‹ Manuel pour l'éducation des vers a soie et la culture du murier, méthode simple et facile de conduire ces insectesChapitre 9 sur 43 · G2 DE LA FEUILLE · texte numérisé non relu

G2 DE LA FEUILLE

vages cl dans celles des mûriers grelles, il en est comme celle appelée mûriers d'Espagne, qui ont la feuille rude, grosse et solide. Ces sortes de feuille? ne doivent être.données que dans le ciuquj,ème âge. Alors le ver se trouve dans toute sa force; il peut les triturer et les digérer, plus facilement. Les feuilles s'achètentdans le mTdi au quintal ; et le plus souvent on achète l'arbre sur estimation. Ces sortes d'achats doivent se faire avant l'éclosion des vers ; et l'acheteur doit avoir la prudence d'aequérir de la feuille plus cpic moins, parce qu'une feuille qui ne coûte ordinairement que trois francs le cent, peut, sur la fin de l'éducation, renchérir considérabléinent , et cela par des causes accidentelles et imprévues. 11 est vrai que quelquefois elle baisse aussi rapidement : mais il ne faut pas se fier là-dessus ; et qd ne court aucun risque d en acheter un peit plus lorsqu'elle est bon marche. ,

Les feuilles de mûrier exhalent une odeur désagréable, que même elles communiquent aux vers à soie. Quoiqu'elle ne; soit point dangereuse pour l'iusccte, on ne doit point entreposer ces. feuilles dans l'atelier où se fait l'éducation. Cette exhalaison, jointe à celle qui sort continuellement- des vers, vicie encore plus l'air ambiant, et nuit à la prospérité de l'éducation. Quoique la feuille puisse

se conserver plusieurs jours, il est plus avantageux de ne la cueillir qu'au fur et à mesure de la consommation , lorsque la température n'est point variable, et qu'elle fait espérer une durée de beau temps ; une feuille fraîche est, sous tous les rapports , beaucoup plus avantageuse. Cependant si le temps est incertain, si l'on a à craindre les orages, il faut passer outrent cueillir pourle lendemain. Les feuilles venues dans une saison pluvieuse, celles données toutes mouillées de rosée ou de brouillard peuvent rendre les vers malades. Nysten assure que celles du mûrier d'Espagne provoquent dans le ver une maladie cruelle, appelée grasserie. Je n'affirme s point que cela soit; mais la voracité du ver et la débilité de ses organes digestifs étant tout au plus en harmonie , si on présente au ver une nourriture d'une difficile digestion ou trop noyée dans le véhicule aqueux > il doit tout naturellement en résulter un dérangement dans les fonctions organiques. Enfin , pour terminer cet article par une conclusion claire et décisive, nous dirons que toute feuille cueillie sur un mûrier d'une bonne espèce, saine, sans humidité, point échaulîée, et donnée au ver tout aussitôt après être détachée de l'arbre, est un avantage inappréciable pour celui qui élevé des vers à soie ,' et qu'il faut

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