CAVALERIE
taient surtout, dans leur lutte contre les Romains (i). Au contraire, toute la force des Bretons était dans leur infanterie (a). Les Celtibères étaient à la fois bons cavaliers et solides fantassins (3). La cavalerie des Celtibères avait une manœuvre qui lui était propre. Lorsqu'ils voyaient l'infanterie pressée par les ennemis, les cavaliers descendaient de leurs chevaux et les laissaient rangés en ligne. A l'extrémité des rênes ils avaient attaché de petits bâtons qu'ils fichaient en terre ; leurs chevaux étaient dressés à demeurer tranquilles jusqu'à ce qu'ils vinssent les détacher (4). Puis ils prenaient leur rang comme fantassins (5). Chez les Celtes qui envahirent la Grèce, chaque cavalier était accompagné de deux serviteurs à cheval. Pendant la bataille, ceux-ci se tiennent en arrière ; si le maître succombe, l'un ou l'autre le remplace ; s'il est blessé, l'un d'entre eux l'emmène au camp tandis que l'autre prend sa place ; s'il est démonté, l'un ou l'autre lui amène son cheval. Cet ensemble se nommait Tpipapxtaia (6). Les Gaulois d'Illyrie avaient une organisation analogue ; à chaque cavalier était attaché un fantassin qui remplaçait dans la bataille le guerrier tombé de cheval (7). César attribue aux Germains d'Arioviste une tactique semblable; ces fantassins étaient si agiles qu'en se tenant à la crinière des chevaux ils les suivaient à la course (8).
(1) Platarque, Marceilus, 6.
(a) Tacite, Agricola, 1a.
(3) Diodpre, v, 33.
(4) Polybe, chez Suidas, au mot fôiov.
(5) Diodore, y, 33.
(6) Pausanias, x, 19, 9-1 a.
(7) Tite Live, xliv, a6.
(8) Debello gallico, 1, 48.
l'état
A l'époque la plus ancienne à laquelle remonter, les Gaulois d'Italie ont non seu valerie, mais aussi des guerriers montés s la bataille de Sentinum, 2o5 avant J.-C, i un millier de ces chars (1). A la batail en aa5, il y avait vingt mille guerriers tan char (2). A la bataille de Clastidium, en 2 marus est monté sur un char d'où il lance les ennemis (3). Les Gaulois d'Italie paraisse de bonne heure à l'usage des chars de g\ bataille de Tel a mon, ils ne s'en étaient serv téger les deux ailes de leur armée (4).
En Gaule, en 121, le roi des Arvernes, I fluent de l'Isère et du Rhône, combattai char argenté (5). A l'arrivée de César n'y- ait plus de char de guerre dans 1 loises. Diodore de Sicile copie un aute sans doute Poseidônios, lorsqu'il nous ( combats les Gaulois se servent de chars portant un conducteur et un guerrier. Le tés sur les chars dirigent leurs attaques coi Us lancent le javelot, puis descendent pou nemi à i'épée (6). Strabon dit que quelque ont des chars de guerre (7).
(1) Tite Live, 1, a8 ; 3o.
(a) Polybe, n, a3.
(3) Properce, iv, 10, 39-M.
(4) Polybe, n, 28.
(5) Florus, m, a.
(6) Biblio hèque, v, 29.
(7) Géographie, iv, 5, a. Cf. Lucain, i, 4a6 : r ga covinni.