‹ Manuel pour servir à l'étude de l'antiquité celtique (volume 2)Chapitre 107 sur 129 · NOMS DE PERSONNES · texte numérisé non relu

NOMS DE PERSONNES

les uoms dont le second terme est -maros « grand » (i). On en trouve :

5 dans l'Italie du nord.

22 dans la Gaule transalpine.

i en Grande-Bretagne.

i en Espagne.

18 en Norique.

ao en Pannonie.

2 en Germanie occidentale.

3 en Asie-Mineure.

Certains de ces noms ont été trouvés sur divers points du domaine celtique ; par exemple :

lantu-marus à Steinfeld (Carinthie), Skommer (Styrie), St. Oswald, Vienne, Strass (Styrie), Altenmarkt près Fùrstenfeld (Styrie), Rotenman (Styrie).

Iblio-marus à Magyar- Peterd (Hongrie) et à Lyon.

Nerlomarus à Wiener-Neustadt (Basse-Autriche), Celovnik (Styrie), Cilli (Styrie), Autun (Saône-et- Loire), Vertault (Côte d'Or), Zinsweiler (Alsace).

Seyo-marus à Brescia (Italie), Vaison (Vaucluse), Mont- Beuvray (Saône-et-Loire, Couchey (Côte-d'Or), Dijon, Les Baux (Bouches-du-Rhône).

Soli-marus à Cilli (Styrie), Sziszek (Croatie), Cherchell (Algérie), Martigues (Bouches-du- Rhône), Brignon (Gard), Narbonne, Bordeaux, Mayence, Heddernheim (Prusse) (a).

Dans les pays qu'ils occupèrent, les Celtes furent en contact avec des peuples indo-européens ou non, les

(i) H. d'Arbois de Jubainville, Etudes grammaticales sur les langues celtiques, p. 5*-ia\

(a) Holder, AUceltischer Spra:hmhal2 t t, II, col. 9, i5, 735, 1M7, i6o5.

l'empire celtique 341

Thracts, les Illyriens, les Ligures, les Ibères, les E ques, dont nous connaissons mal la langue et i impossible de déterminer, faute de documents suffis quels échanges de mots et par suite d'idées et d'obje Celtes firent avec ces peuples. Mais ils rencontrèrent en Europe des Indo-européens mieux connus, les SI les Grecs, les Germains, les Italiotes et si Ton pouvai terminer exactement quels furent dans le vieux-cel restitué les emprunts aux autres langues indo-europée: on éclairerait d'autant les rapports des Celtes ave peuples voisins. Mais il est le plus souvent difficile d< cider si un mot commun aux Celtes et à un autre p appartient au fonds général des Indo-Européens et a sisté indépendamment chez les deux peuples, ou si ci a été emprunté par l'un des deux peuples à l'autre, étude a été faite pour le germanique par M. H. d'Arb< Jubainville (i). Les termes que les langues celtiques e maniques possèdent en commun concernent pour la part les institutions politiques et sociales et la guerre, quelques-uns, — comme les mots nx, rêx « roi », landais ri, breton roué, gotique reiks ; rigo- , « royaui * en irlandais rige, gotique reihi', ambactosa serviteur gallois amaeth, vieux-haut-allemand ambaht « serv — on peut démontrer qu'ils ont été empruntés par les mains aux Celtes.

D'autre part, les noms de personnes, comme les de lieux, nous attestent l'établissement des Celtes, seulement dans la Gaule transalpine, dans la Gaule

(i) H. d'Arbois de Jubainville, Les premiers habitants de rope, a e éd., t. ii, p. 330-367. Cf. H. Paul, Grundriss der g nisQhen Philologie, y éd. t.i, p. 3o3-3o5.

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