‹ Manuel Opératoire de l'Urano-StaphylorraphieChapitre 15 sur 45 · INCISIONS LIBÉRATRICES · texte numérisé non relu

INCISIONS LIBÉRATRICES

Après l'avivement des deux bords et l’arrêt de l’écoulement sanguin, qui est peu considérable, en général, on pratique les incisions latérales ou libératrices à droite et à gauche parallèlement aux bords de la division. Ces sections doivent se faire comme nous nous sommes efforcé de le mettre en évidence dans toutes

Dur DO nos observations, aussi loin que possible de la fente palatine, près du bord alvéolaire, de façon à donner aux lambeaux qu’elles limitent extérieurement la plus grande largeur possible. On aurait tort, croyons-nous, suivant le conseil de certains auteurs, de calculer leur largeur sur les dimensions du vide à combler ; les

lambeaux, qui sont souvent naturellement trop étroits ne sauraient tre trop larges.

Le couteau doit pénétrer directement jusqu’à los en section nant successivement la muqueuse et le périoste, et s'étendre d’ar— rière en avant depuis les piliers antérieurs inclusivement jusqu'au bord alvéolaire si la division est totale. Si elle est incomplète, Pincision latérale doit simplement dépasser de quelques lignes le niveau de l’angle antérieur de la fissure. Rouge cite deux cas dans lesquels la perforation pathologique se trouvait si près des bords alvéolaires, qu’il ne put arriver à tailler des lambeaux qu'aux dépens de la gencive dépourvue de dents à ce niveau. (Bulletin de la Société vaudoise de médecine 1877.)

Dans les simples divisions du voile, il est inutile dans la plupart des cas de pratiquer des incisions libératrices. Langenbeck a conseillé dans les fissures étroites d’interrompre de distance en dislance les incisions libératrices, de façon à ménager de petits ponts de tissus intacts; dans certains cas même, ainsi que Sédillot, il supprime, tantôt une des incisions, tantôt les deux. Nous partageons entièrement la manière de voir de Rouge et Erhmanp, qui trouvent ces idées peu pratiques ; nous n’en voyons pas les avantages et nous considérons la nécessité dans laquelle on se trouve alors de pratiquer le décollement de dedans en dehors à la façon de G. Simon, comme une complication opératoire inutile.

Lorsqu'il s’agit de perforations pathologiques, les incisions libératrices se pratiquent absolument de la même facon: loin de

Anesthésie chloralique sans chloroforme.

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