‹ Manuel pour servir à l'étude de l'antiquité celtiqueChapitre 52 sur 158 · ANIMAUX DOMESTIQUES · texte numérisé non relu

ANIMAUX DOMESTIQUES

trouve aussi beaucoup dans le Centre 1). Annibal avait trouvé un grand nombre de bestiaux et de bêtes de somme dans la Maurienne (2). Les fromages des vaches des Alpes et des Gévennes étaient très renommés ; on faisait aussi du fromage de lait de chèvre (3), Il y avait en Gaule de nombreux troupeaux de moutons ; la valeur de leur laine variait beaucoup avec les races (4) ; avec cette laine on fournissait de saies Rome et la plus grande partie de l'Italie. Ces moutons transhumaient des plaines à la montagne comme de nos jours (3). Les porcs étaient si grands, si vigoureux, si rapides qu'ils étaient dangereux pour les hommes qu'ils ne connaissaient pas ; ils fournissaient d'excellentes salaisons (6). On menait les oies de la Morinie jusqu'à Rome (7); pour les faire marcher, on mettait les plus fatiguées devant les autres.

Les Celtes de Gaule recherchaient fort les chevaux étrangers et les payaient très cher (8). En 52, il y avait assez de chevaux en Gaule pour monter une cavalerie de quinze mille hommes (9).

Les armées de Claude II avaient ramené à Rome un grand nombre de juments celtiques. Ces juments étaient très renommées (10). Les chevaux bretons étaient de petite

(1) Ibid., VII, 56, 5 ; vu, 71, 7.

(2) TiTE LivE, XXI, 33, 11 ; Polybe, m, 51, 12.

(3) Pline, xi, 97, 240. Cf. viii, 70, 179.

(''ij Guerre de Gaule, m, 29 ; vi, 3 ; 6 ; 35 ; viii, 24 ; vu, 17 ; 56 ; 71 ; Strabon, iv, 4, 3 ; Columelle, vu, 2 ; Horace, Odes, m, 16 ; Pline, vin, 73, 192 ; Martial, xiv, 159.

(5) Pline, Histoire tiaturelle, xxi, 31, 57.

(6) Strabon, iv, 4, 3. Cf. iv, 3, 2 ; ni, 4, 11 ; Martial, xiii, 54 ; Caton chez Varron, De l'agriculture, ii, 4.

(7) Pline, x, 27, 53.

(8) César, Guerre de Gaule, iv, 2. Cf. Tite Live, xhv, 6, 8.

(9) Ibid., vii, 64, i. Cf. Strabon, m, 4, 15 ; iv, 6, 10.

(10) Histoire Auguste, Trebellius PollioNj Claude, 9,

taille, mais rapides (1). Les chevaux des Geltibères étaient supérieurs aux autres pour la vitesse (2).

On a trouvé à La Tène des restes de chevaux dont les mesures coïncident avec celles des chevaux actuels de la Camargue; ces mesures sont aussi celles d'un cheval trouvé dans un tiimiiliis près de Loughrea en Irlande (3).

Les mules de Gaule ou de Galatie sont mentionnées par Plutarque (4): Arrien cite les freins celtiques (5).

Les housses en cuir s'appelaient en latin scordisca, du nom du peuple celtique, les Scordisci qui les avait inventées (6), On trouve des objets de harnachement figurés sur Tare d'Orange.

Les chiens celtes étaient très réputés, surtout ceux des Morins, des Bretons, des Belges (7). Les segusii avaient l'odorat très développé, l'apparence de bêtes sauvages ; ils tiraient leur nom du peuple gaulois des Segusiavi ; on les comparait en Gaule à des mendiants, car leur aboiement ressemblait à une voix plaintive et pleurarde. Les vertragi, lévriers de couleur tachetée ou unie, étaient très rapides à la course {H). Les p et ronii découvraient facilement le gibier, mais ne l'approchaient pas en silence (9). Les agassaei bre-

(1) Arrien, Tactique, IQ, 3 ; Dion Cassius, lxxvi, 12, 3.

(2) Poseidônios chez Strabon, m, 4, 15.

(3) RiDGEWAY, Origin and influence of the thorou ghbred horse, p. 321, 399.

(4) De l'amour des richesses, 2.

(5) Indica, xvi, 10 ; cf. Horace, Odes, i, 8, 6.

(6) Végèce, Le vétérinaire, ii, 60, 1. Corpus glossariorum latinorum, t. ii, p. 180, 20.

(7) Grattius Faliscus, Cynégétiques, 156, 174, 203 (Poetae latini minores, éd. Baehrens, t. i) ; Silius Italicus, x, 77. Cf. Ovide, Métamorphoses, i, 533-538 ; Némésien, Cyn., 125 ; TiiÉMisTius, Discours, xxii et xxvii.

(8) Arrien, Cynégétique, 3, 4 ; Martial, xiv, 200.

(9) Grattius Faliscus, 201, 206.

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