‹ Manuel pour servir à l'étude de l'antiquité celtique (volume 2)Chapitre 34 sur 129 · VÊTEMENTS · texte numérisé non relu

VÊTEMENTS

est encore représenté sur la statue du Gaulois de la villa Ludovisi et sur le sarcophage de la vigne Ammendola. On a trouvé, en grand nombre, les fibules (broches ou épingles de sûreté) qui servaient à attacher le sagum. Elles sont en forme d'arc ; l'épingle s'attache à Tare soit directement, soit au moyen d'anneaux ou de boulons ; il y en a un très nombre de variétés quelquefois en fer, plus souvent en bronze, rarement en argent ou en or. À Hallstatt, on trouve des fibules demi-circulaires, naviformes, serpentif ormes, demi-lunaires, à double disque, à timbale, en forme de T. A la période de la Tène appartiennent des fibules dont le pied figurant un S avec Tare remonte vers celui-ci et le rejoint en formant un œillet ou en se terminant par un bouton ; les modèles compliqués sont enrichis d'émaux ou de corail ; les fibules en fer sont quelquefois ornées de perles de verre ou de bronze (i).

La tunique des Gaulois différait de celle des Grecs et des Romains en ce qu'elle avait des manches ; elle ne dépassait pas le haut des cuisses et le bas du dos (2). Le guerrier gaulois de Montdragon porte une tunique très longue. Le Gaulois qui, sur le sarcophage de la vigne Ammendola, semble se donner la mort, est vêtu d'une tunique serrée descendant à mi-cuisses. Sur cette tunique, les Gaulois ceignaient des ceintures dorées ou argentées (3). Ces ceintures étaient sans doute en métal, comme celle que le jeune Gaulois mort de Venise porte directement sur la peau.

(1) S. Reinach, article flbula dans le Dictionnaire des antiquités de Daremberg et Saglio. Dictionnaire archéologique de la ^ Gaule, t. 1, planches, (a) Strabon, iv, 4, 3.

(3) Diodore, v, 3o.

D'après Dion Cassius (i) la caracalla, de jxavouY], composé de plusieurs morce reur M. Aurelius Àntoninus Bassianu qu'aux talons, est d'origine gauloise. Le teau de fourrure à longs poils qui couv la poitrine jusqu'au nombril. Varron 1 lois (a). Au i er siècle de notre ère, Mi épaisse couverture tissée chez les Sequt d'un nom grec : endromis. Il n'est ] cucullus avant Golumelle (4). Le cucu chon qui s'adaptait soit au sagum, so Le bardo-cucullus était sans doute le t lesbardes ; on le fabriquait, au temps Langres et à Saintes. Les habitants de portaient, d'après Strabon (7), des ma tuniques qui tombaient jusqu'aux pi( chées par une ceinture à la poitrine.

Les Celtes aimaieut les vêtements de c les chefs portaient des vêtements teints < leurs habits brodés (9), à raies, avaiei des anciens. D'après Pline, les Gaulois et des étoffes à carreaux (10). Us avaient

(1) Histoire romaine, lxxviii, 3, 3.

(a) De lingua latina, v, 35. Isidore, Origin

(3) Epigrammes % iv, 19.

(5) Martial, xiv, 189.

(6) Epigrammes, 1, 53, 4 ; xit, 128, 1.

(7) Géographie, 111, 5, 11.

(8) Strabon, îv, h, 5.

(9) Pline, vin, 73, 191.

(10) Histoire naturelle, vin, 74, 1%.

relie une couleur pourpre, de l'hyacinthe une écarlate et liraient des plantes toutes les autres couleurs (i).

Les chaussures d'origine gauloise que les Romains appelaient gallicae et dont l'usage se répandit en Italie peu de temps avant l'époque de Cicéron étaient des sortes de sandales assez semblables aux soleae, qui laissaient à découvert en grande partie le dessus du pied ;on les attachait avec des cordons ou des lacets de cuir (a). La plupart des guerriers représentés sur le sarcophage de la Vigne Ammendola sont nu-pieds. Seuls le chef et quelques captifs portent une chaussure à semelle épaisse découpée sur l'empeigne.

L'usage des vêtements semble avoir été inconnu à certaines peuplades celtiques. Les habitants du nord de la Bretagne étaient, au II e siècle après Jésus-Christ, complètement nus et restaient des jours entiers plongés dans leurs marais (3). Les Gaulois figurés sur les monuments antiques sont en général représentés nus. On sait que quelques peuples Gaulois avaient l'habitude de quitter leurs vêtements pour combattre (4).

Le goût des Celtes pour la parure avait frappé les anciens (5). Comme il y avait beaucoup d'or natif en Gaule, les habitants le recueillaient pour s'en parer (6) ; les hommes

(i) Ibid., xxi, 97, 170; xvi, ?.3, 77.

(a) Aulu-Gelle, xm, 21 ; article Gallicae dans le Dictionnaire des antiquités grecques et romaines de Daremberg et Saglio.

(3) Dion Gassius, lxxvi, 12.

(4) Polybe, 11, 28 ; Tite Live, xxxviii, 21, 9. Denys d'Haï icarnasse. xiv, i3. Cf. S. Reinach, Revue archéologique, t. xm (1889), p. 333, 335, 337.

(5) Strabon, iv, 4, 5.

(6) Cf. E. Cartailhac, Vor gaulois, Revue d'anthropologie, t. iv, p. 272-292.

et les femmes (i) portaient des anneaux d'oi et aux bras, des colliers et des bagues (a). Ce d'or atteignaient un poids considérable. Le donna à deux petits rois transalpins deux < cinq livres (3). Un autre collier donné aussi transalpin pesait deux livres (4). Avec les c< salpins, G. Flaminius put ériger un trophé< ter (5). On fit faire avec les colliers d'or des . torques qu'on déposa dans le temple de Jupi P. Cornélius Scipio emporta à la suite de s les Boii it\~ji colliers d'or (6). Les Gaulois Auguste d'un collier d'or du poids de cent

Les Gaulois sont souvent figurés avec des bracelets. Le Gaulois mourant du Capitole po au cou ; six guerriers gaulois du sarcopha^ Ammendola présentent aussi cet ornement.

Montdragon a un anneau passé au bras.

On a trouvé de nombreux colliers en Gau r époque à laquelle appartiennent les tombes gne(8). Ce sont des torsades en or, en argent Le torques semble une caractéristique du gue

(1) Cf. Revue celtique, t. vu, p. 390.

(2) Diodore, v, 37. Strabon, iv, U. 5.

(3) Tite Live, xliii, 5.

(4) Tite Live, xliv, i4.

(5) Florus, 11, 4.

(6) Tite Live, xxxiii, 36 ; xxxvi, 4o.

(7) Quintilien, vi, 3, 79.

(8) J. de Baye, Bulletin monumental, 1886. Cf. t. vu, p. 390; Dictionnaire archéologique de l planches.

(9) Cf. Jullian, Revue des études anciennes, t. vi

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