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de support et d'où ils pendent (1). La voie commerciale de l'ambre aboutissait d'après Pline (2) au nord de l'Adriatique, en passant par la Pannonie. Il venait d'abord du Jutland, puis de la Prusse orientale. On a trouvé une grande quantité de perles d'ambre dans les nécropoles de la Yénétie, en particulier à Santa Lucia, et à l'époque de la Tène c'est surtout dans le voisinage de l'Italie du nord qu'on trouve des colliers d'ambre (3).
Le verre, formé d'une pâte bleue, blanche, verte ou noire, servait h fabriquer des bracelets d'une seule pièce ou des colliers composés de boules ou de pendeloques (4).
L'étamage du cuivre par l'étain était, d'après Pline (5), une invention gauloise. L'étamage par l'argent fut appliqué dans la ville d'Alise d'abord aux harnais des chevaux et des bêtes de somme. Par la suite, le renom passa aux Bitiiriges qui se mirent à orner ainsi esseda et petorrila. Le char du roi des Arvernes Bituitos était argenté (6).
On peut juger de l'industrie gauloise en étudiant les nombreux objets recueillis dans les tombes. Mais dans les tumuli de la Bourgogne, dans les cimetières à inhumation de la Marne, sur l'emplacement de Bibracte et d'Alesia, on a trouvé, à côté des produits d'un art assez primitif, des objets d'un art parfait qui, s'ils ne proviennent pas de la
(1) DÉcHELETTE, Monuel, t. Il, p. 872-875 (fig.).
(2) Histoire naturelle, , xxxvii, 11, 43; Diodobe, y, 23, 1. Cf. DÉCHELETTE, Mauucl, t. I, p. 623-627.
(3) DÉCHELETTE, Maiiuel, t. II, p. 873, 1329.
(4) S. Reinach, Catalogue sommaire du musée des Antiquités nalioiiales, p. 145, 157, 165.
(5) Histoire naturelle, xxxiv, 48, 162 ; G. Bapst, L'étain, Paris, 1884. Cf. R. Durand dans Pro Alesia, t. ii, p. 320-322.
(6) Florus, m, 2.
Grèce, procèdent, en tout cas, de l'art gréco -étrusque, et l'on a pu constater, surtout à l'époque de la Tène, l'influence hellénique sur les œuvres des artistes et des artisans indigènes. Il est probable que les modèles ont été apportés en Gaule soit par des marchands, soit par des soldats revenus d'expéditions fructueuses aux vallées du Pô, du Tessin et du Rhin avant la conquête romaine, à la vallée du Rhône après la conquête (1). Les objets dont on peut attribuer la fabrication aux Celtes se rapportent presque tous à l'art industriel.
A l'époque de llallstatt, les formes des vases en bronze sont très variées ; ce sont des situles coniques de grande dimension à anses, des cistes cylindriques à côtes horizontales ou cordons, des écuelles, des plats, des coupes, des cuvettes et des chaudrons en feuilles de bronze rivées avec beaucoup d'art. La décoration des vases est le plus souvent géométrique dans les sépultures de l'époque hallsttatienne ; seules^ des situles en bronze sont ornées au repoussé de scènes diverses, de style gréco-oriental, où figurent des hommes et des animaux. Les ornements incisés ou imprimés sur les vases en argile sont des triangles avec lignes parallèles, de petits cercles avec point central, de petits triangles opposés par le sommet et disposés en bandes ou simplement des lignes brisées et des bandes ; les vases en argile sont frottés de plombagine ou peints en rouge et en
(1) Cette idée a été émise d'abord par Iloernes et par Reinecke. Voir aussi S. Reinach, Catalogue sommaire du musée des antiquités nationales, p. 148 ; Déchelette, Manuel, t. ii, p. 514- 515, 1429-1454 ; L. Joulin, Les «ges protohistoriques dans le sud de la France et dans la péninsule hispanique. Revue archéologique, t. XVI (1910), p. 1-29 ; 193-235 ; t. xvii (1911), p. 15-40 ; t. xix (1912), p. 1-59 ; 235-254.