STATUES J>ES DIEUX
statue colossale de Jupiter en airain (i). D'autre part. Diodore nous rapporte que Brennos rit beaucoup de voir dans un temple grec des statues de dieux anthropomorphes en bois et en pierre (a). Les mots employés pour désigner des représentations des divinités sont souvent très vagues. Lucain décrit dans un bois sacré des troncs d'arbre grossièrement sculptés pour représenter les dieux : simulacra mœsta deorum (3). Enfin César nous fait connaître qu'il y a en Gaule d'assez nombreuses représentations de Mercure : eu jus sunt plura simulacra (4). Comme Ta fait remarquer M. Salomon Reinach, il n'est pas sûr que simulacra signifie statues : simulacra a le sens vague d'image, d'indication symbolique. S'il y avait eu des statues de dieux gaulois avant la conquête romaine, il serait inadmissible qu'on n'en eût pas découvert quelques-unes à Bibracte ou à Àlesia. Or, on n'a point trouvé en Gaule de représentations figurées appartenant à la période qui s'étend entre l'époque du renne et l'époque romaine. Les simulacra de César étaient-ils, comme le suggère M. S. Reinach, les accumulations de pierres, menhirs, galgals que l'on a trouvés sûr tous les points du territoire de l'ancienne Gaule (5) ? Cela est possible, sans qu'on puisse le démontrer. Dans la Vie de saint Samson, écrite au commencement du VII e siècle, il est question d'une pierre levée qu'adoraient les Bretons (6).
(i) Strabon, xu, 5, a.
(a) Bibliothèque, xxn, 9, 4.
(3) Pharsale, m, 4 12. Cf. S. Reinach, Revue celtique, t. xin, p. 191-198.
(4) De bello gallieo, vi, 17.
(5) Bévue celtique, t. xi, p. aa4.
(6) Mabillon, Acca sanctorum ordinis S. Benedicti, Luleti», 1668, t. 1, p. 177-178.
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Dans l'ancienne Irlande, on trouve des traces nom du culte des pierres. La pierre servant de limite au s'appelle lia adrada « pierre d'adoration » ; la pier hâte, cloch labhrais, donnait des réponses comme lavar dés Gallois ; la pierre du roi, lia fait, rugissai un roi de la vraie race milésienne s'asseyait des A l'époque gallo-romaine, les identifications de d gréco-romaines avec les divinités celtiques peuven pour une bonne part, à ce qu'on acceptait com présentation d'une divinité celtique un des types tues romaines que l'on trouvait le plus facilement commerce.
Il n'y a évidemment aucune conclusion à tirer, p
poque ancienne, des statues et des statuettes que 1
l'époque gallo-romaine. Il faut remarquer, toutefc
les statues et les statuettes en bronze sont en <
rares, à l'exception cependant de celles qui repré
Mercure ; il y a au Musée de Saint-Germain trente
de ces statuettes de Mercure, quarante et une à Lyo
Dans les. temples et les enceintes sacrées, £v toîç î
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César avait laissée eutre leurs mains et le conquén
Gaules qui la revit plus tard à cette place refusa d<
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(i) Joyce, A social history of ancient lreland, t. î, p. 27
(2) A. Bertrand, La religion des Gaulois, p. 3a3.
(3) Diodore, v, 37.