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MINES

Strabon signale de l'or en Grande-Bretagne (1). En Irlande, on a trouvé dans des tourbières, dans des champs, et sous des rochers un nombre considérable d'objets en or. Les plus anciens seraient, d'après M. S. Reinach, contemporains de la première période de l'âge du bronze (i). Les parures en or sont plus rares et plus légères à l'époque de Hallstatt qu'à l'âge du bronze. A l'époque de la Tène on en trouve en Gaule surtout sur les bords du Rhin, et dans le haut bassin de la Garonne (3).

Les mines d'argent se trouvaient en Gaule surtout dans les Pyrénées et dans le pays des Gahali et des Rutetii (4). Elles étaient nombreuses en Espagne (5). Il y en avait en Grande-Bretagne (G). Dès l'époque du bronze on trouve de l'argent à Garnoet en Moelan (Finistère) et près de Bordeaux (7).

Mais, en général, les parures en argent sont très rares aux époques de Hallstatt et de la Tène, sauf dans les pays de minerais argentifères comme la Hongrie, la Bosnie et quelques cantons des Alpes (8).

Les mines de fer étaient en grand nombre en Gaule et le travail en était très familier aux Gaulois, Strabon cite celles des Peinicorii et des Bituriges Cubi (9). Elles étaient en

(1) Géographie, iv, 5, 2. Cf. Tacite, Agricola, 12.

(2) 'làpvïj TtoXiivpudo;, Re^ue celtique, t. xxi, p. 75-97 ; 166-

(3) DÉCHELETTE, Manuel, t. Il, p. 867-870, 1332-1347.

(4) Strabon, iv, 2, 2. Corpus inscriptionum latinarum, t. xiii, nO 1550.

(5) DioDORE, V, 35.

(6) Tacite, Agricola, 12.

(7) DÉCHELETTE, Moiiuel, t. II, p. 3G6.

(8) DÉCHELETTE, Manuel, t. ii, p. 1347-1351,

(9) Guerre de Gaule, vu, 22 ; Strabon, iv, 2, 2.

LES PERSOINiNES ET LES COUTUMES 207

petite quantité en Grande-Bretagne et les Bretons en guise de monnaies se servaient de cuivre ou d'anneaux de fer d'un poids déterminé (1). Les Caledonii portaient autour du cou et au-dessus du ventre des ornements en fer qui étaient pour eux des signes de richesse (2). Les Nervii, au temps de César, manquaient des instruments en fer nécessaires pour construire des retranchements (3). Les Geltibériens donnaient au fer sa finesse et sa solidité en l'enfouissant en terre (4). Les outils en fer, à l'exception des couteaux, sont rares dans les sépultures hallstattiennes. Ce n'est guère qu'à l'époque de la Tène 111 que s'introduit l'usage de déposer des instruments et outils de fer dans les tombes ; on en trouve aussi dans les oppida.

Ce sont des haches, des couteaux, des ciseaux, tranchets, planes de tonnelier, poinçons, gouges, marteaux, enclumes, scies à main, limes ; on a trouvé peu d'instruments agricoles : socs de charrues, faux et faucilles, serpes ; quelques instruments de pêche : hameçons et tridents (5).

On trouvait du cuivre en Aquitaine et chez les Ceutrones, mais les Gaulois ne savaient pas bien le traiter (6). En Grande-Bretagne, on se servait de cuivre importé (7). Le plomb était répandu dans toute la Gaule et en Grande- Bretagne (8).

L'étain se rencontrait surtout dans les Iles Britanniques ;

(1) Guerre de Gaule, v, 12.

(2) Hérodien, III, 4, 7. Voir ci-dessus, p. 173.

(3) Guerre de Gaule, v, 42.

(4) Plutarque, Du bavardage, 17.

(5) DÉCHELETTE, Maiiuel, t. II, p. 793-796, 1352-1386 (fig,).

(6) Pline, xxxiv, 2, 3 ; 20, 96. Cf. Guerre de Gaule, m, 21.

(7) Guerre de Gaule, v, 12.

(8) Pline, Histoire naturelle^ xxxiv, 49, 1«64,

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