NOMS PROPRES
irco-magus ; gàll. March-vid, Cad-fareh ; bret.
tu-genus; gall. Mat-gueith.
>ri-dunum; gall. Mor-bran, Morgan; irl.
. cell. Are-moricus, gall. arfor-dir.
emeto-briga ; v. bret. Cat-nemet ; irl. Nemed.
Rigo-magus, Catu-rix ; irl. Rig-bardan ; gall. . Ri-uuallon ; v. celt. Catu-rigia, irl. Cothraige.
-magus; v. bret. Rit-hergabail ; gall. Rhyd-
îerta, Ro-touta; y. bret. Ro-hoiarn, Ro-mael.
o-carus, y. bret. Hen-car.
•us, v. bret. Eu-ho-car.
nno-talus ; y. bret. Tal-houarn.
asso-rix, Dago-vassus; y. bret. Cun-uuas,
Vèllauno-dunum, Gassi-vellaunus ; y. bret.
Dre-uuallon.
-cingetorix, Ver-cassi-Yellaunus ; gall. Gurprn.
*rno-magus, irl. Fern-mag.
ndo-magus , irl. Find-mag , gall. Gwyn-fa.
e de déterminer le sens de ces noms propres, fuère se flatter d'aboutir à autre chose qu'à hypothèses. La coïncidence entre un élé- >m propre vieux-celtique et un mot conservé ues celtiques peut être purement fortuite.
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Comme, d'autre part, les termes d'un nom propre indoeuropéen ne sont pas toujours combinés pour donner un sens logique, et comme ils avaient déjà, pour la plupart, la valeur abstraite qui de bonne heure s'attache aux noms propres, quelque significatifs qu'ils aient été à l'origine, on ne saurait prendre comme preuve de la vraisemblance d'une explication le sens raisonnable et logique qu'elle attribuerait au nom propre. Les combinaisons d'idées lés plus incohérentes peuvenl être conformes à la réalité. Il est donc probable que, quelque précision phonétique que Ton mette à ces étymologies, un grand nombre d'entre elles sont fausses. Il n'en subsiste pas moins que le système onomastique du vieux celtique est conforme au système onomastique du gaélique et du breton, et que, dans l'ensemble, les noms vieux-celtiques s'expliquent aisément par des mots appartenant au celtique moderne. Voici les termes dont l'identification est phonétiquement exacte (1) et dont la traduction évoque des idées analogues à celles que les autres peuples indo-européens ont introduites dans leurs noms propres :
aballo- : Aballo ; v. irl. aball ; v. gall. aball « pomme » . aidu- : Aedui; v. irl. aed « feu » ; gall. aidd « ardeur ». -agro- : Ver-agri, cf, Su-agrios ; irl. dr « carnage ». albio- : Albio-rîx ; gall. elfydd « monde ».
ambi- : Ambi-barii, Ambi-gatos, Ambi-renos ; v. irl. imb ; gall. amm- « autour de ».
anavo- : Anavos; gall. anau « harmonie, poésie ».
(i) Dans la transcription des noms celtiques, pour faciliter la comparaison, nous avons remplacé u latin par o partout où Vu n'est pas étymologique en csl tique.
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-cadro- : Belatu-cadros ; v. bret. cadr « beau ».
-caleto- : Galetos, Vasso-caletos ; bret cadet « du
cambo- : Cambo-dunom, Cambo-ritom ; v. irl.
gall. camm « courbe ».
-canlo- : Canto-rix, Canto-senos, Viro-cantos ; ga a brillant ».
-capto- : Moeni-captos ; irl. cacht « esclave », gall.
caranto* : Caranto magos , Carantos ; irl. cara carat « parent ».
-cassi- : Cassi-gnatos, Ver-cassi-vellaunos, Duro-< irl. cais « joli ». Cf. xxaaiTepo; a étain ».
cata- : Cata-mantaloedis ; v. irl. cet-, v. gall « contre, avec ».
-calu- : Catu-maros, Catu-rix, Catu-vellaunos, catus ; irl. cath ; gall. cat « combat ».
-celo- : Ceto-briga, Uto-cetom ; v. gall coit ; bre « bois ».
•cingeto- : Ver-cingeto-rix, Cingeto-rix, Gingetio cing, gén. cinged « guerrier ».
cintu- : Gintu-gnatos, Gintu-genos, Cintu-maro cet « premier » .
co6- : Gob-nertoi», Cob-lanuo ; irl. cob « victoire »
-corn-, con : Com-boio-maros , Ver-com-bogios, victo-litavis, Con-date ; irl. corn- « com-, con- ».
-corio- : Petru-corii, Tri-corii: v. irl. cuire « ara
•covero- : Dumno-coveros ; gall. cywir « juste, vi
crixo- : Crixos ; v. gall. crich « crépu ».
