DIVINATION
squ'il fallait défendre l'indépendance du r de secouer le joug des vainqueurs. Et l'on Romains, étonnés de la multiplicité des divinités complexes, ne surent s'ils devaient 9 ou Mercure, ou Jupiter, ou Apollon, ou ivèrent de rattacher au nom d un dieu ou i panthéon hellénique et romain chaque des divinités celtiques.
de l'antiquité s'accordent à reconnaître la jaulois. Au témoignage bien connu de Cèles Gaulois sont un peuple très adonné aux ieuses (i), il faut ajouter ceux de Tite- )enys d'Halicarnasse (3) et d'Arrien (4).
orix, pour ne pas accompagner César en e, alléguait des scrupules religieux (5).
éduits par César à la dernière extrémité, lu vainqueur, pensant que ce qui leur aron des desseins des hommes, mais de la .x (6). .
ient plus habiles que les autres peuples en le (7) ; Déjotarus passait pour un augure
lico, vi, 16, 1.
ixxxvi, 3.
"omaines, vu, 70.
ico, v, 6.
lico, vin, 43, 5.
remarquable (i). La divination s'exerçait par divers oiseaux, le corbeau (a), l'aigle; même, chez les Bretons, par la course d'un quadrupède, le lièvre (3). Des oiseaux indiquent à des armées la direction qu'elles doivent suivre (4) ; averti par le vol d'un aigle, Déjotarus revient sur ses pas (ô). D'après Àrtémidore (I er siècle avant Jésus- Christ), dans un port sur la côte de l'Océan, il y avait deux corbeaux à l'aile droite blanchâtre ; les gens qui avaient entre eux quelque contestation mettaient sur une planche des gâteaux, chacun disposant les siens de manièfe à ce qu'on ne pût les confondre. Les corbeaux s'abattaient sur les gâteaux, mangeaient les uns, dispersaient les autres, et celle des deux parties dont les gâteaux avaient été dispersés l'emportait (6). Il reste encore, à l'époque la plus ancienne, des souvenirs du culte que Ton rendait à certains animaux (7). Chez les Bretons, l'oie, la poule et le lièvre sont tabous (8). Les Galates de Pessinunte ne mangent pas de porc (9). Nous avons cité plus haut le surnom de Mercurius : Moccus qui signifie cochon. On sait que le cochon sauvage, le sanglier, était l'insigne guerrier des Celtes, et qu'il figure comme tel sur l'arc de triomphe d'Orange. D'après Tacite (10), les Aestii qui ont l'aspect et les mœurs desSuèves, mais dont
(1) Cicéron, De divinatione, 1, i5, 26-27.
(2) Artémidore, chez Strabon, iv, 4, 6.
(3) Dion Cassius, lxii, 6.
(4) Justin, xxiv, 4,3.
(5) De divinatione, 1, i5, 26.
(6) Strabon, îv, 4, 6.
(7) Voir S. Reinach, Revue celtique, t. xxi, p. 269-306.
(8) De bellogallico,Y f 12.
(9) Pausanias, vii, 17, 10.
lio) Germanie, 45.
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