MERCENAIRES
taient révoltés contre son autorité (1). La garde de Cléopfttre comprenait des Gaulois (a).
Eu Gaule, à l'exception des druides, tous les hommes libres étaient astreints au service militaire. Nous avons déjà vu qu'au commencement de chaque guerre on convoquait tous les hommes en état de porter les armes (3).
Le commandement militaire semble avoir été distinct du pouvoir civil. Anciennement, nous dit Strabon, on choisissait un chef pour un an et de même, pour une guerre, un seul général était élu par la multitude (4) On voit chez César le commandement de l'armée des Lemovices exercé par Sedulius qui est qualifié en même temps de princeps (5). Chez les Rémi, Vertiscus, princeps cwitatis, n'a le commandement que de la cavalerie (6). Ches les Treveri, César rend à Cingétorix le principatns et lïmperium, sans doute le pouvoir civil et le pouvoir militaire (7).
Souvent un seul chef commandait les forces de plusieurs peuples. Galba, roi des Saessiones, commande les Belges coalisés (8). Cassivellaunus est choisi comme commandant en chef par des peuples du sud de la Grande-Bretagne, avec lesquels il avait eu autrefois des guerres continuelles (9).
(1) Pausanias, 1, 7. SchoUaste de Callimaque, iv, 1 85- 188. (a) Josèphe, Antiquités judaïques, xv, 7,3. Guerre des Juifs, 1, ao, 3.
(3) Ci-dessus, p. 174.
(4) Géographie, îv, 4, 3. Cf. H. d'Arbois de Jubainvilfe, Recherches sur V origine de la propriété foncière, p. 44, note 4.
(5) De bello gallico, vu, 88.
(6) Ibid., vin, u.
(7) Ibid., vi, 8.
(S) Ibid., n, 4,7.
(9) Ibid., t, ii.
L ÉTAT
Ambiorix, Camulogenus commandent des c< peuples gaulois (i).
En 61, Boudicca, qui commande l'armée bre pelle que les Bretons ont coutume d'aller à conduits par des femmes (a). En Irlande, il sei ter de quelques textes de lois que la fille qui, l fils, héritait des biens maternels est obligée au litaire. Cette obligation fat abolie, grâce à l'ii d'Adamnan, au VII e siècle (3).
Au point de vue militaire, les équités, clas sont les cavaliers. Leur nombre s'élève, lors de lutte où la Gaule toute entière moins les Ben gones et les Treveri se souleva contre les I quinze mille (4). Mais les Nervii qui avaient si Dateurs avaient très peu ou pas de cavalerie donc probable que chez eux la classe sociale pondait aux équités des autres peuples fourni armée des fantassins. D'autre part, il y avait d< qui n'avaient pas le rang social des équités ; te breux cavaliers, magnum numerum equitatus y norix entretenait à ses frais (6) et qui n'étaient que des ambacti ou des clientes. D'après SI Celtes combattaient mieux achevai qu'à pied sur leur cavalerie que les Gaesatae et le* s Insw
(0 De bello gallico, v, 38 ; 39 ; vu, 57.
(a) Tacite, Annales, xiv, 35. Cf. ci-dessus, p. i38, iâa.
(3) H. d'Arbois de Jubainville, La famille celtique p. 8i-83.
(4) De bello gallico, vu, 64.
(5) lbid., 11, 17.
(6) lbid., 1, 18, 5.
(7) Géographie, îv, k, a.