‹ Manuel pour servir à l'étude de l'antiquité celtiqueChapitre 89 sur 158 · CASQUES · texte numérisé non relu

CASQUES

rique (1). Les casques des trophées de Pergatne sont terminés par une pointe. Le casque de Grézan a une crinière. En général, les guerriers gaulois représentes sur les monuments figurés ont la tête nue. On ne trouve pas de casque en métal de l'époque de Hallstatt en pays celtique (2). Les casques, assez rares, de l'époque de la Tène sont en forme d'ogive à crête avec ou sans pointe ou bien en forme de cônes (casques d'Amfreville, de Berru et de la Gorge Meillet) (3). Un casque en bronze découvert dans la Tamise porte deux cornes droites très [divergentes (4)- Le casque de Breuvannes est orné de cornes d'urus (5).

Lors de la guerre des Romains contre Caratacus, les Bretons n'avaient ni casques ni cuirasses (6). Il en est de même des soldats de Boudicca [1), des Bretons que combat Septime Sévère (8) et des Irlandais de l'ancienne épopée (9). Les Geltibères se préservaient les jambes au moyen de jambières faites de crin ou de poil (10).

César mentionne seulement les enseignes de guerre des Gaulois, militaria signa, sans nous les décrire (11). Nous

(1) H. de La Tour, Atlas de monnaies gauloises, pi. xii, n°

(2) Déchelette, Manuel, t. ii, p. 719.

(3) S. Reinach, article Galea dans le Dictionnaire des antiquités grecques et romaines de Saglio ; Esquisses archéologiques, p. 61-63.

(4) Read and Smitii, British Muséum, Guide ta the early iron âge, p. 88 (fig).

(5) E. Flouest, Mémoires de la Société des antiquaires de France, t. xliii, p. 69.

(6) Tacite, Annales, xii, 35.

(7) Dion Cassius, lxii, 12.

(8) IIÉRODIEN, III, 14, 8.

(9) Tâin Bô Cualnge, éd. Windisch, introduction, p. xviii.

(10) DiODORE, V, 33.

(11) Guerre de Gaule, vu, 2.

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savons par ailleurs que ces enseignes étaient plantées en terre lorsque l'armée s'arrêtait et qu'on les arrachait avant de partir (1), qu'elles étaient fort nombreuses, puisque les Romains, dans les batailles où ils vainquirent les Gaulois, purent s'emparer quelquefois de plusieurs centaines d'enseignes (2). A Alésia, on apporta à César soixante-quatorze enseignes gauloises (^3). Chez les Insubres, il y avait des enseignes en or dites immobiles (à/v/^^oj; Ityoïx^/a.:;) que l'on gardait dans un temple d'Athênà (4). Nous ne savons si les Coralli de Thrace, qui avaient pour enseignes des roues et des sangliers, sont des Celtes (5).

Sur l'arc de triomphe d'Orange et la cuirasse de la statue d'Auguste sont figurées des enseignes gauloises. Ce sont des perches surmontées d'un sanglier. On retrouve ces enseignes sur les monnaies de divers peuples gaulois (les Aiilerci Ebiirovices, les Caleti, les Veliocasses, les Leiici, les Aediii) et bretons, ainsi que sur quelques monnaies romaines représentant des Gaulois (6). Un assez grand nombre de sangliers -enseignes en bronze ont été découverts en Gaule (7).

(1) TiTE LivE, V, 37; cf. 39.

(2) TiTE LivE, XXXI, 21 ; xxxiii, 23 ; 36 ; xxxv, 5. César, Guerre de Gaule, vu, 88, 4.

(3) Guerre de Gaule, vu, 88.

(4) PoLYBE, II, 32. Cf. les enseignes des Germains conservées dans les bois sacrés. Tacite, Germanie, 7.

(5) Valerius Flaccus, Argonautiques, vi, 88. S. Reinach, Revue celtique, t. xx, p. 127.

(6) S. Reinach, Description raisonnée du musée de Saint- Germain-en Laye, t. ii, p. 255. Laurent et Dugas, Revue des études anciennes, t. ix, p. 64.

(7) S. Reinach, ihid., t. ii, p. 268-270. Espérandieu, Recueil général, n°^ 24, 260, 695, 737. Cf. les enseignes des Germains qui représentaient des bêtes sauvages. Tacite, Hisi,oires, iv, 22.

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