NOMS DES CELTES
Les KfiXtixot, Cettici, sont les Celtes établis au nord-ouest de l'Espagne, au sud de la Lusitanie et en Bétique (i).
Les KsXTi'fî7)i>eç, Celtiberi, sont les Celtes, mélangés aux Ibères, qui peuplaient l'Espagne des sources du Guadiana à celles du Guadalquivir (2).
Pour désigner les Celtes d'Espagne, les mots Celte, Galate, Gallas sont très rares (3). Un peuple établi sur la rive droite de la Hétis s'appelle Celli (4).
Les KeXTOY«Xàrai sont les habitants de la Gaule (5).
Les KeXtoXiyusç sont les Celtes mélangés aux Ligures dans les environs de Marseille (6).
Les KeX-cooxuôai sont les Celtes voisins des Scythes (7).
Quant aux KeXxoptot établis entre les Pyrénées et les Alpes, leur nom ne se trouve que chez PJutarque (8) et résulte peut-être d'une mauvaise lecture.
Gallograeci, raXXoypatxoi, 'EkXfivoyxkfcai désigne les Celtes établis en Asie Mineure (9). C'est un synonyme de Galatae.
Souvent aussi on ajoute à Galli ou à KïXroi une détermination géographique :
Galli Transalpini, KêXtoi uTrepaXrcetoi, désigne les Celles de Gaule (10).
(1) Strabon, m, i, 6; 3 5.
(a) Diodore, v, 33. Strabon, m, 4, 5. cf. i, a, 37. (3) H. d'Arbois de Jubainville, Les Celtes en Espagne, Reçue celtique, t. xiv, p. 3Ci-365.
(A) Pline, Histoire naturelle, 111, 3, n. Voir ci dessus, L a.
(5) Etienne de Byzance au mot <l>a(3(a. Cf. Ptolémée, 11, 7, 1.
(6) Strabon, iv, 6, 3. Pseudo-Aristote, Des singularités merveilleuses, 85.
(7) Strabon, xi, 6, a ; cf. I, a, 37.
(8) Camille, i5, 1.
(9) Tite Live, xxxvni, 17 ; Strabon, 11, 5, ai; Diodore, v, 3a, 5. (10) Tite Live, xxxix, aa;Polybe, 11, i5; Strabon, iv, 6, 3.
Galli Cisalpini désigne les Celtes du nord de l'Italie (i).
D autres noms, qui ne se rattachent ni à KeXtoç ni à Gallus, ont servi à désigner des ensembles de peuples que les auteurs de l'antiquité considèrent comme celtiques.
Tels sont les Belgae, Bs'Àyai, qui, au temps de César, habitaient la partie de la Gaule comprise entre le Rhin, la Marne , la Seine et l'Océan. Les Rémi apprirent à César que la plupart des Belgae étaient issus des Germains. Les Befgae différaient des Celtae ou Galli par la langue, les institutions, les lois (2). Pour Strabon, ils ne diffèrent pas des Gaulois par l'aspect physique ; ils parlent la même langue, sauf quelques particularités dialectales ; leurs institutions et leur genre de vie ne diffèrent qu'un peu de ceux des Gaulois (3). César donne expressément le nom de Germains à quelques peuples belges : Condrusos, Eburones, Caerosos, Paemanos qui uno nomine Germani appellantur ; Segni Condrusique ex gente et numéro Germa* norum (4). Strabon (5) qualifie les Nervii, Nspou'.oi, peuple belge, de Germains Y*pfJ«vixov lôvoç. Tacite (6) rapporte que les Treviri et les Nervii prétendaient être d'origine germanique, et en tiraient vanité. Ces témoignages ne laissent pas d'être un peu contradictoires ; on ne peut guère les concilier qu'en admettant que les Belges étaient une population celtique mélangée d'éléments germaniques. À moins que Ton ne pense, avec M. d'Arbois de Jubainville, que l'origine germanique des Belges ne doit être
(1) Tite Live, xxyn, 38.
(a) De bello gallico, 11, h, 1 ; 1, 1, a.
(3) Géographie, iv, 1,1.
\h) De bello gallico, n, 4; vi, 3a.
(5) Géographie* iv, 3, 4.
(6) Germanie, 38.