‹ Manuel pour servir à l'étude de l'antiquité celtique (volume 2)Chapitre 43 sur 129 · COMMERCE · texte numérisé non relu

COMMERCE

s'est-il surtout développé ? N'est-ce pas sous l'influence de la civilisation romaine ? Les marchands qui commerçaient en Gaule étaient pour la plupart des Romains. D'après Cicéron, la Gaule était remplie de négociants romains ; aucun Gaulois ne faisait d'affaires sans eux ; il ne circulait pas en Gaule une seule pièce d'argent qui ne fût portée sur les livres des Romains (i). Au temps de la conquête, des citoyens romains qui s'étaient fixés à Cenabum pour faire du commerce, y sont massacrés par les Ca mutes (a). D'autre part; les Vénètes commercent avec les Bretons, et, sur les bords du Rhin, lés marchands viennent souvent chez les Ubii (3).

Quoi qu'il en soit, les voies de communication ne manquaient point. Les fleuves sont si heureusement distribués entre eux, remarque Strabon (4), qu'on peut faire passer aisément les marchandises d'une mer à l'autre, en em~ pruntant pour une très petite partie du trajet la voie de terre; mais ces charrois n'offrent point de difficultés, parce qu'ils peuvent se faire facilement en plaine.

Les routes étaient suffisamment nombreuses en Gaule pour permettre à César les évolutions rapides de ses troupes. Il y avait des ponts à Cenabum (Orléans), Metlosedum (Melun), Lutetia (Paris), Genava (Genève) (5)- Deux grandes routes commerciales reliaient Marseille au nord de la Gaule. La première suivait le Rhône, la Saône qui au temps de César servait au transport des blés (6),

(i) Cicéron, Pro Fonteio, a, A.

(a) César, De bello gallico, vu, 3 ; cf. 4a ; kk ; £5.

(3) De bello gallico >, m, 8 ; îv, 3.

(4) Géographie, îv, i, a.

(5) De bello gallico i, 6 ; vu, n ; 58. Cf. vu, 53; vin, 37.

(6) De bello gallico, 1, 16.

empruntait la voie do terre pour gagner la i cendait ce fleuve pour arriver au littoral. Lé la voie de terre jusqu'au pays des Arverr pruntait le cours de la Loire. Vers le troisiè notre ère, il y avait, à l'embouchure de la très important, que Pythéas nomme Corb

La Grande-Bretagne exportait du blé, di de l'argent, du fer, des peaux, des esclave de chasse (a). Le commerce se faisait par des Vénèles (3). On transportait létain < tagne en Gaule, puis on le chargeait sur les marchands traversaient à pied la Gaule pour aboutir à l'embouchure du Rhône {l\

Les transports sur terre se faisaient à somme ou au moyen de chariots. Nous quelques noms celtiques de véhicules vai char de guerre chez les Celtes, sorte de a Romains ; le covinnus, char de guerre ch char de voyage chez les Romains ; la benn doute en osier ; le cisium, sorte de cabriole le carpentum, chars à deux roues ; le carru bereau ; la reda, le petorritum, la car ri quatre roues (5).

Pour les transports par eau, on utilisait de barques. Les navires des Vénèles et de \

(i) Strabon, iv, i, i4; a, i. Cf. L. Maître, Anne t. iv, p. Aao-451. A. de la Borderie, Histoire de Br<

(2) Strabon, iv, 5, a.

(3) De bello galHco* m, 8 ; cf. iv, ao, 21.

(4) Diodore, v, a a ; 38.

(5) Voir ci-dessus, p. 55, 57, 58, 61, 72, 73, 7A. Saglio, Dictionnaire des antiquités grecques et

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