CHAPITRE XI
Des biens et droits indivis entrejriusieurs communes.
Nous avons analysé plus haut les dispositions qui permettent aux conseils municipaux d'organiser entre eux des conférences sur des intérêts communs. Il peut arriver, en outre, que deux, trois ou quatre communes soient copropriétaires à l'état d'indivision d'immeubles, de pacages, de bois, de broussailles. Laisser soit aux conseils municipaux, soit aux maires des communes copropriétaires l'administration de ces biens, ce serait s^exposer à des difficultés et à des lenteurs infinies. De là la nécessité de créer une représentation spéciale chargée d'administrer au mieux des intérêts de tous. C'est ce qu'avait fait déjà la loi de 1837, c'est ce que fait la loi nouvelle en précisant et en étendant les droits des commissions syndicales.
Cette institution, nous le savons, n'est point encore très répandue; elle fonctionne dans un petit nombre de départements; mais elle est très ancienne dans les contrées où l'industrie pastorale est la principale ressource des habitants, particulièrement dans les pays de montagnes.
On cite, dans le département des Basses-Pyrénées, huit groupes distincts de communes copropriétaires de terrains indivis. L'un d'entre eux, appelé pays de Soûle, comprend 43 communes qui possèdent une contenance d'environ iç,ooo hectares. Il est à désirer que cette in-