-cuno- : 'Apxuvia opyj, cf. v. bret. Guno-pennos ; gall « sommet ».
dago- : Dago-bitus , Bitu-daga ; v. irl. dag- ; ga « bon ».
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pire romain. A l'origine, ces noms s'ei doute comme des formes abrégées des noi ville dArras appelée Nemeto-cenna chez H tinuateur de César, est désignée dans Fit nin sous le nom de Nemelocum. Il est même Ebaracus réponde à Eburodunom, viodunom (a). A l'époque gallo-romaine, a pris un développement considérable. Le ajouté aux gentilices romains pour design Mais on ne le trouve qu'en pays celtique.
Les noms de personnes en vieux- celtiqu autant toutefois qu on en peut pénétrer le
i° Noms exprimant une filiation divii « fils de dieu », au féminin Dioo-gena <* Camulo-genos « fils de Camulos », Esu-geni Esu-nertos « force d'Esus », Totati-genos Eni-genos. « fils de l'Inn », Moeni-capi Main ».
Peut-être a-t-on raison de rattacher à dont le premier terme est un nom d'anin et qui rappelleraient ainsi d'anciens toten tiques : Uro-geno-nertos « qui a la force d Matu-genos « fils de Tours » .
(i ) De bélto gallico, vm, 46 ; 53.
(3) H. d'Arbois de Jubainville, Mémoires de guistique de Paris, ï. ix, p. 190. Recherches ; propriété foncière et des noms de lieux hab riode celtique et période romaine}, p. i5i-i55.
(3) H. d'Arbois de Jubainville, Recherches s propriété foncière, p. i56-rGa.
(4) H. d'Arbois de Jubainville, Les noms ga Hirtius, De bello gallico ; Cours de littératu p. 173-177. Recherches sur V origine delapropri<
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particulière parce qu'une langue celtique, le brel encore parlée en France et que le breton a empn français un grand nombre de mots, tandis que le 1 lui-même empruntait quelques mots au breton. Loi mot existe à la fois en français et en breton, il e possible que ce soit un mot d'emprunt dans l'i l'autre langue ; la phonétique historique permettra souvent de résoudre la question. La présence du question en gallois peut, dans une certaine mesure, < trer l'origine celtique ; il est toutefois possible que gallois soit un terme anglo-normand emprunté à l'a L'hypothèse d'un tel emprunt sera moins vraisembl irlandais. La plus grande somme de probabilité en de l'origine celtique sera donc réalisée seulement un mot sera conservé à la fois en gaélique, en nique et en français. Voici les principaux mots vi< tiques que l'accord du français et des langues ce permet de restituer (i) :
* barga- : irl. barc « barque » ; fr. barge.
* barica- : fr. berge ; en gallois on a bargod = *
« bord ».
* bilio- : irl. bile « tronc d'arbre »> ; fr. bille.
* branno- : gall. brann\ bret. brenn « son » ; fr
* bris- : irl. brissim ; fr. briser.
* brozdo- : irl. brot « pointe, aiguillon » ; brc « jupe » ; fr. broder.
* clêla- : irl. cliath; gall. clwyd « claie », d'où latin clèta; fr. claie.
(<) Cf. H. d'Arbois de Jubainville, Revue Celtique, t. xvn
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La fricative s est conservée en gaélique ; mais d en breton : irl. su- « bien », gall. hy-, v. celt. i snâim « je nage », skr. snâmi ; irl. siur « sœur chwaer, lat. soror, skr. svasar-.
Des semi-consonnes, j a disparu en gaélique leuanc « jeune », v. irl. ôac, cf. v. celt Iovincillus, la eus ; — v subsiste sous diverses formes : /"en gaéli en breton : irl. fiss « savoir », gall. gwydd, cf. la skr. vêda, gr. Foï&x.
Les liquides et les nasales ne subissent aucun ment: irl. fer « homme », gall. gwr, lat. vii\ go irl. lôthur « canal », v. celt. laulro, gr. Xout ( mdthir « mère », lat. mater, v. h. a. muoter ; v. gr. vu « maintenant ».
Ce qui caractérise particulièrement les langues c modernes, bien qu'on ait relevé des faits analogues dialecte sarde de Logudoro (ï), c'est la modifica consonnes initiales après les mots qui se lient être au mot suivant : l'article, les adjectifs possessifs, c prépositions et particules verbales.
Cette modification ou mutation des initiales se 1 plusieurs directions. Les seuls ordres de mutatk muns aux deux familles de langues celtiques sont
i° La mutation des occlusives sonores en frica > u, rf > 3 et (/ > y : gall. dy fuwch « ta vact ddant « ta dent », dy afr « ta chèvre », irl. do dhét, do ghabur.
2* La mutation des occlusives sonores en nasale
(i) Schuchardt, Les modifications syntactiques de la * initiale dans les dialectes de la Sardaigne, du centre e de V Italie, Romania, t. m, p. i-3o.
