‹ Manuel pour l'éducation des vers a soie et la culture du murier, méthode simple et facile de conduire ces insectesChapitre 20 sur 43 · DE LA COUVEE* 4 IX>J · texte numérisé non relu

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on est sûr d'avoir des claies et des ateliers entiers , occupés par des vers du même âge.

Cet avantage épargne bcaiftoup de temps et de peine ; Rosier conseille aussi de les égaliser , c'est-à-dire, de les forcer à rauei;et.à coconner tous à-la-fois. Ce serait encore quelque chose de fort commode , si les moyens pour y parvenir , étaient ?ûrs et sans inconvéiiiens ; mais il faut pour cela prive*les premier- nés de .nourriture, en donner aux derniers , et les vers à soie ne naissent que pour manger , la nature en leur donnant une voracité extraordinaire ( commune toutefois avec celle de la plupart 3es chenilles), a voulu les faire parvenir plus tôt au terme de leur vie ; il ne faut pas a|ler*contrc ses desseins , cramtc de plus mal faire f ainsi , dès que les vers sont nés, il faut leur donner à manger avec sagesse;, mais avec abondance. On les laisse dans la chambre à étave jusqu'à la fin du premier âge , on diminue insensiblement la température jusqu'au dixseptième degré, et on la tient constamment à cette élévation pendant toute la durée de l'éducation. Il faut pendant les quatre premiers jours de leur naissance les traiter soigneusement et les préserver du froid, des vents et de toute variatiou atmosphérique.

Il n'y a pas d'inconvénient d'entretenir fétu-

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Ve à dix-neuf et vingt pègres , tant que le ver ne s'est : pas dé^buillp dç sa première

peau. , ' • "

Lès vers nés d'une once de graine consomment à-peu-près une livre et demie de feuille^ tendres par jour qu'on leur donne souVçnt , coupées par petits morceaux. On doit leur distribuer cette feuille par partie P deux fois dans la journée, et raieifcL selon leur besoin. On a calculé qu'un ver naissant nïaogeait par jour son poids de feuilles.

Lqs vers dans les premiers jours n'occupent pas Beaucqjip d'espace, parce qu'ils sont trèspçtits , cf qu'on dôit les serrer le plus possible. Une boîte ou un tarais dfc quinze à vingt poncestarrés peut contenir ceux que donne une orice de graine ; dans Cet état on ne les change, pas de litière, d'abord parce qu'ils ,fônt peu ou point d'excrérnens , ensuite parce qu'ils faut les déplacer le moins possible, et surtout ne point les toucher avec les mains. Si'quèlques vers restent attachés au papier lorsqu'ils sortent de la boîte .couveu- ■ se ou qu'ils s'éloignent de l'appareil sur lequel, oh lés a préalablement mis, on doit les prendre légèrement avec une grosse aiguille, et les replacer. . *

Le plus spuvent à cet âge on ne fait que les châtrer ' petit à petij , c'est-à-dire qu£

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Ton enlève peu à (peu une partie de jeur litière. 3 9

11 ne faut pas cependant altcndre la fin du premier âge , qui quelquefois dure sept à. huit jours, quelquefois moins, pour change?

leur litière , ni faire cette opération dans le temps de la mue. Lorsqu'on voit que cette maladie ne s'est point encore manifestée au cinquième jour , il faut les approprier ; on peut le faire sans les changer de place ; si l'endroit où ils se trouvent a un espace vide , on y jette des feuilles de mûrier , et on en met jusqu'au bord de.1a litière , les vers ne tardent pas à s'y transporter pour manger la feuille nouvelle, et de cette manière leut* litière est chaogée, sans déplacement. Lorsqu'on ne veut pas procéder ainsi , on jetté des feuilles de mûrier sur les vers , en petit nombre , et lorsque les vers y sçnt montés on prend délicatement ces feuilles par leurs pétioles , et on les transporte sur d'autres tamis; les traînards et les faibles sont éeartés et rais à l'infirmerie. 5 \,., o^.«

Les vers dans le temps des mues ne mangent pas ; mais quelque égaux qu'ils soient par l'âge , il s'en trouve toujours quelques uns en retard , et dontla mue ne commence que quelques heures après celle du plus grând nombre, voilà pourquoi en conseille de

VERS A SOIE. n

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