CHARS DE GUERRE
tefois que, les chars armés de faux n'ayant été qu'une exception, les historiens ne les aient considérés comme quantité négligeable et n'en aient point parlé pour cette -seule raison.
Les chars de guerre, qui semblent avoir été empruntés par les Celtes aux Italiotes, sont peu nombreux dans les tombes à l'époque de Hallstatt. Quelques-uns sont à quatre roues ; ils portent des revêtements métalliques sur les moyeux et les rayons des roues (1). Ceux de l'époque de la Tène, particulièrement nombreux dans les tombes de la Champagne, sont montés sur deux roues très légères dont on retrouve les bandes en fer et les essieux en bronze. Les roues semblent avoir eu de 0,80 à 8,95 de diamètre. Les frettes des moyeux ont 0,lo de diamètre. On a recueilli aussi diverses parties du char dont on ne peut préciser l'emploi : des tiges inégales réunies par un anneau, articulées, ou isolées ; des garnitures en fer repliées sur ellesmêmes et ayant 0,07 d'ouverture. Des ornements en bronze découpé semblent avoir appartenu aux harnais. Les mors enbronze, puis en fer, d'ordinaire au nombre de deux, sont brisés et terminés par des anneaux ou dos montants latéraux munis d'ouvertures. Certaines pièces du joug et la clavette étaient parfois émaillées 12). A Somme-Tourbe, on a trouvé des pièces de bronze qui, d'après M. Flouest, étaient fixées à l'extrémité du timon. Ce sont deux plaques trian-
(1) Déchelette, JMajiuel, t. ii, p. 749.
(2) H. A. Mazard, Essai sur les chars gaulois de la Marne, Revue archéologique, t. xxxiii (1877), p. 154-172, pi. vu et fig. ; p. 217-229. Bullclin de la Société nationale des Antiquaires de France, année 1877, p. 45-47 ; H. Hubert, Sépulture à char de Nanterre, L'Anthropologie, t. xiii, 1902, p. 66-73. Cf. Rei'ue celtique, t. IX, p. 423-424.
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guîaires ajourées de façon à ce que les parties pleines figurent des S alternativement adossés ou affrontes; les deux plaques étaient réunies bout à bout et appliquées à laide d'un clou à tête de corail. L'armure pleine de l'extrémité du timon était ornée d'un tieuron, de pointillés et de cercles tracés^au burin (1. D'après des traces de char gravées dans une couche de calcaire compact, à Trosly-Loire 'Aisne) récartemenf des roues n'aurait été que de l''\0'6 (2). D'après d'autres observations, il aurait atteint 1"\.30 environ La longueur du timon, fourche comprise, aurait été de plus de 2 mètres (3). Des jougs en bois de chêne, trouvés à la station de la Tène et longs de 1™,16, appartenaient à un attelage de bœufs (4). On ne trouve plus guère de char de guerre après l'époque de la Tène II (o).
A l'époque de la Tène III, quandle char de guerre n'est plus en U6age et que les guerriers gaulois combattent à cheval, on a trouvé divers modèles d'éperon ; il semble que les cavaliers ne l'attachaient qu'à un seul pied. L'étrier est inconnu (6).
Un denier des Rémi et un denier de Jules César portent un esseduni breton, très rudimentaire, composé d'une plateforme et dont les côtés sont munis de deux ridelles circulaires (7), Au revers d'un denier de L. Hostilius Saserna est
(1) E. Flouest, Le char de la sépulture gauloise de la Bouvandau, Mémoires de la Société nationale des Antiquaires de France, t. XLvi, (1885), p. 99.
(2) Matériaux pour l'histoire de l'homme, t. iv (1868), p. 277.
(3) Déchelette, Alanuel d'archéologie, t. ii, p. 1186.
(4) Déchelette, Ibid., t. ii, p. 1195.
(5) Déchelette, Manuel d'archéologie, t, ii, p. 1181-1182.
(6) DÉCHELETTE, Ibid., t. II, p. 1203-1204.
(7) Babelon, Description historique et chronologique des monnaies de la république romaine, Paris, 1885-1887, t. ii, p. 12.