‹ Manuel pour servir à l'étude de l'antiquité celtique (volume 2)Chapitre 8 sur 129 · ÉCRIVAINS ANCIENS · texte numérisé non relu

ÉCRIVAINS ANCIENS

(69-141), Juvénal (6o-i4o) et ses glossateurs, Aulu Gelle (125-175), Tertullien (i6o-a45), Ulpien (mort en 228), Solin (vers a3o), Némésien (III e siècle), Fauteur de la liste des provinces romaines (297), les auteurs de l'histoire Auguste (a84 337), des panégyriques (a84-389), de l'Itinéraire d'Antonin (IV e siècle), de ): l*Itinéraire de Bordeaux à Jérusalem (333), Aurelius Victor (IV e siècle), Eutrope (IV e siècle), Rufius Festus (IV e siècle), Ammien Marcellin (33o-4oo), Amone (3 10-395), Marcellus Empiricus de Bordeaux (IV e siècle), Sulpice Sévère (363-4a5), l'auteur de la Notitia dignilatum (vers 4 10) (1).

Celte longue liste ne doit pas faire illusion ; car la plupart des écrivains que nous venons d enumérer ne contribuent que par quelques mots ou quelques phrases à enrichir le fonds de nos connaissances sur les Celtes. Les compilateurs comme Diodore de Sicile, qui avait compulsé à Rome les bibliothèques et les archives et passé trente ans à écrire son grand ouvrage, sont particulièrement précieux. . Pausanias utilise sans doute l'histoire des successeurs d'Alexandre par Jérôme de Cardie (272 avant Jésus- Christ). Les anciens écrivains dont les livres sont perdus ont donc ainsi été souvent misa profit et il est possible que le meilleur de leur œuvre ait passé dans les ouvrages qui nous sont parvenus.

(1) Les textes latins relatifs aux Gaulois se trouvent, avec les textes grecs, chez D. Bouquet, Rerum gallicarum et francicarum scriptores, t. 1, Paris, 1738, p. 1-821. Les textes relatifs aux Bretons ont été publiés dans les Monumenta historica Britannica de Henry Pétrie et Thomas Duffus Hardy, London, i848, p. 1-CV, sous le litre de Ex scriptoribus graecis atque latinis excerpta de Britannia. On trouvera encore les plus anciens textes relatifs aux Celtes dans l'article Celtes (dû à M. G. Lagneau) du Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales sous la direction de A. Dechambre % t. xm.

Il n'y a pas qu'une seule dénomination pour désigner l'ensemble des tribus celtiques du continent. Chez les Grecs (i),le mot générales 3nt en usage est KeXtoC (a). On le trouve pour la première fois chez Hérodote (3), et il est le seul employé jusqu'au troisième siècle avant notre ère. C'est, d'après César (4), et Pausanias (5), l'ancien nom par lequel ils se désignaient eux-mêmes. Dès le troisième siècle avant notre ère, un second mot, f aXxtTjç, apparaît chez Callimaque (6) , comme synonyme de KcXto'ç ; TaXa-cr,.; est aussi employé chez Eratosthène (7) et dans deux épitaphes : l'une est celle d'un jeune Athénien (8) tué à la bataille des Thermopyles en 279; l'autre, celle de 'trois jeunes filles de Milet (9) qui se tuèrent pour échapper aux barbares; et dans cette épitaphe les barbares sont désignés successivement par les deux synonymes KeXxot et TaXàtat. Chez Polybe (10), les Gaulois qui ravagent le Latium au IV* siècle et les Gaesatae sont appelés tantôt KeXxoi, tantôt ÏWixQLi. Il en est de même chez Plutarque (11). Dans le

(1) Cf. II. d'Arbois de Jubain ville, Les premiers habitants de VEurope, a e éd., t. n, p. 393-409.

(a) On trouve la variante KsXrat chez Slrabon, iv, 1, 1 ; i4; Celtae chez César, 1,1.

(3) Histoire, 11, 33; iv, 4g.

(4) De bello gallico, 1, 1 ♦

(5) Description de la Grèce, 1, 3, 6.

(6) Hymne à Dêmètêr, v. 18 4.

(7) Strabon, 11, 4, 4.

(8) Pausanias, x, ai, 5.

(9) Anthologie palatine, vi, 492.

(io) Histoires, 11,18, 6 et 8; a3, 1 et 5 ; aa, 1 ; 2 ; aO, 4; 5; 3i. 1 ; a. (11) Par exemple Camille, 18 ; 20. Cf. Diodore, xxv, i3 ; Pausaniai, Description de la Grèce, i,4, 1 ; Appien, Ibériques, 1

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