‹ Manuel pour servir à l'étude de l'antiquité celtique (volume 2)Chapitre 58 sur 129 · CHARS DE GUERRE · texte numérisé non relu

CHARS DE GUERRE

ésar trouve pour la première fois des chars de deux roues en Grande-Bretagne. Le roi Cassivelrait à la fois des cavaliers et quatre mille essedarii. disaient d'abord courir leurs chars dans tous les lançant des traits ; puis ils se faufilaient entre les ennemis et sautaient à bas de leur char pour e à pied ; pendant ce temps, les conducteurs ra- ; les chars hors de la mêlée et les plaçaient de fa-

que les guerriers, s'ils étaient accablés par le pussent y trouver un refuge (i). Au temps d'Agri- 84, le char de guerre était encore employé chez

peuples bretons (a). Strabon (3), Arrien (4) et isius (5) parlent des chars des Bretons et en parles Caledoniï. Us étaient propres à évoluer sur ièce de terrain et traînés par des petits chevaux ralurs à la fatigue. D'après Tacite, chez les Bretons, :teur était, au contraire de ce qui se passait chez les une condition plus élevée que le combattant (6). e prouve que les deux mille chars, fyiaÈ-ai, que les de Brennos emmenaient dans leur expédition elphes aient été montés par des guerriers ; il est que c'était des chariots destinés au transport des des enfants et des bagages (7).

ars de guerre étaient-ils armés de faux ? Lucien (8),

ello gallieo, iv, 33; Cf. iv, a4 ; 3a ; v, 9 ; i5 ; 16 ; 19.

e, Agricola, 12.

jraphie, iv, 5, a.

ique, 19.

oire romaine, lxxvi, ia.

.'Arbois de Jubainville, Le char de guerre des Celtes

ques textes historiques, Revue celtique, t. ix, p. 387-393.

ore, xxn, 9. Cf. Debello gallico, vin, i4.

ochos, 8.

l'état 199

racontant la bataille gagnée par Antiochus Sôter sur les Galates, vers 272 avant J.-C, dit que sur le front de l'armée galate il y avait, prêts à s'élancer, quatre-vingts chars porte-faux (âppara 5p£7ravyjcpopa) et deux fois autant de chars ordinaires (ffwwpfêeç). Mais la source de Lucien paraît être un poème épique de Simonide de Magnésie et tous les détails qu'il nous donne sur le nombre et l'armement des Gaulois n ont aucune valeur historique. Que valent par ailleurs les témoignages de Frontin (1) parlant des quadriges gaulois armés de faux que César arrêta au moyen de pieux fichés en terre ; de Pomponius Mêla (2) citant les covinni bretons, équipés à la façon gauloise et dont les essieux se terminent par des faux ; du poète Silius Italicus (3) mentionnant dans une comparaison le covinnus falcifer des habitants de Thulé ? Quelle autorité ont ces textes littéraires en regard du silence unanime des historiens tels que Polybe, César, Tite Live qui parlent plusieurs fois des chars de guerre des Celtes, mais ne les représentent jamais comme armés de faux, alors qu'ils connaissent les chars porte-faux d' Antiochus le Grand et de Pharnace ? On est bien tenté d'adopter sur cette question la conclusion de Fétude de M. Théodore Reinach sur les chars à faux des Gaulois (4) et qui est qu'il n'y en avait point, à moins toutefois que, les chars armés de faux n'ayant été qu'une exception, César et Tacite ne les aient considérés comme quantité négligeable et n'en aient point parlé pour cette seule raison.

(1) Stratagèmes, u T 3, 18.

• ($)Punica, xvn, 417.

(h) Revue celtique, t. x, p. 1 22-1 33.

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