‹ Manuel pour l'éducation des vers a soie et la culture du murier, méthode simple et facile de conduire ces insectesChapitre 21 sur 43 · DE LA COUVÉE · texte numérisé non relu

DE LA COUVÉE

donner un peu de nourriture, afin de ne pas laisser manquer ces derniers. Les mnes n'ont pas d'époque fixe , et leur développement ,

«lus ou moins long , dépend de diverses iuses : de la graine, de la chaleur, du froid , de la manière dont on a commence d'opérer j quelquefois elles ont de vingtquatre à trente heures, et souvent elles vont àj;rois jours; une bonne mue ne doit, diton, durer qu'un" jour. L'approche d'une mue est d'abord signalée par un grand appétit qui dure vingt-quatre heures, à la suite ditquel le ver prend du dégoût et devient comme immobile ', il est alors dans son état de crise, ôu plutôt il est entré en mue. L'appétit qyi précède là première mue, ainsi que celui des trois suivante», s'appelle petite frèze ; à cette époque , on augmente lin peu les re- .pas , et on en donne un de plus. Du reste, si comme je l'ai dit , il ne faut pas donner trop au ver à ^oie-, il ne faut pas aussi le faire manquer. Lorsqu'on voit leurs feuilles rongées , n'oflrir s presque plus que les nërvures, on ne risque pas de leur donnera manger; à cet âge, on ne règle pas les vers. Cepëndant, si on veut provoquer leur croissance et faire une éducation hâtive, v il faut multiplier leurs repas , et les donner de deux heures en deux heures. Les auteurs ne sont pas d'accord Sur le degré de clialeur

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dans lequel on doit tenir -le ver qui mue : les uns disent qu'une trop forte chaleur les affaiblit, et renl leur travail plus pénible. Telle est l'opinion de Rosier j les autres soutiennent qu'elle leur est favorable : ainsi semble penser Bosc. Je crois que pour le premier âge, il n'est pas indifférent d'augmenter la chaleur , et comme c'est elle qui semble développer les organes de la vie du ver «V soie , si près de sa naissance , il a besoin plus que jamais de ce principe de force, pour forcer les obstacles de son accroissement ; toutefois que ce soit avec modération et graduellement que l'on donne ou qu'on ôte la chaleur aux vers. Plus les progressions seront insensibles, moins elles nuiront. On 'a vu Sauvages donner trente degrés de chaleur aux vers qui n'avaient que deux jours de naissance , les maintenir à Vingt-sept degrés dans toute la période de leur ëducatiou , et faire une bonne récolte , quand ses voisins en avaient fait une médiocre : tout cela dépend plus de la manière de conduire les vers , que de l'influence salutaire de la chaleur.

Ainsi les vers, sortis de la boîte couveuse, çt déjà sur les feuilles de mûrier que l'on a placées sur le papier criblé , dont on les a recouverts, transportés sur des tamisoudans des boîtes garnies de papier bien sec, ont be-

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