‹ Manuel pour servir à l'étude de l'antiquité celtique (volume 2)Chapitre 30 sur 129 · OPPIDA · texte numérisé non relu

OPPIDA

Or les Bellovaci promettent, lors de l'insurrection de la Gaule, une armée de dix mille hommes ; et ils pouvaient, disait-on, mettre sur pied cent mille hommes (i). Les castella que César mentionne à côté des oppida étaient sans doute de petites places fortes. Aduatuca, ville des Eburonés. est qualifiée de castellum (a).

Les murailles des fortifications gauloises ont été minutieusement décrites par César (3). Pour les construire, les Gaulois disposent par terre des poutres d'une seule pièce, à la distance de deux pieds les unes des autres ; elles sont liées à Tintérieur par des traverses et l'intervalle est remplj de terre. Sur le devant, l'intervalle est revêtu de grosses pierres. A ce premier rang ainsi formé on en ajoute un autre, en gardant toujours les mêmes distances, de manière que les poutres ne se touchent point et qu'elles soient supportées par les pierres placées entre chaque rang. L'ouvrage est ainsi continué jusqu'à ce que le mur ait atteint la hauteur voulue. Ces rangs entrelacés de pierres et de poutres, assez agréables à l'oeil, ont en outre de grands avantages pour la défense des places, car la pierre les défend contre le feu, et le bois contre les ravages du bélier.

On a trouvé sur le Mont Beuvray des chevilles et de grands clous provenant des murs de l'ancienne Bibracte(4). On a pu observer dans les ruines de V oppidum de Murcens (Lot) l'association des pierres et des poutres en bois (5).

(i) Tbi<i., vu, 75; n, 4.

(2) lbid., vi, 3a : cf. ir, 39 -, m, 1.

(3) De betlo galj,ico, vu, a3.

[h) Revue archéologique, t. xxi (1870), pi. VU ; t. xxn (1870), pi. XIX. Bulliot, Les Fouilles du Moiit-Beuvray.

(5) Reçue archéologique, t. xi (1868), t vi, p. 2(19-353» p!. VIII: t. xvin, p. 73. Dictionnaire rachéologique de la Gaule , 1. 1, planches.

Les Celtes de Cisalpine menaient la vie la ils se nourrissaient surtout de viande de po ils élevaient un grand nombre de porcs chers ralliaient du pâturage en sonnant de Poseidônios nous apprend que les Gaulo beaucoup de viande rôtie , bouillie ou gri pain (a). Le pain gaulois était, d'après Plii ger. Les Gaulois et particulièrement les Seq au temps de Strabon, un grand commerce d Les jambons et la charcuterie des Gaules < mes au I er siècle avant notre ère (5). La grai nait lieu d'huile (6). Les Marseillais connaisse d'orge, la farine de milet (7) . Le laitage était paux aliments des Gaulois (8). On a trouvé vray des débris de grands égouttoirs pour le habitants des côtes de la Méditerranée et nourrissaient de poisson qu'ils assaisonnaie naigre, du sel et du cumin (9). Les Caledonii < au contraire, ne tiraient pour leur nourritu des poissons qui pullulaient chez eux (10) chaque jour, pour vivre, égrenaient les pli épis conservés dans des granges (1 1)'. Certain

(I) Polybe, xii, 4.

(a) Athénée, îv, 36.

(3) Histoire naturelle, xvin, 12, 68.

(4) Strabon, îv, 4, 3 ; cf. jv, 3, a. Marlial, xin, 54.

(5) Vairon, De re rustica, ir, A.

(6) Denys d'Halicarnasse, xiii, 16.

(7) César. De bello civili, 11, a a.

(8) Strabon, iv, 4, 3.

(9) Athénée, iv, 36 ; cf. César, De bello gallico, iv,

(10) Dion Cassius, lxxvi, ia.

(II) Diodore, v, ai.

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