‹ Manuel pour l'étude de la langue russe; textes accentués, commentaire grammatical, remarques diverses en appendice, lexiqueChapitre 27 sur 263 · По-старому: v. p. 15 n. 8 et Rem. 38, p · texte numérisé non relu

По-старому: v. p. 15 n. 8 et Rem. 38, p

6. Надо «il faut», réduction du vieux russe на доб^Ь, littéralement «il est en nécessité» (vieux russe доба «nécessité», «utilité» ; de même racine: у-д6б-ный «commode», у-д6б-ство «commodité»). Les intermédiaires entre на доб!-. et надо ont été successivement: надобе, puis надоби, enfin надобь; la chute du -бь final peut être comparée à celle de -гъ dans спасибо: v. p. 39 n, 3. Sur le vieux russe на добЬ a été formé l'adjectif надобный, -ая, -oe «utile», dont le neutre надобно s'emploie en concurrence avec надо. L'un et l'autre ont la même construction: l'infinitif ou чтобы. Ils s'emploient également, et dans le même sens, comme éléments verbaux actifs, construits avec Гасс. ou le gén. part.: чего тебЬ надо? «que te faut-il?» книгу, да денегъ «un livre, puis de l'argent».

7. Te&h бояться нечего: sur cette constr. de нечего avec l'infin., V. Eem. 36, p. 282.

8. Навострила ушп «dressa les oreilles». На-востр-и-ть, perf., imperf. на-востр-я-ть et на-вастр-ива-ть : de на et острить «aiguiser». On a востр-й-ть en face de остр-й-ть comme on a восемь, восьми en face de (бсемь), осьмй «huit», et восьмой, -ая, -ôe en face de осьмбй, -ая, -6e «huitième»; de même l'usage populaire emploie вострый, -ая, -oe concurremment à острый «aigu», «pointu»; ainsi dans la locution courante: держи ухо востро, littéral, «tiens l'oreille dressée», — «fais attention», «gare à toi». — Уши, ушей, plur. de ухо, -a: сотр. l'arch. очи, очей, plur. de око, -a «œil».

9. Куда-жъ: жъ, forme concurrente de же. Sur le sens, v. p. 9 n. 1.

10. В'Ьдь: ancienne forme verbale, conservée comme adverbe, du verbe vieux slave et vieux russe в-ЬдЬти «savoir»; сотр. p. 14 n. 9. Le sens en est littéralement: «à savoir», «sache», «sachez». S'emploie surtout pour confirmer ou expliquer ce qui vient d'être dit: marque aussi la conséqiience.

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HbiHMc yiui;;'i., conâivii ne трпиуп..» — «A кто iix'i. ;jii;i('ri.!b> ('Ka:{;i.iîi .пкм'ща. моиать o\\\', viuiiia in' c.ii.ixâ.in-. Il vnt,vKâ.iii*^

1. A KT('i ихъ зпаоп.! On dit on français «(^ui sait?» En russe on préfère généralement, surtout (^uand le doute porte sur une personne, désigner cette personne par un j)ronom qui devient complément direct du verbe «savoir». Ex.: Кш его зпаоть? littéral, «([ui le connaît?» кто со :«uîcTb? «qui la connaît?» кто ихъ знаегь? «qui les connaît ?>

2. Можетъ ont. указа но CwiLixâ.iir. Ce trait, si naturel, manque dans La Fontaine, mais il était déjà dans Marie de France, dou Coulon (colombe, pigeon) è dou Gourpill (renard), fab. 52:

Ne sai s'il unt le brief oï Qui vint dou Roi . . .

Слых-а-ть. itératif de сль'ии-а-ть, est inusité au présent; v. p. 66 n. 10. 8ur la forme et la prononciation de ont, v. Rem. 22, p. 265.

3. У-б'Ьк;1ла. L'une des valeurs les plus usuelles de la i^réposition y employée comme préverbe est de marquer l'éloignement: у-бЬж-а-ть, perf., «s'enfuir»; et de même у-лот-Ь-ть, perf. «s'envoler», au sens de «s'éloigner en volant», «en volant disparaître aux regards» ; у-й-тй, perf., «s'en aller»; у*'Ьх-а-ть, perf., «partir» (non à pied); etc.

Мн'Ё было л'Мгь восемь^, мы жплп въ Казанской губер- Hiïï, въ своей ,T,epéBHib^. Помню я^, что отецъ съ матерью^ стали тревожиться и всё^ иомпнали о Пугачёв'Ь. Потомъ

1. Се récit а bien toutes les apparences d'une histoire vraie (быль): Tolstoï l'a entendu de la bouche même d'une de ses tantes, sœur de son père. — Emélian Ivanovitch Pougatchev, cosaque rebelle et imposteur, «brigand» qui se donnait pour Pierre III échappé à la mort, tint de longs mois en échec les meilleurs généraux de Catherine II: il assiégea Kazan, prit Saratov, souleva toute la moyenne Volga. Livré à Souvorov qui l'enferma dans une cage de bois, il fut exécuté à Moscou en 1775. — Тёт-ушка «petite tante»; сотр. дяд-югака «petit oncle»: diminutifs de tendresse; Ехлшлька, diminutif de Емельянъ «Emilien» : diminutif de dédain. Sur la valeur des diminutifs, v. Rem. 13, p. 256.

2. Л-Ьтъ 8. A moins qu'il ne s'agisse de temps en général, d'époque, le pluriel de годъ, -a «année» est exprimé par л'Ьта (accentué aussi л'Ьта), -ъ, pluriel de лЬто, -a «été», en лчеих russe «année» et «temps». On dira donc : одппъ годъ; два, три, четыре года; mais пять, шесть, etc., л-Ьтъ. Par contre, on aura: двадцатые годы «les années 20» (de 1820 à 1830): люди сороковыхъ годовъ «les hommes des années 40» (de 1840 à 1850); etc. — Postposé au nom qu'il détermine, le numératif perd en précision : .л'Ьтъ восемь «huit ans ou à peu près», «dans les huit ans».

3. Въ своей деревн'Ь, dans le village qui nous appartenait en propre,

4. Помню я: la postposition du sujet au verbe donne au récit un ton plus familier.

5. Отецъ съ матерью «mon père et ma mère», façon de parler plus naturelle en russe que отецъ и мать; сотр. братъ съ сестрой «le frère et la sœur», et aussi p. 56 n. 1.

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