‹ Manuel pour servir à l'étude de l'antiquité celtique (volume 2)Chapitre 106 sur 129 · NOMS DE PERSONNES · texte numérisé non relu

NOMS DE PERSONNES

raissent pour la première fois que dans des documents de basse époque par rapport à la période que nous étudions. Ainsi, sur 173 noms, 5a noms sont signalés par Ptolémée (II e siècle), 33 par l' Itinéraire d \nlonin (IV e siècle), 3a par |a Table de Peutinger (IV e siècle). A quelle époque remonte la fondation de ces établissements celtiques? Rien n'autorise à les attribuer à une date très reculée. Il serait également peu sensé de vouloir les dater du plus ancien texte où ils apparaissent. Le problème restera donc sans solution dans la plupart des cas.

Noms de personnes.

On peut encore rechercher quels ont été les lieux occupés parles Celtes en relevant dans les inscriptions grecques et latines la provenance des noms de personnes qui sont le plus vraisemblablement celtiques. Ces inscriptions datent, pour la plupart, du temps de l'empire romain et ne nous donnent guère la répartition des personnes à nom celtique antérieurement à l'ère chrétienne. L'endroit où l'on a trouvé l'inscription n'est pas toujours le lieu d'origine du Celte dont le nom est mentionné. Quelquefois le lieu d'origine est indiqué. Mais le plus souvent l'indication du lieu dorigine manque. Toutes les inscriptions n'ont pas la même valeur pour un relevé de ce genre. Les noms de fabricants, en particulier les noms de potiers, ne doivent pas entrer en compte ; la même marque apparaîtsur un grand nombre de points de l'ancien territoire celtique sans qu'il soit possible de déterminer où était situé l'atelier de production. Les soldats sont rarement originaires du pays où ils tiennent garnison.

l'empiue celtique 339

•Quoi qu*ii en soit, la répartition des 'noms celtiques de personnes que l'on trouve dans les inscriptions coïncide h peu près avec la répartition des noms celtiques de lieux.

C'est dans l'ancienne Gaule qu'on en trouve le plus grand nombre. Sur 6i4 noms de personnes, dont l'origine celtique paraît à peu près incontestable, 5oo, proviennent de Gaule; 398 sont situés sur le territoire de là France actuelle, a3 en Sui^s \ 3 en Hollande, 1 en Belgique et 75 en Allemagne sur les bords du Rhin. Ces noms sont inégalement disséminés en Gaule, lis ont été conservés surtout, comme on devait s'y attendre, dans les régions, riches en monuments, où étaient situées les grandes villes gallo-romaines : 71 dans le pays de Nimes ; 56 à Bordeaux, a4 à Lyon, ik à Dijon et dans la Côte-d'Or, 16 dan» le pays d'Avignon, i4 à Langres, 12 à NarbDnne, 11 à -Saintes, 9 à Vienne.

- En dehors de la Gaule transalpine, le pays où l'on en rencontre le plus grand nombre est l'Italie du Nord, l'ancienne Gaule cisalpine, où j'en ai relevé 43 exemples. La péninsule ibérique en compte 28.

La Rhétie, la Vindélicie, le Norique, la Pannonie, llllyrie, la Dalniatie en comptent ensemble 27 ; on en a relevé un dans la Dobrutscha.

La Grande-Bretagne en a 11.

On en relève enfin a en Asie-Mineure, 1 en Syrie, c en Egypte.

15i l'on considère l'extension soit de chaque espèce de noms, soit de chacun de ces noms en particulier, on peut constater de même que leur domaine correspond à celui des noms de lieux. Un groupe considérable est formé par

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