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terminait, avant la chute des voyelles final dobiur ~ doberô « je donne ». Une autre can curieuse des verbes composés est latmèse, c'esttercalation des pronoms compléments après élément de composition : ni-charat « ils n'ai ni-m-chafat « ils ne m'aiment pas » , at-ci « il voi « il vous voit », ro-chluinethar « il a entendu », nethar « il Ta entendu ».
L'accent du vieux celtique nous est connu à les mots transmis par les anciens et par les 1 tiques des Iles Britanniques. Un assez grand noms de lieux celtiques ont, comme nous l'ave sisté jusqu'à nos jours et il est facile de détern était anciennement dans ces noms la place < On n'a pas à craindre que ces noms nous se nus avec l'accentuation latine, car les lois de Ta latine n'y sont pas observées (i). Ainsi on a :
Vidûcasses
Vieux.
Darôcasses
Dreux.
Tricasses
Troyes
Baiôcasses
Bayeux.
Bitûriges
Bourges.
Autessiôdumm Auxerre.
Ainsi, dans les composés nominaux de deux cent portait sur la finale du premier terme. I pas sûr que l'accent de l'initiale qui apparaît c
(i) H. d'Arbois de Jubainville, Mémoires de la Si guistique de Paris, t. ir, p. 278 ; t. vi, p. 337. W. Sitzungsberichte der Kais. Académie der Wisse Wien, Philosophisch-historische Classe t. CXL1II.
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déclare que les fidéicommis peuvent être rédigés en gauloise : gallicana. La m p ride (i) raconte qu'une prédit en gaulois, gallico sermone, à Alexandre Se fin prochaine. Sulpice Sévère (a) au commencera V e siècle, met en scène dans un de ses dialogues un ( qui s'excuse de son langage et auquel son interlc répond : Parle-nous celtique (celtice), ou, si tu pi gaulois (gallice). Saint Jérôme (3), 34i-4ao, qui a> journé à Trêves et à Ancyre, écrit que les Galates se: de la langue grecque, mais que, de plus, ils ont un qui leur appartient en propre et qui est à peu près le que celui que parlent les Trévires. Il est possifc saint Jérôme ait reproduit, d'après un autre, un gnement qui a dû être exact trois ou quatre siècle tôt. Il est probable que le dialecte barbare que saint évêque de Lyon au II e siècle, se déclarait occupé dier (4) était le celtique.
Des surnoms donnés à l'empereur Galba (68-6 Autonius Primus (4o-ioo) s'expliquent par les h celtiques (5) et étaient compris au premier siècle d< ère. Du IV e au VI e siècle, Ausone, Fortunat, Grégc Tours, citent des mots gaulois. Dioscorideet Marce Bordeaux donnent en gaulois les noms de certaines p Rien ne prouve qu'il s'agisse d'autre chose que de vances d'une langue à peu près disparue. Et nous
(i) Sévère, 6o, 6.
(a) Dialogues , i, 27, 4.
(3> Commentaire de VEpître aux Galates, 11, chez Migne, logia latina, t. xxvi, col. 38a.
(4) Contra haereses, I, pref., Migne, Patrologia graeca, col. 444.
(5) Voir ci-dessus, p. 65, 70.
Paris, 1892.
ilusions de l'étude qui précède rassortent, il me sez clairement du simple exposé des faits pour t pas nécessaire de les développer longuement
ication et la traduction des noms propres, pu- Dothétiques quand ces noms ne coïncident pas en partie avec des noms communs connus par e peuvent nous donner aucun renseignement j le vocabulaire du vieux celtique. Or c'est l'onoui nous offre la matière la plus riche, tant dans ions que chez les auteurs de l'Antiquité.
ux quelques noms communs conservés par les siens, un petit nombre seulement ont pu être des mots celtiques : pour les noms dont les nous ont pas donné le sens, cette identification lirement problématique. Il est encore plus hachercher à retrouver dans les substrata romans le vieux celtique.
iptions trouvées en Gaule et que Ton attribue a langue celtique semblent se partager en deux lans l'un, la langue est sans aucun doute un >chement apparenté à l'italique ; dans l'autre, à : là un mot peut-il s'expliquer avec quelque ace par les langues celtiques ; le reste apparlangue encore indéterminée (i). Les inscrip- Gaule Cisalpine n'offrent pas plus d'éléments îe celles de la Gaule Transalpine.
Dssible que la plupart des mots que Ton n'interprète pas es celtiques appartiennent au ligure. Mais on ne peut le nisque le ligure n'a pas, comme le vieux-celtique, donné es langues que Ton puisse étudier.
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La linguistique peut nous faire coni ment l'état ancien des dialectes celtique lies Britanniques et restituer un vocabi s'écarter que sur quelques points de de mais l'étude des restes du celtique ce révèle que de misérables débris.