MONUMENTS FIGURÉS
(i), est figuré un personnage debout, in gauche un maillet à longue hampe et > un vase. A sa droite est une femme de complètement drapée, tenant de la main 5 longue hampe surmontée d'une espèce sant la main droite, qui tient une patère, ne inscription placée au-dessus du bassnd que le dieu s'appelle Sucellos et sa elta. Si le second nom est assez obscur, 5 rapprocher Nanto — de l'Irlandais Net, pée irlandaise, Sucellos est évidemment mier terme se retrouve dans les noms ?, Su-essiones, et le sens du mot semble 3 bien » ou « qui a un bon marteau » (a).
llet est une divinité dont Ton a trouvé itations (3), qui le plus souvent ne difucellos de Sarrebourg. La plus singulière ieu barbu revêtu d'une peau de lion, main gauche sur une hampe et tenant te un vase ; derrière lui se dresse aue un énorme maillet dans lequel sont lets plus petits rangés en demi-cercle.
iy pense que ce dieu est le Dispater léalois (4). Quant au dieu figuré avec une
e, t. xvii, p. 45 et suiv.
%e celtique, t. xvn, p. 66.
ipertoire de la statuaire grecque et romaine,
Bronzes figurés de la Gaule romaine, p. i37*
Itique, t. xxii, p. 159-164. Revue archéologique,
5, t. i, p. i-8 ; cf. t. xxii, p. i5g-i64.
roue sur l'épaule, à la main ou à ses pieds (i), M. H. Gaidoz le regarde comme le dieu gaulois du Soleil ; mais les représentations qu'on en a conservées n'ont point d'inscriptions et il nous est impossible de savoir si cette divinité portait un nom celtique ou non. L'origine celtique ne peut pas non plus être démontrée pour les divinités tricéphales de Reims, de Dennevy, de Beaune et la singulière statuette d'Autun représentant un personnage barbu et cornu, les jambes croisées sur un coussin, portant entre ses genoux deux serpents à tête de bélier et un torques (2). Est-ce un dieu celtique qui est figuré sur la stèle de laraire de Vigory (Haute-Marne) (3) ?
Le menhir sculpté de Kernuz (Finistère) porte sur ses quatre faces des figures sculptées de i m 3o de haut. L'une représenterait Mercure, une autre Hercule, une troisième Mars, et la quatrième Sucellos et Nantosuelta (4).
La déesse romaine Epona représentée souvent sous la forme d'une femme assise sur un cheval est sans doute une divinité d'origine celtique (5) ; son nom s'explique par le breton ebeula poulain » ; cf. le mot gaulois epo-redias
(i) Cf. S. Reinach, Répertoire de la statuaire grecque et romaine, t. n, p. 17 (fig.). Revue archéologique, t. xli (1881), pi. 1 ; t. îv, (i884), pi. 1.
(2) A. Bertrand, La religion des Gaulois* p. 3i6, 317, 3i8 et planches xxvii, xxvm. S. Reinach, Bronzes figurés de la Gaule romaine, p. 185-193.
(3) E. Flouest, Deux stèles de laraire, Revue archéologique, t. îv, (i884), p. 285-298, pi. vu.
(4) P. du Chatellier, Revue archéologique, t. xxxvn (1879), p. io4- 110, 129-135 (pi)..
(5) S. Reinach, Epona, Revue archéologique, t. xxvi, 1895, p. i63- 195, 3o9-335 ; t. xxxiii, p. 187-200 ; t. xxxv, p. 61-72 ; t. xl, (1902), p. 23i-238, Mémoires de la Société des antiquaires de France, 1899, p. 24i-245.