‹ Manuel médicalChapitre 10 sur 51 · CUTANÉES. SÈ · texte numérisé non relu

CUTANÉES. SÈ

Traitement de la Scarlatine, li consiste , lorsque la maladie est simple, dans Féloignement de tout ce qui pourroit entraver sa marche , et dans l’usage des boissons acidulées. Si Finflammation de la gorge est considérable , on applique des sangsues au cou , on a recours aux cataplasmes et aux gargarismes adoucissans. La saignée générale est indiquée dans la complication avec la fièvre inflammatoire; mais on doit être circonspect sur l’emploi de ce moyen, dont l’abus a souvent répercuté la scarlatine et occasionné les accidens de la métastase. On provoque le vomissement lorsqu’il y a embarras gastrique j mais on s’abstient des vomitifs dans les cas de vomissemens sympathiques. Dans les complications avec les fièvres adynamiques et ataxiques , on a recours au traitement générai de ces fièvres ; et pour prévenir la gangrène a la gorge , que l’on doit craindre alors , on excite la muqueuse gutturale par des vapeurs aromatiques ou des gargarismes composés d’une décoction de quinquina camphrée et aiguisée par le muriate d’ammoniaque, un acide quelconque , etc. On rubéfie les parties latérales du cou % on évite d’enlever les escarres gangréneuses^ en a : on pourroit par là occasionner une hémorrhagie et aggraver tous les symptômes.

Dès que la rougeur de la peau, l’afFection de la gorge et l’état fébrile ont cessé , on cherche à prévenir l’anasanjue. Le convalescent doit pour cela éviter, pendant environ trois semaines, l’impression de l’air extérieur : des frictions sur tout le corps avec des flanelles imprégnées de vapeurs aromatiques, des bains légèrement exeitans , l’usage ds

PMLEGMASÎES

quelques purgatifs sur la fin de la maladie , sonè aussi très-coQveiiable^. Lorsque l’aiiasarque est déjà declaree , ou a recours aux boissons chaudes , afîu de provoquer la sueur ou la sécrétion de Turinec On administre en même temps les amers , le quinquina ; enfin on prescrit les moyens indiqués dans les hydropisies en général.

GENRE V. Erjsipèle,

Synonymie. Erysipelas J SkuvKGTLS ^ Linnæus, Sagar, Cullen; Febrls erjsipelacea , Hoffmaniv , Yogee , etc.

Prédisp. et causes occas. Le tempérament bilieux 5 la meiistruation 5 la gestation, l’époque de la cessation des menstrues ; le printemps , l’automne ; l’exposition prolongée aux rayons solaires , le refroidissement subit ; la suppression de la transpiration ^ d’une saignée habituelle, des menstrues , du flux hémorrhoïdal ; l’usage de certains alimens , l’abus des liqueurs alcooliques ; les chagrins violens.

Sjmpiômes. Invasion par des lassitudes spontanées, des frissons passagers, des nausées, la dureté et la fréquence du pouls. Vers le deuxième ou le troisième jour de ce mortvement fébrile , tuméfaction légère , inégalement circonscrite dans une partie de la peau , le plus souvent au visage ou aux membres , avec rougeur vive , disparoissant par la pression et reparoissant bientôt après; sentiment de douleur brûlante et de chaleur intense. Les jours suivans, augmentation des symptômes inflammatoires, qui se portent souvent d’une partie à une autre, et restent ensuite comme stationnaires, avec le mouvement fébrile, jusqu’au 6^ ou 7^ jour; alors diminution de la

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