‹ Manuel Opératoire de l'Urano-StaphylorraphieChapitre 14 sur 45 · PATTES · texte numérisé non relu

PATTES

importance réelle, en sorte que les avantages du mode opératoire en question ne nous paraissent pas compenser, somme toute, ses inconvénients possibles. Bien plus, nous croyons qu’au point de vue mème de l’établissement d’une circulation régulière dans les lambeaux, il y a moins d'avantages à conserver intact le point d’'émergence de l'artère, qu'à se ménager la plus large communication entre les lambeaux périostiques et les moitiés correspondantes du voile ».

La façon de procéder de M. Tillaux n'offre pas les mêmes inconvénients, il est vrai; mais il nous paraît bien difficile de décoller des lambeaux, de les mobiliser et de les déplacer de façon à les réunir sur la ligne médiane sans blesser ou déchirer l'artère en question.

Dans les observations qui font l’objet de ce travail, il n’a jamais été tenu compte des artères palatines postérieures (1) et la gangrène des lambeaux n’a été observée qu’une fois dans ce cas il s'agissait d’un enfant très jeune et l’accident pouvait se rattacher à d’autres causes ; quant à l’hémorrhagie, elle fut toujours facilement arrêtée.

M. Verneuil, pour n’avoir pas à se préoccuper des artères palatines et afin d'éviter l’hémorrhagie, pratiqua plusieurs fois les incisions libératrices au galvano-cautère. « Je fus très satisfait, dit-il, de cette petite innovation. Les deux débridements pratiqués avec lenteur (20 à 25 secondes pour chacun) ne fournirent pas une seule goutte de sang et ne provoquèrent qu'une très médiocre douleur » (2). M. Broca a également eu recours an mème moyen

(4) « Si on peut les ménager, tant mieux, si on les blesse il n’ya pas grand mal. » (Trélat, Soc. de chirurg., 27 juin 1877.)

(4) « Je me sers de bistouri parce que ni le galvano-cautère, ni le thermocautère n’empêchent l'hémorrhagie et surtout parce qu'ici il faut éviter avec le plus grand soin tout ce qui peut retarder ou compromettre les phé-

LE NT Car

Si les tubercules de la luette sont assez larges ou assez volumineux pour être avivés et prendre part à la réunion, il y a tout avantage à tenter de reconstituer une luette plus on moins complète. Mais il est rare de pouvoir réaliser ce désir, et le plus souvent, ces tubercules naturellement si mous après une perte de substance, deviennent si minces qu’il est impossible d’y passer des fils et qu’on en est réduit à les enlever avant même de lesavoir suturés.

Quand la fissure se prolonge sur l’arcade dentaire, les deux bords de cette partie de la fente doivent étre également avivés ; mais il va sans dire que pour obtenir la réunion il est nécesaire de mobiliser les parties osseuses sous-jacentes, (Observation IT), ou de tailler des lambeaux muqueux sur les parois latérales, jetés en pont au-dessus de la division osseuse, à la facon de M. Lännelongue

Chez certains sujets les parties molles, compiètement appliquées sur les bords osseux de la fissure ne font aucune saillie, ce qui rend impossible l’ablation d’un lambeau d’avivement. On doit se borner dans ce cas à pratiquer de simples incisions allant de l’angle antérieur à la partie postérieure, suivant la crête osseuse, incisions par lesquelles les grattoirs de décollement viendront sortir

et qui deviendront les bords d’avivement. #

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