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anciens chirurgiens, disparaitre la fissure sous l'influence de la chéilorrhaphie précoce. Si cependant son influence n’est pas aussi grande, ses avantages n’en sont pas moins digues de considération. La réunion de l’arcade alvéolaire est constante (voir nos observations) et « la traction: continue des parties molles sur les os écartés, finit par rapprocher ceux-ci, et rend de cette manière l’uranoplastie plus facile. Cet effet est d’autant plus à rechercher que les fentes “palatines augmentent avec l’âge. » (Rouge).
Quant à l’âge auquel il convient d'entreprendre l’urano-staphylorrhaphie, c'est une autre question et nous devons l’examiner avec vn peu plus de détails. En parcourant la statistique des ana— plastiés pratiquées chez les nouveau-nés et les très jeunes enfants, nous voyons que Billroth, sur 5 cas d’enfants de 14 jours, 8 semaines, { an, 22 mois et 30 mois, n’obtint qu’un succès et compta une mort. Otto Weber fit l'opération sur un enfant de 6 semaines et un de 4 semaines ; il eut aussi à enregistrer une mort et un succès.
Simon opérant sur des enfants de 15 jours, 20 semaines, 9 mois, 30 mois et 4 ans, eut 2 morts, un échec et 2 succès.
Sans aller plus loin, il est aisé de comprendre que ces exemples n’encouragèrent pas les chirurgiens, mais d’un autre côté, le sort de ces petits êtres abandonnés à eux-mêmes n’est guère meilleur,
Simon, sur 12 cas de becs-de-lièvre simples ou compliqués, releva 9 morts dans le cours de la première année : 5 étaient morts saps intervention chirurgicale, 4 succombèrent après l’opération, 2 opérés guérirent et 4 seul vécut avec sa difformité. C’est en se fondant sur ces résultats désastreux que plusieurs chirurgiens voulurent tenter quand même l’opération, trouvant qu'en somme elle offrait quelques chances de succès et que Ja lentative n'était pas si téméraire, puisqu'elle portait sur des sujets presque fatalement
voués a la mort.
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D’après Simon, l'opération devrait se faire dans les six premiers mois de la naissance, car c’est la période que ces petits infirmes franchissent le plus difficilement. Une fois cette époque passée, les enfants se portent mieux, se nourrissent et profitent assez bien; il est vrai, comme le fait remarquer Rouge, que les faibles et chétifs étant déjà morts, il ne reste plus que ceux dont la conslitution offre une certaine résistance. (n pourrait aussi ajouter qu'à cet âge les difficultés opératoires sont nombreuses : la bouche est plus petite, le malade est difficile à maintenir, à rourrir et à surveiller, les complications sont fréquentes et généralement fatales. Si done on se contente d’opérer le bec-de-lièvre dans les premières heures qui suivent la naissance, l’enfant sera misen mesure au bout de très peu de temps de pouvoir se nourrir d'une façon satisfaisante et d'attendre sans en souffrir l'âge fixé pour aborder l’uranoplastie,
Rouge pense qu'à 4 ans, l’enfant est dans de très bonnes dispositions. En 1877, dans la séance du 27 juin de 11 Société de chirurgie, M. Lannelongue avait été du mème avis; M. Trélat qui s'était rallié à la mème opinion alors, pense aujourd'hui qu’il y a tout avantage à attendre jusqu'a 6 ans. On avait, il est vrai, choisi # ans parce qu'à cette époque de la vie, Les enfants parlent peu encore, sont suffisamment forts et se nourrissent bien. On espérait ainsi rétablir un organe avant d’en avoir réclamé le fonctionnement. Cette idée très juste ne saurait cependant prévaloir sur l'avantage du développement que présentent ces par— ties deux ans plus tard et de la résistance générale plus grande de l'individu. Les lambeaux peuvent être plus largement taiillés, leur vitalité est plus grande, et ces petits malades plus dociles peuvent se nourrir plus aisément; ce que l’on semble perdre du côté de la parole sera d’une faible conséquence si on veut faire faire à ces enfants des exercices de langage dont iis retrouveront un immense
bénéfice après la réparation.
Examinons maintenant dans quel ordre doit avoir lieu la succession des opérations multiples, dans les cas de divisions plus ou moins étenduesou compliquées. Si la chéilorrhaphie n’a pasété faite dans le très jeune Age et que le sujet soit encore porteur de son becde-lièvre au moment de subir l’uranoplastie, il faudrait dans ce cas, contrairement à ce que nous disions plus haut, profiter de la division de la lèvre pour manœuvrer les instruments avec plus de facilité et n’en pratiquer la réunion qu’en dernier lieu. Cette réunion pourrait même s’exécuter presque en même temps que la palatoplastie (observ. IIT).
Dans les cas de divisions étendues de la voûte, il faut une disposition d’étroitesse des parties bien favorable pour entreprendre l’urano-staphylorrhaphie en une seule fois. Cette pratique du reste donnerait des lambeaux très longs et très minces qui auraient toutes les chances pour se mortifier ; il serait donc plus prudent en présence d’une disposition semblable de faire l'opération en plusieurs fois, d’abord la partie antérieure, puis quelque temps après, ce qui resterait de la partie postérieure.
Quand l’arcade alvéolaire sera intéressée, pour des raisons de même ordre que celles énoncées plus haut, il faudra, non plus deux opérations, mais trois.
Lorsqu'il y a saillie des bourgeons intermaxiilaires, au moment de l’opération du bec-de-hièvre, il faut ou les réséquer, ou les refou-
ler entre les maxillaires.