DES FONCTIONS NUTRITIVES
d’un liquide séreux par F effet de l’expectoration ou du vomissement. — Retour de la maladie par accès qu’on appelle quintes, pendant lesquels il y a gonflement des veines de la tête , pulsation plus forte des artères de cette partie, visage coloré, quelquefois hoquet , éternuement , et par la violence de la toux, déjection involontaire de F urine et Æs matières fécales. Ces quintes reviennent irrégulièrement, et peuvent être provoquées par une chaleur extérieure très-forte, la "surcharge de Festomac, une odeur forte, la respiration de la poussière, des affections morales , etc. Lorsque Faccès est terminé, Fenfant n’en reste ordinairement pas sensiblement affecté, et retourne à ses jeux et à ses occupations ordinaires.
La durée de la coqueluche est le plus souvent de un à trois mois ; quelquefois elle se prolonge davantage.
GENRE Xnr. Jsphjxie.
Synon VMiE. Asphjxia, Sauvages, Linnæus, Vogeu, etc.
Pre'disp. et causes occas. i®. La débilité du nouveau-né et Famas de mucosités dans Farrière-bouche et les bronches ; 2 ^ la privation d’air respirable comme dans la submersion, la strangulation, la suffocation par un corps étranger, ou lorsque Fair est trop raréfié, comme dans les lieux très-élevés \ 5° le défaut d’air respirable , comme quand on respire du gaz azote , du gaz hydrogène, du protoxyde ou du deutoxyde d’azote, etc.; 4° respiration des gaz très-irritans , comme le chlore (acide muriatique oxygéné) et l’ammoniaque; 5° la respiration de gaz délétères , tels que les gaz hydrogène carburé, sulfuré, ar-
NÉVROSES
séniqué, Thydro-sulfure d’ammoaiaque ; les émanations connues sous le nom de plomb^ qui s’élèvent des fosses d’aisa»nces pendant la vidange , et sont, d’après les expériences de MM. Dupuytren et Thénard, spé- , cialement formées par le gaz hydrogène sulfuré; celles qui s’élèvent des cimetières, des prisons, des mines, des marais, etc.
Sjmptômes. Respiration diminuée ou altérée. Bientôt après , suspension de raction cérébrale, de la respiration , de la circulation et de l’action des différens organes; face livide, gonflée; extérieur du corps conservant plus ou moins de chaleur. Ces phénomènes peuvent être précédés et suivis de lésions variées des sens , de vertiges , de céphalalgie, de déliré ; ils sont très-souvent accompagnés de mouvemens convulsifs , surtout lorsque l’asphyxie est provoquée par des émanations délétères. Les mouvemens convulsifs s’observent même constamment dans la strangulation.
Dans toutes les asphyxies , la circulation artérielle étant promptement suspendue, le sang noir engorge et distend les cavités droites du cœur et les gros vaisseaux qui en naissent ou qui en partent, comme le démontrent les ouvertures cadavériques. Dans l’asphyxie par submersion, ce n’est pas la petite quantité d’eau reçue dans les bronches qui détermine la mort ; la cessation des phénomènes vitaux n’est due qu’à l’état de l’air contenu dans les poumons, lequel, n’étant pas renouvelé, se vicie tellement qu’il ne peut plus servir à la conversion du sang noir en sang rouge. Dans cette espèce d’asphyxie , rha])itude du corps est froide, parce que c’est toujours dans l’eau