‹ Manuel médicalChapitre 24 sur 51 · DES MEMBRANES MUQUEUSES. T · texte numérisé non relu

DES MEMBRANES MUQUEUSES. T

de clëclamalion 5 le froid des extrémités, une nouvelle triste et inattendue , etc.

Symptômes, Si Themoptysie est active, un léger refroidissement des mains et des pieds , des horripilations , la pâleur de la peau , la toux , la difficulté de respirer, un sentiment de bouillonnement avec chaleur et pesanteur dans la poitrine , la céphalalgie, la chaleur et la rougeur des pommettes précèdent riiémorrhagie. Le sang est ensuite expectoré en quantité plus ou moins grande ; il est vermeil et écumeux. La durée de l’hémoptysie varie; elle peut êtr^ aigue ou chronique ; elle a une tendance h devenir périodique. Lorsqu’elle est passive, eîlé n’est point précédée des phénomènes indiqués plus haut. L’hémoptysie cons-titutionnelle ou qui dépend d’une disposition ori-f ginaire , est suivie, à la longue, de dépérissement, de fièvre lente , et de tous les phénomènes de la consomption,

Traitement. Pendant les attaques d’une hémoptysie active et modérée, on se borne au repos, â la diète , ^ Fusage des boissons émulsionnées , nitrées ou légèrement acidulées. La saignée générale est indiquée si le tempérament est sanguin , et dans le cas de pléthore générale ou locale. Dans les intervalles des attaques, un exercice modéré des facultés physiques et morales, et un régime restaurant et analeptique conviennent. Gilchrist a retiré de grands avantages des voyages sur mer. Si l’hémoptysie a succédé â une autre hémorrhagie, on tâche de la rappeler. L’hémoptysie est-elle passive , c’est à l’acide sulfurique étendu, àl’alun, au cachou, au quinquina et à la bonne nourriture qu il faut recourir. Des nausées

HEMORRHAGIES

provoquées a l’aide de l ipécacuanha^ la rubéfaction de la Végion dorsale et même d’autres parties du corps peuvent être utiles. Enfin on varie le traitement suivant que l’hémoptyvsie est constitutionnelle ou accidentelle 5 symptomatique ou critique, ou quelle succède h une autre hémorrhagie,

GENRE III. Hématémèse.

Synonymie. Hemaiemesîs , Sauvages, Linnæus ,Vogel j Pomilus cruentus , Hoffmann.

Prédisp. et causes occas. Une chute ou un coup sur la région de l’estomac, l’action d’une substance délétère prise à rintérieur, un purgatif ou un vomitif donné a contre-temps, un mouvement violent de co« îère, un chagrin profond, la terreur, l’immersion des pieds ou des mains dans l’eau froide , la suppression ou la cessation des menstrues , et l’interruption d’une autre hémorrhagie. Le melæna reconnoît à-peu-près les mêmes causes; il peut être la suite de fièvres aigues, continues ou rémittentes , et avoir fieu avec une altération simultanée dans le tissu de quelqu’un des viscères abdominaux.

Sjmptôrnes. Douleur profonde et quelquefois poi> gitive dans J’hypochondre gauche, refroidissement des pieds et des mains, sentiment d’oppression dans l’estomac; quelquefois syncope, vertiges, ébloulssemens, tintemens d'oreille, décoloration de la face. Le sang rejeté par le vomissement et quelquefois en même temps par les selles , à l’état liquide ou caillé, est d’une couleur plus ou moins foncée. L’hématémèse est aiguë ou chronique ; elle tend à devenir périodique , et est le plus souvent passive.

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Les symptômes du melæna ne diffèrent pas essentieilement des prècèdens ; le sang a une couleur noire. Les phénomènes précurseurs et la tendance aux récidives sont les mêmes. Il est quelquefois difficile de distinguer si le sang qui est rejeté par la bouche provient des poumons ou de l’estomac. Celui qui vient de l’intérieur de la bouche sort sans effort et sans toux ; s’il vient de la gorge ou des arrières-narines, il peut être rejeté par les efforts qu’on fait pour cracher et quelquefois par la toux. Mais l’hémorrhagie de la gorge est beaucoup plus rare que celle des poumons et de l’estomac ; elle survient, en général, chez ceux qui sont sujets à l’épistaxis ou à quelque cause évi-^ dente d’érosion; le plus souvent, en examinant l’arrière-bouche, on voit couler le sang de la gorge. Lorsque le sang provient des bronches , il est ordinairement précédé et accompagné de toux et de bouillonnement ; cependant le vomissement et la toux s’excitent mutuellement, et peuvent, par conséquent, être fréquemment réunis et rendre le diagnostic difficile.

Traitement. On donne des boissons froides et adoucissantes s’il y a irritation ; mais s’il y a atonie ^ ce qui est le plus ordinaire, on rend les boissons plus ou moins astringentes au moyen de la consoude ^ du sirop de coing , de l’acide sulfurique, de l’alun, de l’alcool. On applique des sangsues à l’anus ou à la vulve lorsque fhématémese provient de la suppression du flux héroorrhoïdai ou des menstrues. Ces considérations s’appliquent au melæna. C’est moins l’hémorrhagie qu’il faut combattre que la cause qui l’occasionne. Si cette évacuation étoit excessive, on

iiisîsteroit sur les boissons à la ^lace, les compresses froides sur Fepigastre , un repos absolu et une position horizontale.

(iENPJi IV. Flux hémorrhoidaL

Synonymie, Fluxus hemorrhoidaUs , Hoffmann , etc.

Prédisp. et causes occas. Age avance, bonne chère; passage subit d’une vie active à l’oisivetë, abus des purgatifs et surtout de l’aloès ; emportemens de colère , tristesse habituelle, affections mélancoliques et hjpochondriaques.

Symptômes, Douleurs gravatives et sentiment de pression dans le dos et les lombes , léger frisson , pâleur et ensuite déjections alvines d’un sang vermeil, noir 5 liquide ou coagulé. Cette évacuation revient quelquefois périodiquement tous les mois , et elle est alors nécessaire à la conservation de la santé; elle s’arrête spontanément, ou, si on la supprime, il en résulte des affections nerveuses variées, des resserremens spasmodiques de la poitrine, des coliques violentes , des vertiges.

Traitement, Si la maladie est l’effet d’une pléthore générale, 011 conseille le régime végétal et un exercice modéré, et on proscrit les liqueurs alcooliques. Tant que le ftux hémorrhoïdal existe, on se contente, s’il est excessif, de le modérer par une position horizontale , les boissons rafraîchissantes, féioignement de la chaleur, les laxatifs, les fomentations froides sur les lombes, le périnée et fintérieur des cuisses. Si cette évacuation , devenue habituelle, se snpprimoit subitement, il faudroit la l’appeler en dirigeant des vapeurs vers le rectum et en faisant

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