‹ Manuel historique et bibliographique de l'amateur de reliuresChapitre 37 sur 173 · Voir : Papeterie · texte numérisé non relu

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Plat extérieur d’une Reliure exécutée par Florimond Badier

Paris. — lmp. R. Engf.lmann

Garde intérieure de la Reliure précédente exécutée par Florimond Badier

Paris. — lmp. R. Engelmann

de Parlement et fut obtenu par les soins de Pierre-Vallery Auvray, Nicolas Boutaut, Pierre Sauvage, et Pierre-François Badière, Gardes en charge de la Communauté. Le contrevenant avait peine de nullité de Brevet et 300 livres d’amende.

Le présent Arrêté n’est que le renouvellement d’un semblable, qui avait été donné dix ans auparavant, le 10 janvier 1741. Le nombre des Maîtres (300) et des Compagnons (400) s’était tellement accru, que, dans l’intérêt de la Communauté, on décida de ne pas augmenter le nombre des Compagnons qui auraient le droit de parvenir à la maîtrise. En conséquence, pour suppléer aux Apprentis, et à l’exemple de ce qui se pratiquait dans l’imprimerie, les gardes en charge et les anciens gardes des Maîtres Relieurs ont délibéré et décidé qu’il sera continué à faire des Alloués (r).

ARRÊT qui permet aux Gardes de saisir les Compagnons qui feront la Relieure. — Le 8 juillet 1751, à la requête de Pierre-Vallery Auvray, Nicolas Boutaut, Pierre Sauvage, Pierre-François Badière, Jacques-Joseph Gamet et Denis-Nicolas Delatte, anciens Gardes et Gardes en charge de la Communauté des Maistres Relieurs et Doreurs de livres de la Ville et Université de Paris, arrêt fut rendu, qui permet aux gardes de saisir les Compagnons qui feront la Relieure, et qui défend à toutes personnes de faire des brochures, ailleurs que chez les Maistres Relieurs, sous peine de confiscation et d’amende.

ADIER (Florimond). — L’importance de la magnifique reliure que je donne ici, n’échappera à personne: car, à tous les points de vue, elle est d’un intérêt considérable. Florimond Badier (1 2 3), qui en est l’auteur, est malheureusement trop peu connu dans le monde des bibliophiles; et cela tient à plusieurs causes. L’une est sans doute la rareté des reliures qu’on a retrouvées de lui; l’autre, c’est qu’on a pris l’habitude, sans aucun motif, d’attribuer à Le Gascon (?) toutes les reliures qui,

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