‹ Manuel musical à l'usage des colléges, des institutions, des écoles et des cours de chantChapitre 2 sur 151 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

La MÉTHODE WiLHEM ii'a plus de rivale en France, ni dans plusieurs pays \oisius, pour l'enseif^nement du chant populaire. Elle a reçu la sanction du gouvernement et des autorités municipales et scolaires, après avoir subi de la manière la plus heureuse l'épreuve de l'expérience. Ses propagateurs, qui l'ont recommandée longtemps avec la chaleur que donne une conviction inébranlal)le , pourraient maintenant la laisser suivre ses belles destinées; mais son auteur n'est plus, et nous croyons accomplir un pieux devoir en appréciant avec une sérieuse attention l'œuvre du modeste AVilhem. Sans sortir des termes d'une exposition simple et mesurée , nous présenterons quelques réflexions, que nous suggèrent la lecture attentive de ce Manuel et la considération des succès que lui doivent de nombreux instituteurs dans les écoles de Paris, des départements et de l'étranger.

On s'attache de nos jours, avec un empressement remarquable, à régulariser la marche de toutes les études et à faire pénétrer jusque dans l'enseignement primaire les méthodes philosophiques. Les habitudes routinières des générations précédentes nous avaient fait un mal que nous avons senti , et que nous voulons épargner à nos enfants. D'ailleurs un ordre rigoureux est plus nécessaire, et le temps devient plus précieux, depuis que l'on offre à des classes plus nombreuses les bienfaits de l'instruction. De là tant d'ouvrages d'éducation , où l'on s'efforce de populariser les sciences et de fournir des guides fidèles aux instituteurs.

Parmi ces produits de la pensée moderne, un des plus précieux sans doute, mais peut-être un des moins attendus, est la Méthode musicale, de laquelle on ne sépare plus le nom de Wilhem, son inventeur. Dans un temps où des notions précises sur les découvertes récentes se propageaient au sein de classes qui ne savaient pas même autrefois les noms des sciences et des arts; quand les connaissances les plus diverses, et souvent les plus élevées, pénétraient déjà chez le peuple français, la grande musique lui demeurait à peu près étrangère. Tl en était encore aux re-

Page 1