HABITATION
en bois qu'il est facile de détruire et de brûler (i). Octodurus était un vicus assez grand pour loger huit cohortes (2). Les habitations isolées sont désignées chez César sous le nom d'aedificia ; ce sont soit des maisons sans doute considérables, entourées de bois, soit des bâtiments d'exploitation où logent les cultivateurs, les bestiaux et les récoltes (3). Les maisons des Gaulois étaient d'ordinaire couvertes en paille (4) ; bâties en planches et en claies d'osier, spacieuses, elles avaient la forme' de coupoles (5). Certaines étaient revêtues d'un enduit de boue ; d'autres couvertes de bardeaux de chêne ou de terre pétrie avec de la paille (6). tas maisons des Bretons étaient presque semblables à celles des Gaulois (7) ; l'île étant extrêmement peuplée, elles étaient très nombreuses ; on les bâtissait en roseaux et en bois (8). Les Catedonii n'avaient encore ni murailles^ni villes, ni terres labourées (9) à la fin du second siècle après notre ère.
Les maisons et les palais des Irlandais de l'épopée semblent avoir été circulaires comme les rotondes gauloise» dont parle Strabon. Le feu était placé au milieu. Il n'y avait qu'une porte. Les couches étaient tout à Tentour de la chambre, d'un côté de la porte à l'autre. Le siège royal
(1) H. d'Arbois de Jubain ville, Recherches sur Vorigine de la propriété foncière, p. 77-79.
(a) De bello gallico, m, 1.
[Z) De bello gallico, vi, 3o. H. d'Arbois de Jubain ville, Recherchés sur Vorigine de la propriété foncière, p. 90-94.
(4) De bello gallico, v, 43.
(5) Strabon, iv, 4, 3.
(6) Vitruve, n, i, 5.
(7) De bello gallico y v, 12.
(8) Diodore, v, 21.
(9) Dion Cassius, lxxvi, 12.
était derrière le feu et eu face de la porte. Les pri chefs s'asseyaient de chaque côté du roi, contre le En temps de guerre, les Gaulois se réfugiaient lieux fortifiés appelés par César oppida. Les opj Bretons ne sont que des sortes de camps retranchi dus par un fossé et une levée de terre garnie de p; où ils élèvent temporairement des cabanes po mêmes à côté des étables de leurs troupeaux peuples belges qui habitent la forêt d'Ardenne, ( de guerre et d'invasion, entrelacent les brancfa bustes épineux et rampants comme des ronces { l'ennemi trouve tous les passages obstrués ; dans endroits, ils enfoncent en terre de gros pieux, se cacher eux et leurs familles au plus profond dans les petites îles de leurs marais (3). Les 0/ Gaule sont des villes qui peuvent offrir un abri ai tants du voisinage, à leurs troupeaux et leurs r mais qui en outre ont une population permanente laquelle on compte des marchands (4). Les opp bien moins nombreux en Gaule que les vici (5). ] vetii ont douze oppida et quatre cents vici. Dans 1' de Bratuspantium, les Bellovaci avaient pu se re avec leurs femmes, leurs enfants et tous leurs b
(1) Joyce, A social kistory of ancient Ireland, Londc 1. 11, p. ao. Arthur C. L. Brown, The Round Table befor Studies and notes in philology and literature, Bost< t. vu, p. 196 note.
(a) De bello gallico, v, ai ; Strabon, it, 5, a,
(3) Strabon, rv, 3, 5. Cf. De bello gallico, n, 17.
(4) De bello gallico, iv, 5 ; cf. vu, 3; 4a.
(5) Cf. H. cVArbois de Jubainville, Recherches sur l'or la propriété foncière, p. 81-90.
■ (6) De bello gallico, 11, i3.