A MAGICIENS
aps de paix sauf avec trois hommes : Cùchuet Fergus. Fergus avait reçu pour loi de ne • une invitation et de ne pas quitter un fesil ne fût terminé. Cûchulainn était obligé passer près d'un foyer sans s'y arrêter et y nger; il lui était interdit de manger du chien, aureau, on mettait à mort un taureau blanc; rassasiait de la chair et du bouillon du tautomme dormait tant qu'il voulait et quatre aient sur lui un chant de justice. L'homme ne vision celui qui devait être roi, sa figure, et ce qu'il faisait. Lorsque l'homme se remontait son rêve aux rois (i). Les prédictions nt pour objet tantôt la naissance, la gloire ou futurs d'un enfant ; l'effet meurtrier d'une engeance dont un vaincu menace son vain-
lent question de sacrifices en Irlande ; toutes
d'offrandes aux dieux ont été, semble-t il,
les textes irlandais; mais on trouve dans les
gaélique qui signifie victime et sacrifice, et
laline de saint Patrice, il est dit qu'à la Fes
» Festin de Tara » non seulement les princes
faume, les grands et les chefs de provinces,
» maîtres des druides, druidum magistri, s'as-
our immoler des victimes aux idoles (a).
les d'un chef, on tue sur la tombe ses ani-
tique y t. mi. p. a 80.
is de Jubain ville, Cours de littérature celtique, 1. 1,
maux : c'est le même usage que chez les Gaul< de César (i).
Mais quel rapport offrent les prodiges de < laires que nous venons de rapporter avec l'ai gion des Celtes ? Les druides irlandais se me dans un monde de féerie où l'imagination crée les prodiges les plus incroyables ; tanl société peu civilisée où les pratiques de sorcelh tenir lieu de toute croyance religieuse. Le fé occupe guère de place, sans doute parce que 1< chrétiens des épopées irlandaises en ont fa tout ce qui pouvait rappeler Tidolâtrie. Peut gion des Gallo-Romains a-t-elle quelques trai avec cet ensemble de superstitions qu'avaient Irlandais des premiers siècles de notre ère. Il fiable que les druides du temps de César n'aiei leurs confrères d'Irlande que des sorciers et de prestiges. Le druide Diviciacus, en tout < rait guère, semble- t-il , des Romains insti temps (a).
Les druides étaient les éducateurs de la j loise. Attirés par leurs privilèges, dont le pi l'exemption des impôts et du service militai] de jeunes gens allaient s'instruire auprès étaient envoyés par leurs parents et leurs pi apprenaient-ils? César ne le sait que par disait que ces jeunes gens avaient à retenir un grand nombre de vers. Aussi quelques-u
(i) De bello galtico, vi, 19, 4.
(a) Cf. G. Jullian, Revue des études anciennes, t.