DES ME M BRAIRE S MUQUEUSES. Î/J
cours de diverses autres causes occasionneîîes physiques ou morales; 2® des hémorrhagies supplément taires : elles eu remplacent d’autres qui existoieiit antérieurement et se sont supprimées;' 5^ deshémor-^ rhagies critiques qui ont lieu durant le cours d’une maladie avec une tendance le pins souvent favorable; 4° des hémorrhagies accidentelles qui se déclarent sans aucune disposition naturelle et seulement par quelque imprudence grave et une cause inattendue; 5*^ enfin des hémorrhagies passives ou asthéniques qui dépendent d’une débilité générale. Cette distinction présente des applications utiles à la prescription du régime et du traitement,
ORDRE PREMIER
B é M ORRH AGI ES DES M EM RRARf ES
M UQ U EUSES.
Les prédispositions et causes occasionnelles de ces affections, les symptômes précurseurs et concomitans présentent beaucoup de différences, comme nous venons de le dire. Le traitement doit, en conséquence, beaucoup varier dans l’un et l’autre cas. Lorsque l’hémorrhagie est active et modérée, il convient, le plus souvent, de l’abandonner à elle-même, surtout si elle est critique. On place le malade dans ùn lieu dont la température est fraîche, et on lui donne des boissons rafraîchissantes, telles que les émulsions nitrées, les acides convenablement étendus. L’hémorrhagie menace-l-elle les jours du ma-*^ îade, ou tend-elle, par sa répétition fréquente, à
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lîEMORRÎÏAGIES
l’afFoiblir et a l’épuiser, on cherche à diminuer et a faire cesser par des révulsifs l’espèce de concentration des forces vitales qui a lieu sur une partie déterminée du système muqueux. S’il existe des marques extérieures d’une constitution pléthorique, et que le pouls continue d’étre plein et dur, une ou deux saignées peuvent être utiles, bien moins en diminuant la masse du sang , qu’en changeant la distribution inégale des forces et en diminuant l'excès de sensibilité organique qui semble fomenter l’hémorrhagie. Les narcotiques peuvent être utiles dans les hémorrhagies passives; on doit se proposer de rendre aux exhalans le ton qu’ils ont perdu ^ pour faire cesser i’iîémorrhagie ; et chercher, d’un autre côté , à rétablir les forces du malade, pour la prévenir : de là l’utilité de l’application extérieure des styptiques ou des corps froids, et, à l’intérieur, des toniques et des astringens, comme du quinquina et des autres amers. L’hémorrhagie est-elle la suite de chagrins excessifs , on cherche à dissiper les inquiétudes du malade et on éloigne tout ce qui peut produire sur lui une impression triste. Les autres moyens sont facilement suggérés par la nature du mal. Alimens succulens, usage d’un vin généreux, séjour à la campagne , respiration d’un air vif et pur, etc.
Lorsque l’hémorrhagie est l’effet d’une affection organique invétérée, elle n’est guère susceptible que d’un traitement palliatif. Si elle remplace une autre évacuation sanguine , on la fait cesser en rappelant cette dernière : c’est ainsi que le rétablissement dés menstrues est le moyen le plus sûr d’arrêter l’hémalémèse ou l’hémoptysie qui arrive chez les femmes.
DES MEMBRANES MUQÜEUSES. ■
GENRE Epistaocis.
Synonymie. Hcemorrhagia > Sauvages, Linnæüs , Sagar ^ îlœmorrhagia narium , Hoffmann ; Epistaxis , Yogel.
Prédisp* et causes occas^ La jeunesse , le tempé-^ rament sanguin , la bonne chère , les boissons alcoolisées, les exercices de corps immodérés ou une vie trop sédentaire , l’exposition trop prolongée aux rayons du soleil , l’introduction trop souvent répétée des doigts dans les narines.
Symptômes. Refroidissement des pieds et des mains, sentiment de tension, de chaleur, de prurit dans les cavités nasales ; céphalalgies , vertiges , éblouissemens, face gonflée et animée, yeux rouges, battemens des artères temporales ; urine pâle, constipation ; accablement général ; écoulement par le nez d’un sang vermeil et très-coagulable. Si l’hémorrhagie est modérée ou critique, il succède un sentiment de bien-être ; si elle s’arrête trop tôt ou qu’elle soit supprimée avec imprudence , il en résulte une céphalalgie gravative , des douleurs dans les membres, quelquefois des coliques néphrétiques ou des affections des articulations. Si elle est périodique ou compliquée aved’hypochondrieet l’hystérie, elle entraine par son interruption des phénomènes spasmodiques variés , des anxiétés , le froid des mains et (Jes pieds, la rougeur de la face , et quelquefois le découragement porté au désespoir. L’épistaxis est aussi quelquefois passive ; elle n’est pas alors précédée de congestion locale, mais elle se joint fréquemment aux différens symptômes du scorbut.
Traitement. L’épistaxis active, si elle est modérée.
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doit être abandonnée à elle-même. Il seroit trèsdangereux de chercher à la supprimer lorsqu’elle est critique. Si l’hémorrhagie est trop abondante^ il convient d’exposer le malade à l’air froid , de tenir la tété et le tronc dans une position verticale , de comprimer la narine d’où le sang coule, d’appliquer de l’eau froide ou des compresses imbibées de vinaigre autour du nez^ aux tempes, au scrotum, etc. Si les retours de l’épistaxis sont fréquens, s’ils sont liés à un état pléthorique, on évite tout ce qui peut favoriser la congestion du sang vers le cerveau : on prescrit le régime végétal , des boissons acidulées , un exercice modéré , l’usage des purgatifs salins et acidulés : la saignée du bras est quelquefois indiquée. Si l’épistaxis est passive et immodérée , il faut recourir au vinaigre, à l’acide sulfurique étendu d’eau, a une solution d’alun , etc.
GENRE II. Hémoptysie.
Synonymie. Hœmoptjsis, Saüvages, Linnæus jYogel , Sagar, Juncker; Hœmoptoe Sangitinis Jîuxus ex pulmonibus , Hoffmann.
Prédisp. et causes occas. L’adolescence , l’âge adulte, une poitrine mal conformée , le cou long, les épaules élevées, les épistaxis; un caractère sensible , irritable , sujet aux emportemens de colère ; un xégime trop restaurant, le défaut d’exercice, l’amputation d’un membre ; la diminution , l’interruption et la cessation d’une autre hémorrhagie ou d’une saignée habituelle; l’impression de vapeurs irritantes sur les poumons, la compression et la gêne de la poitrine , les efforts violens et soutenus de chant au