louis XII au trône , fait de la baronnie de Gouci une propriété royale.
1499* L'abbaye de Thenailles est ruinée par l'ennemi : quel était cet ennemi ? sans doute Maximilien réclamant à main armée les droits de son fib sur l'héritage de Bourgogne.
i5oo. Huitième concile de Laon, où il est ordonné que les curés avertiront leurs paroissiens de se confesser souvent.
1 5o4« Tremblement de terre qui cause de grands donunages à Laon , à Guise et à Saint-Quentin«
La mort du grand bâtard de Bourgogne feit rentrer Gh&teau-Thierri dans le domaine de la couronne*
i5o5. Erection du comté de Soissons en pairie en faveur de Claude de France , fille de Louis XII. Elle n'en avait que moitié : l'autre moitié appartenait à' Marie de LuMembourg» et a passé successivement dans les maisons de Ccrftdé f de Longueville et de Savojre.
1 5o6« Fondation au chapitre de Moy •
i5o7« ftMiihre rédaction de la coutume locale de Saint- Quentin.
, i3i4. Mariage de Claude de France , fille de Louis XII , avec FrffiDçois » comte d'Âugouléme< Elle lui porte en dot la moitié du comté de Soissons , et la baronnie de Couci que son père lui donne à titre d'apanage.
s- VII.