‹ Manuel pour servir à l'étude de l'antiquité celtique (volume 2)Chapitre 38 sur 129 · FORÊTS · texte numérisé non relu

FORÊTS

domaines de la Gaule, en terrain plat, on se servait pour moissonner d'une sorte de tombereau à deux roues dont le bord antérieur était armé de dents qui arrachaient les épis: les épis tombaient alors dans le tombereau (i). Pour recueillir le millet et le panic, on employait un peigne (a). Pour faucher les prés, il y avait des faux qui coupaient l'herbe haute sans toucher à l'herbe courte (3) ; on affilait les faux avec des pierres à aiguiser provenant de la Gaule Transalpine et que Ton nommait passernices (4) .

Dans la Gaule Belgique, on trouvait des forêts considérables : la forêt d'Ardenne (5) ; les forêts des Eburones, des Menapii, des Morini et des Nervii. En Celtique, César mentionne les forêts des Bituriges^ des Carnutes, et des Sequani. Mais, chez les Gaulois, les forêts semblent avoir été considérées comme dépourvues de valeur ; ce sont les champs et non les bois que les peuples se disputent entre eux; ce sont les champs que les Germains aiment et dont ils cherchent à s'emparer (6). Au temps de Pline (7), un des arbres les plus utiles était le bouleau, qui servait à faire des cercles, des corbeilles, les insignes des magistrats et dont on extrayait une sorte de résine. César cite l'if comme très commun dans les forêts gauloises (8). Eu

(1) Ibid., xviii, 72, 296. Palladius, De re rustica, vu, 2. (a) Ibid., xvni, 72, 297.

(3) lbid., xviii, 67, 2U1.

[k) lbid., xxxvi, 47, i65.

(5) De bello gallico, v, 3 ; vi, 29 ; Strabon, îv, 3; 5.

(6) H. d'Arbois de Jubainville, Recherches sur V origine dt la propriété foncière, p. 74-75.

(7) Histoire naturelle, xvi, 3o, 75. Sur les autres arbres des forêts gauloises, cf. ibid., xvi.

(8) De bello gallico, vi, 3i.

Grande-Bretagne comme en Gaule il croît des arl

pitate espèce à l'exception du hêtre et du sapin (i).

Les animaux domestiques élevés dans l'ancienne

étaient à peu près les mêmes qu'aujourd'hui. Les ri

boeufs cisalpins étaient très estimées pour le travail

■taages des vaches des Alpes et des Gévennes était

renommés ; on faisait aussi du fromage de lait de chè

Il y avait en Gaule de nombreux troupeaux de mo

la valeur de leur laine variait beaucoup avec les rac

■es porcs étaient si grands, si vigoureux, si rapide

Baient dangereux pour les hommes qu'ils ne connai

pas ; ils fournissaient d'excellentes salaisons (5). On

les oies de la Morinie jusqu'à Rome (6) ; pour 1

Hiarcher, on mettait les plus fatiguées devant les aul

Les armées de Claude II avaient ramené à Rc

fapmd nombre de juments celtiques. Ces j

piaient très renommées (7). Les Celtes de Ga

cherchaient fort les chevaux étrangers et les p

kjrès cher (8). En 5a, il y avait assez de chevaux e:

■frur monter une cavalerie de quinze mille homi

Kes mules de Galatie sont mentionnées par Plutarq

Les housses en cuir s'appelaient en latin Scordisca,

(1) Ibid., v, 12.

(a) Vairon, De re rustica, u, 5.

(3) Pline, xi, 97, a4o.

(4) Strabon, îv, 4, 3; Columelle, vu, a. Horace, Odes, m, 1 vm, 7:), 19a ; Martial, xiv, i5g.

(5) Strabon, iv, 4, 3. Varron Dererustica, 11, 4.

(6) Pline, 1, 37, 53.

(7) Histoire Auguste, Trebellius Pollion, Claude, 9.

(8) César, De bello gallico, iv, a.

(») Ibid., vn, 6t, 1. cf. Strabon, m, 4, i!> ; iv, 6, 10. (10) De V amour des richesses, 2.

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