MAGISTRATS
lésigner ceux qui détiennent le pouvoir, César se erme vague de magistratus. Chez les Helvetii, ce magistrats qui convoquent les cultivateurs pour par les armes contre Orgétorix les lois de la 11 semble que chez quelques peuples il y ait eu istrat suprême, summus magistratus (2). Chez les e magistrat suprême s'appelait vergobretos ; il droit de vie et de mort ; il n'était nommé que an; il ne pouvait sortir du territoire de la cité; lion était faite par les prêtres avec l'intervention ;istrats et selon des formes légales pour le temps (3). 11 y avait une magistrature du même nom Lexovii et peut-être chez les Santones (4). Toute qui intéresse la cité doit être, aussitôt connue, ë aux magistrats. Ceux-ci cachent ce qu'il leur n de dissimuler et ne font connaître à la multitude u'ils croient utile de lui dire (5).
était la fonction que César désigne sous le nom ùpalus ? C'est probablement la primauté parmi upes. On voit chez les Treveri Indutiomarus et ix se disputer le principatus (6} ; chez les Aedui de même d'Eporédorix et Viridomarus (7) ; Damez les Aedui (S), Adbucillus chez les Allobroges (9)
ello gallieo, 1, U.
., 1, 16; vu, 33.
., 1, 16 ; vu, 33.
at, Le duel dans la déclinaison gauloise, Revue celtique,
\2. Mémoires de la Société de linguistique, t. vi, p. i58.
ello gallieo, vi, 20.
)ello gallieo, v, 3. Cf. imperium, vi, 2, 1.
., vu. 3g.
ello civili, m, 5g.
l'état 171
> • - •-'■"'■ occupait le principatus. Celtillus avait occupé le principat de toute la Gaule (1). Eu tout cas, ce n'est pas une fonction annuelle; ou peut l'occuper pendant plusieurs années ; il est probable qu'elle est attribuée au personnage le plus influent de l'Etat. Quant aux principes dont César parle souvent, ils ne semblent pas constituer un corps de fonctionnaires ; on les envoie en ambassade, on les prend comme otages ; on les convoque pour débattre avec eux les questions qui intéressent leurs concitoyens (a). Ce sont sans doute les personnages les plus riches et ceux qui ont la plus nombreuse clientèle. Il est d'ailleurs vraisemblable que la situation représentée par le mot de principatus n'était pas la même chez tous les peuples celtiques.
L'influence des magistrats et des principes était souvent combattue par des hommes qui profitaient de leur haute situation et de leur fortune pour s'attacher les gens du peuple. C'est ainsi qu'Orgétorix peut se soustraire au jugement prononcé contre lui, grâce au secours de ses clients (3). De même, Dumnorix avait chez les Aeduiuae telle autorité que personne n'avait osé enchérir sur lui lorsqu'il avait demandé la perception des péages et des autres impôts ; il était toujours entouré dune cavalerie nombreuse qu'il entretenait à ses frais. Il avait une influence supérieure à celle des magistrats (4). Était-ce par ses distributions d'argent que Luernios s'était attiré la
(1) De bello gallico, vu, A.
(a) II. d'Arbois de Jubainville, Recherches sur l'origine de la propriété foncière, p. 46-4^
(3) De bello gallico, 1, 4.
(4) Ibid.,i t 18; cf. 1, 17, 1.
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