Sur la conscription au temps du servage, v. p. 70 n
2. Солдатки HO житьё, littéralement Vie d'une femme de soldat, au sen.s l'e Ce qu'est la vie d'une femme de soldat. Comment vit une femme de soldat.
I И) Mamnl <lf l:in;,Mic russe.
Et, daii.'^ It's pa^^cs (|iii suivent, Tolstoï analyse le petit chef-d'iituvie, en cite les passa^j^es les j)lus caractéristiiiues, en fait ressortir les mérites (le romposition et de style.
l*ublié dans le supjdt'inent i K'mivKKa) du Лу de septembre de la Ясная
II cl il M a. PI). 5 — 25, le récit de Fedka n'a pas été reproduit dans les Œuvres comjylètes, et, la lasnu'ia Poliana étant depuis lonj;tem})S à i)eu j)rès introuvable, le lecteur <jui voudrait comparer avec ce ré-cit la très curieuse analyse que Tolstoï en a donnée dans son article Кому y кого учиться писать se trouverait en assez grand embarras. Plus tard cependant, dans son Troisième livre de lecture russe, Tolstoï a repris ce récit, élaguant certains développements <|ui lui ont paru faire longueur, reprenant çà et là quebjues traits gauchement tracés, supprimant le passage où, sans y entendre malice, Fedka racontait que, si son père était revenu riche à la maison, c'est que, sous-officier dans son régiment, il avait opéré quelques heureuses soustractions, tant pour ses camarades que pour lui-même, à la caisse régimentaire; mais, dans l'ensemble, ne s'éloignant (jue fort j^eu du texte original du petit paysan.
C'est sous cette seconde forme, Fedka revu par le comte Tolstoï, que Солдатки HO житьё sera donné ici.]
Мы ЖИЛИ бгЬдно на краю деревни. Была^ j мен)1 :\iaTi.. нянька ^ (старшая сестра) и баб}чика. Бабдшка ходила^ в^ь старомъ чуирун'Ё^ и худенькой ианёв'Ь^, а голову завяяы-
1. Была, en accord avec le premier sujet seulement, мать: attraction des plus usuelles. Сотр. p. 8 n. 2.
2. Нянька, dimin. de нйня, fém., «bonne d'enfant»; сотр. дядька, p. 64 n. 4. La sœur aînée, dans les familles paysannes, est généralement désignée sous le nom de нянька, et c'est ce que l'auteur a a'ouIu dire par la parenthèse explicative qui suit.
3. Ходила : en cet emploi poj^ulaire du verbe ходить on peut voir comme un substitut du л^егЬе «être», substitut qui fait image. Et de même, dans cet autre passage du récit original: Помню я, прпшёлт> к-ь намъ дядя Нефёдт., онъ ходилъ старостой «...il était staroste» (староста, l'ancien, le maire paysan d'une commune rurale). Сотр. Яет. 8, I, p. 25(>.
4. Чупрунъ, -â, mot local : dans les gouvernements de Toula, de Tambov, etc., on désigne de ce nom une sorte de court cafian de femme, en drap généralement blanc ou gris, cintré à la taille, mais ouA'ert par deA^ant, sans manches,
5. Панёв'Ь, de панёва ou понёва, orthographe moderne: la forme ancienne de ce mot était понява. La панёва est la robe des paysannes mariées de Grande-Russie. — généralement en drap de couleur et à
шла какой-то iktoiiikom'. и подь ги|>.1(>м'1, у ikm'i iMicIiri, м'Г.шбчок'г."". l)îio\ iiiiù'i .iionii.ia ii aui.iivia Mcnii niVii.iiic M;'m'|>ii'\
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carreaux: dans nombre <!(' villaj:?es en effet, la jujx' (K^ ville, ioui,;i (du l'y ixnc^. Jupe), est à peine connue. — Par-dessus la ii;iiiiit;i ou le caiiiiijiâin. IV. p. 49 n. 2), les paysannes portent habituellement un long tablier de toile, xo.ilui'Han :wiiaHt.ci{a. xf^.iiiuMii.iil iK'ixuiniK'b (хо.ши'мып, de хп.к-п.. -â «toile»), avec ou sans manches, ci. рукамами ou 6c;n. }»yiuiiiÔMi..
