‹ Manuel musical à l'usage des colléges, des institutions, des écoles et des cours de chantChapitre 125 sur 151 · DISTINCTION DES TONS · texte numérisé non relu

DISTINCTION DES TONS

Tons pairs ou plagacx (2, 4, 6, 8),

chants qui ne moment que de cinq à six

notes au-dessus de la ^na{6, mais qui descendent de quatre à cinq au-dessous.

bel 6

Tons impairs ou authentiques (I, 3, S,

7), chants qui montent de huit a Deuf noies

5 et 4

eh

au-dessus de la finale.

fj/j

\ et "2

Oe

/ fJU

(Lire et étudier cette table en disant: finale ré, dominante la, ton 1 {ton impair), chauts. etc. (d'après le texte explicatif de la troisième colonne). — Puis revenir une seconde fois à la note ré et dire : finale ré , dominante fa , ton 2 (ton pair), chants , etc. (d'après le texte explicatif de la troisième colonne).— Répéter la même formule d'étude eu partant de chaque finale.)

* — N.B. Dans les livres de plain-chant et d'offices noies, on lit souvent près du titre de la pièce : antienne du 1 , hymne du 3, répons du 6 ; cela veut dire que le chant est du premier ton , ou du troisième , ou du sixième. Ou trouve aussi ant. 3, aiit. 5, pour antienne du troisième ton , antienne du cinquième ton, etc.

Tableau supplémentaire.

NOTIONS DE PLAlN-ClïANï. 197

6. D'après la table ci-contre , quand un plain-chant a pour finale ré , si le chant monte de huit à neuf notes au-dessus , il est du ton impair 1 ; s'il ne monte que de cinq à six notes et descend de quatre à cinq , il est du ton pair 2. (Môme étude à partir des autres finales.)

* — Remarque. Quelques chants qui, dans leur étendue, parcourent les deux tons compairs sont alors mixtes ou connexes , mais on les dénomme par le ton impair. Le Salve Regina est du ton 1 mixte.

DE LA PSALMODIh.

6. La Psalmodie est le chant ou plutôt la récitation cha^ntée des psaumes et des cantiques.

a. Les psaumes et les cantiques sont distribués en versets, renfermés d'ordinaire dans un texte assez court.

♦ — Les versets sont divisés en deux parties distinctes qui offrent successivement : V intonation propre à chacun des huit tons ; la teneur, dominante du ton ; la médiation., milieu du verset indiqué par * ou par deux barres ; puis après encore la teneur et la terminaison dont la pren)ière note est la dominante, et qui varie pour finir suivant l'antienne qui a précédé le psaume.

Tableau supplémentaire.

Intonation. Teneur. Médiation.

Exemple, p , ,■-!■» ■— | ■ » ■ | ■-^*^,

Di - xit Do - mi - nus Do - mi - no me - o :

i^ terminaison. 2* terminaison.

iJ[d=^BJi=i^«T;^||-"-b=i=X=:Hr'— rjzfl etc.

Se-de • dex-tris me - is, a dex-tris me - is.

7. Pour distinguer le ton des psaumes ou des cantiques , il faut considérer la finale de l'antienne qui précède le psaume et la dominante du psaume même (dominante qui est toujours la première note de la terminaison).

Fia de Tantienne. Terminaison du psaume.

(Finale ) (Dominante.)

1 Exemple.

Luc - ta - tus sum. e u o u a e

(Se - eu - lo - rum a - men.)

a. La finale de l'antienne est ré, la dominante, ou première note de la terminaison, est la, le chant est du 1 (ré).

(A' B. Ce t est d'ailleurs placé ici à la fin de l'exemple comme cela se voit souvent à la fin d'un psaume ou à son commencement.)

* — N. B. En supprimant les consonnes des deux mots seculorum, amen, il reste les voyelles e m o « a e , et en prononçant v pour u , on fait de ces voyelles le mot b-irbaie évovaé, dont on se sert pour indiquer les terminaisons.

Tableau supplémentaire.

WOTIOMS DE PLAIN-CHANT. 199

8. On appelle pièces irrégulières celles dont il est difficile de déterminer le ton , parce qu'elles ne paraissent appartenir à aucun mode du plain-chant.

* — Tels sont le chant du psaume In exitii Israël et de son antienne, l'antienne Hœc dies du jour de Pâques, etc.

* — N. B. Dans les livres de plain-chant, on indique quelquefois par les lettres A, B, C, D, E, F, G des finales qu'il faut faire correspondre aux notes la, si, ut, ré, mi, fa , sol : c'est qu'alors la pièce est transposée à la quinte ou à la quarte pour la commodité des voix. On trouvera donc l'indication du 1 en A (l^) pour dire que la pièce module dans une échelle de la à la, comme elle aurait modulé de ré à ré dans le premier ton, etc.

Remarques sur la manière de chanter le Plaio-Chant.

Ce Tableau venant après tout ce qui a été ditjusqu^ici sur \i prononciation et VarticulO' tion, sur la manière d''attaquer, de porter et de couler les sons, et sur les moments favorables à la respiration, on ne peut que recommander de faire au plain-chant l'application de ces principes généraux, eu égard toutefois à la différence des genres et à l'étendue du local. On ne doit pa*, en effet, chanter le plain-chant comme une romance ou une chanson, ni même comme un air d'un style plus élevé; il faut sans doute donner constamment plus de force et de rondeur à la voix, mais on ne doit pas pour cela y apporter de la rudesse. Il est absolument contraire à toutes convenances de chanter avec les effroyables coups de gosier et les horribles contorsions de bouche et de figure auxquelles on voit quelquefois s'abandonner plusieurs chantres d'une manière ridicule ou même scandaleuse. On doit s'écouter chanter et suivre ceux avec qui on est au chœur pour ne faire qu'une voix avec eux<

N. B, Tirer les questions du texte même des paragraphes.

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