CHAPITRE III
iSON'NES ET LES COUTUMES
es Celtes par les anciens. — Portrait moral et labitation. — La nourriture. — Le vêtement, eminc. — L'enfant. — La naissance et la moij — La chasse. — L'industrie. — L'art. narine.
is entreprendre de restituer la vie priv< i, les éléments nous feraient défaut. Stra-j eut-être même César, ne font guère que' elques observations que nous devons à.
ris quelle mesure pouvons-nous ul iments qui nous sont parvenus sur 1< e la domination romaine pour compléter >ns sur leurs ancêtres ? Les objets que is des tombes de guerriers celtes ne sont ; mobilier funéraire se compose surtout de toute espèce et de bijoux. Les représ d'ustensiles et de meubles, assez rares >nt que de l'époque gallo-romaine. Pour
1 1 2 POKTHAIT PHYSIQUE
rehausser la couleur, — sont des Galates, c'est-à-dire peutêtre, pour lui, des Germains. Strabon constate que les Germains sont encore plus grands et plus blonds que les Gaulois (i); tandis que les Bretons sont plus grands, moins blonds et plus mous que les Gaulois, mais assez mal bâtis (a). 11 n'est guère douteux que les Germains ne fussent plus grands que les Gaulois, lesquels avaient pourtant une taille supérieure à celle des soldats romains (3). Lorsque Galigula voulut joindre des Gaulois, en les faisant passer pour Germains, au petit nombre de ses captifs, il choisit les hommes les plus grands qu'il força de laisser croître et de rougir leur chevelure (4). Pour Tacite, le fait que les cheveux des Calédoniens sont d'un rouge ardent prouve leur origine germanique (5). 11 semble donc que les Gaulois aient été de taille assez élevée, sans toutefois égaler les Germains, et qu'il y ait eu, surtout chez les peuplades gauloises apparentées aux Germains, une prépondérance de chevelures blondes (6). Quant aux yeux bleus, que Tacite • et Plutarque donnent comme une caractéristique des Germains (7), on ne peut démontrer qu'ils ont appartenu au * type celtique.
Les squelettes, sans doute celtiques, que renfermaient
(1) Géographie, vu, 1, 2 ; cf. César, De bello gallico, 1, 39 ; Mtnilius, Astronomiques t iv, 713-714.
(2) Strabon, iv, 5, 2. Cf. Lucain, Pharsale, m, 77.
(3) César, De bello gallico, 11, 3o ; vi, 24.
(4) Suétone, Caligula, 47.
(5) Tacite, Agricola, n.
(6) Des cheveux roux sont attribués aux Galates dans un discours de Cn. Manlius (Tite Live, xxxvni, 17, 3 : rutilatae comae). Sur les cheveux roux ou blonds des Gaulois, voir : Timagène chez A m mien Marcellin, xv, 12; Tibulle, 1, 7, 12 (Carnutes) ; Silius Italicus, Pun îv, 200 (Gaulois cisalpins).
V7) Germanie, 4. Marius, n.
les tombes de la Marne, ne sont pas d'une taille très
Ils mesureraient en moyenne i m ,66. En Vindélicie c
verait une moyenne plus élevée, i^o. Mais
t l'indice céphalique des crânss trouvés dans les sép
\ que Ton considère comme celtiques , en Champi
! Hallstatt, en Bavière, les Celtes étaient en grande
rite dolichocéphales (i). A la Tène, la plupart des
ont un indice céphalique moyen. Les Celtes iosuh
Tépoque du bronze sont, en majorité, brachycépl
ceux de l'époque dû fer, dolichocéphales. Comme il <
bable que les guerriers dont on a trouvé la dépouille
des chefs, on peut se demander si les observations q
a faites ont quelque valeur pour déterminer les car
physiques de la population en général, et si elles
rapportent pas presque exclusivement à l'élite de
tion.
La précision, que nous ne pouvons mettre dans cription physique des Celtes, nous manque plus c tement encore lorsqu'il s'agit de tracer leur portrail et intellectuel. Les qualités et les défauts des Celte guère été rapportés que par leurs ennemis les Rom; n'y a pas lieu d'attacher une importance exagérée généralisations naïves, fondées sur des observatio perficielles. Les opinions des anciens sont d ailleu de concorder exactement (a).
Tandis que Tite Live (3) considère, après César religiosité comme un trait distinctif du caractère g
(i) Vacher de Lapouge, L'Aryen, p. 3o5-3o6, 3io.
(a) Roget de Belloguet, Ethnogénie gauloise, t. m, p. 4-5
(k) De bello gallico, vi, 16.
les captifs (i), achevaient les blessés (a), massacrai vieillards et les petits enfants^ violaient les femm Les Gaulois cisalpins et transalpins coupaient les té ennemis tués et les rapportaient suspendues au cou d chevaux ou fixées au bout de leurs lances (4) p clouer comme autant de trophées devant leurs ma Poseidônios en avait vu souvent ; il avait été Ion, faire à ce spectacle ;• toutefois l'habitude avait fi l'y rendre insensible. Les têtes des chefs ou j nages illustres étaient conservées dans l'huile de et ils les montraient avec orgueil aux étrangers, r< de les vendre, même quand on voulait les leur ach poids de For (5). En 216 avant Jésus-Christ, les Boù avoir tué dans la bataille le consul désigné Postumi coupèrent la tête et la portèrent en triomphe dai temple le plus vénéré ; là, suivant la coutume, ils toyèrent, et l'ornèrent d'or pour qu'elle servît au lions dans les fêtes religieuses (6). Sur lare de tri d'Orange figurent des têtes coupées. On en trouv sur un trophée élevé à Entremont près d'Aix et qui sente une victoire des Gaulois sur d'autres barba .L'épopée irlandaise nous fournit plusieurs exemj cette sauvage coutume. Lugaid coupe la tête de ( lainn ; Conall Cernach coupe la tête de Lugaid ; da
(i) Diodore, v, 3a. Pausanias, x, 22, 3. Cf. Sopatros chez i iv, 5i.
(a) Pausanias, x, 23, 6.
(3' Pausanias, x, 22. 3-4.
(4) Tite Live, x, 26, 11. Diodore, v, 29; xiv, n5.
(5) Strabon, iv, 4, 5. Cf. Diodore, v, 29.
(6) Tite Live, xxm, 24. Cf. Silius Italicus, xm, 48a.
(7) S. Reinach, Catalogue sommaire du musée des an nationales, p. 4o.
^TT^^gsFti