1. Какой-то McTiiiiiicoil <(Гипе espèce de vieux chiffon». Sur le sens (le -то postposé, V. Rein. 2(), p. 271. Bcroiiiiui, c'est tout vieux chiffon arraché de (juelque étoffe hors d'usa^>e, qu'il soit de fil (лг.нянаи, de .li'in., .ii.iia «lin»), de coton (оумажная. de оумпш «coton», «paj^ier») ou de laine (шерстяная, de шерсть, -ii): rac. нет-, idée de vétusté: сотр. BéTxift «vieux» et, dans les textes d'Eglise, «ancien»: lîcTxirt ЗаиЬп, «l'Ancien Testament»; ki'txocti. «caducité»; ттопн.. -ii. généralement collectif, «лчеих habits»,
vieux galons», «vieux linge».
Seules les jeunes filles, au village russe, ont le privilège de sortir nu-tète, 11ростои<».1ос|,1я (сотр. l'expression française «en cheveux»), les ■cheveux généralement tressés en une seule natte, ht, одну косу (de коса, -ы): le plus souvent d'ailleurs elles portent un bandeau de front, noi»i:jK;'. (rac. un.i-, idée de lier, d'attacher: иял-а-ть, ня-а,--у. ияж-ешь), dont les bouts s'entremêlent aux сЬел^еих de la natte. Les femmes mariées et les veuves ne sont jamais nu-tète, même à la maison : toujours elles ont les cheveux soigneusement rassemblés sous une sorte de serre-tète ou étroite coiffe, помсипшкь (^rac. ни-, вой-: нить, питься, v. p. 122 п. 6; по-нй-тг., perf., но-нп-на-ть, imperf. «enrouler»; ио-ви-вальиая бабка ou pop, ионитуха «sage-femme», proprement «emmailloteuse»). Cette obligation de porter une coiffe est très stricte; elle s'étend parfois même aux filles-mères qui, pour cette raison, sont appelées покрьггки, littéral, «les couvertes». Pour sortir, jeunes filles ou femmes mariées se couvrent la tête d'un fichu ou mouchoir, noué sous h' cou, de cotonnade en été, de grosse laine en hiver: голонпой платок'1> ou simplement ила- Т(')1п., g. -TK"â. Nom général de la coiffure: головной уборъ, proj) rement «parure de tête»; et l'on distinguera д'Ьнич1й головной уборт. et бабьи головной уборъ (д'1>вйч1Г1, б;и''ий, adj. d'appartenance de д1>вйн,и, баба).
Il faut donc entendre que la vieille grand-mère, qui souff^rait de maux de tête (v. plus bas: бабуин^а жаловалась on. голошл). avait noué un morceau de chiff'on autour de son повомник"!..
2. М1ипочек'ь : sac formé par la peau du cou, ridée, flétrie, et qui pendait.
3. Жал'кла меня, au sens de :}г,б(')тилась обо mi'h ou même, dans le style élevé, иек.тась обо мн'!. : «s'occupait de moi», «me tenait en affection»; -бо.лыпе матери «plus que ne faisait ma mère».
148 ManiH'l (le ian^,4i(' russe.
OH'b МНОГО 1111. ri. Il :?îi nV его итда.ш iri. солдаты. И Kairi. С'кп6л1. côiri. пимню, он'ь прпходпл'Ь i.'i» iiîi.M'i» lia иопГ.пичУ". И;^6а наша была гКснаи и 11од11('])тая 1П> середин!', рогулнноп, II я помню, luib'i. я лгЬил'ь на :')ту 110Д11б])КТ, обориа-и-я и ра.'^бнлъ*^ себ'Е л6бч> объ лавку. Л до сих'ь hoj/j. .м'1/гнна эта осталась у меня на лбу^.