‹ Manuel pour servir à l'étude de l'antiquité celtique (volume 2)Chapitre 37 sur 129 · AGRICULTURE · texte numérisé non relu

AGRICULTURE

-~ — : e ^ t y L a nourr it ure d'hiver des bestiaux consistait ae grande part en rayes (a). Au temps de Pline, la du lin avait fort bien réussi en Gaule et les Cales Ruteni, les Bituriges, les Caleti et les Morini saient des toiles très estimées (3).

ieurs noms de mesures agraires conservés par les is sont d origine celtique et témoignent de l'im- ;e des questions d'arpentage chez les Gaulois. Le un rural était un carré de cent coudées ou cent cinpieds romains (0,296) de côté (4). Le candetum urait pour côté exactement cent pieds romains. I/ar- •epennis, est un demi-jugerum de cent vingt pieds de cent dix de large (5). La leuga, mesure de longueur 1 par les Romains, est aussi une mesure gauloise.

donc, à l'époque de la conquête romaine, la 33t fertile et bien cultivée (6). Les Gaulois tranne le cédaient point comme agriculteurs au îs dont au III e siècle avant Jésus-Christ la principale ) était constituée par les troupeaux et qui culla terre (7). On ne saurait dès lors appliquer aux

Desjardins, Géographie historique et administrative de la

maine, 1. 1, p. 44a-448. S. Reinach, Revue archéologique*

umelle, 11, 10, aa.

toire naturelle, xrx, a, 8. Strabon, iv, a, a.

umelle, De re rustica, v, 1, 6; Isidore, xv, i5, 6. Cf.

vs de Jubainville, Le candetum gaulois, Revue celtique,

y. 3 17-318. F. P. Garofalo, Bollettino di filologia classiea,

îmelle, v, 1, 6. Cf. une ancienne glose à Gaius chez Holder,

iher Sprachschalz, t. 1, col. ao5.

bello gallico, 1, a8; 3i ; 11, 4. Strabon, iv, 1, a. Cf. Josèphe,

les Juifs, 11, 16, 4 ; Solin, Collectanea, ai.

pbe, 11, 17, 10.

Gaulois transalpins ce que Cicéron nous dit en général des peuples gaulois, à savoir qu'ils considèrent comme déshonorant de produire le blé par le travail des mains, et qu'en conséquence ils s'en vont en armes moissonner les champs des autres (i). Après Cicéron, Strabon répète qu'autrefois les Gaulois étaient guerriers plutôt que laboureurs ; mais qu'en son temps (18 après Jésus-Christ) ils sont forcés de cultiver la terre parce qu'ils ont déposé les armes (2). Or Tite Live (3) parle de la fertilité de la Gaule lors de l'expédition de Bellovèse et de Sigovèse dès le IV siècle. Annibal, en 218, pouvait se procurer chez les Àlîobroges du blé pour plusieurs jours (4).

Les agronomes latins nous ont laissé quelques renseignements sur les procédés agricoles des Gaulois ; ils usaient d'engrais variés : la craie blanche (5) ; la chaux chez les Aedui et les Pictones ; la marne, dont Pline mentionne plusieurs espèces (6), chez les Gaulois et les Bretons. Les Cisalpins au nord du Pô préféraient pour certaines terres les cendres au fumier (7). Les Salassi, au pied des Alpes, découvrirent, en labourant du panic et du millet, et en faisant leurs semailles sur ce labour, un nouveau procédé de fumure (8).

C'est en Rétie gauloise que Ton avait inventé d'ajouter deux petites roues à la charrue (9). Dans les grands

(jt) République, m, 9, i5.

(2) Géographie, iv, 1, 2.

(4) Polybe, m, 49; 5i.

(5) Varron, De re ritslica, 1, 7, 8.

(6) Histoire naturelle^ xvn, 4, 43 ; 47. :

(7) 2bid., xvn, 5, 49.

(8) lbid., xviii, 49, 18 a.

(9) lbid., xviii, 48, 172.

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