SURNOMS DES DIEUX
« roi », irlandais ri ; Belatucadrus dout le second terme se retrouve dans le vieux-breton cadr « beau » ; Briiovius dont le radical est sans doute le même que celui de Britiones, Bretons ; Camuliis qui ressemble au nom de Ciunal (1), père du héros irlandais Find, et qui se retrouve dans le premier terme du nom d'homme gaulois Camiilogeniis ; Catu-rix « roi du combat », cf. le gallois cad et l'irlandais cath « bataille » ; Braciaca peut être dérivé de brace « sorte de farine » ; Leiicetiiis ou Loiicetiiis semble dérivé du mot celtique qui est devenu en gallois Uuched a éclairs » ; Segomo semble une forme abrégée du nom d'homme gRulois S egomaros, cf. S ego fnonas dans nn ogham irlandais (2) ; Toutatis (3) est un dérivé du mot qui est devenu en irlandais tuath c peuple », en breton tud « gens » : Sinatis est à comparer au nom d'homme gaulois Sinorix ; Bela-donnis ùoni le premier terme se trouve dans Bello-vesus (cf. pour 1 = U le doublet BelatiiUa, Bellatulliis) ; Condatis dérivé du nom de lieu Condate, Condé, qui signifie confluent (4) ; Rigi-samus dont le second terme entre dans Samo-rix ; Diin-atis, cf. dunum ; « forteresse ».
Parmi les épithètes de Mercure (5) : Arverno-rix signifie
Allmer, Revue épigraphique du midi de la France, années 1894 el suiv. ; Renel, Les religions de la Gaule, p. 391-406.
(1) A moins que ce nom ne doive être lu Umal. K. Meyer, Revue celtique, t. xxxii, p. 390.
(2) Sur les inscriptions oghamiques, voir MACALisTER,5<udies in Irish epigraphy, London, 1897-1907.
(3) H. d'Arbois de Jubainville, Teutatès, Revue celtique, t. I, p. 451.
(A) Zeuss, Grammatica Cellica, 2^ éd., p. 998, note 7. Ce mot, très fréquenl comme nom de lieu en France, se trouve aussi en Grande-Bretagne [Itin. Ant., 469, 1 ; 482, 3).
(5) Sur le culte de Mercure en Gaule, cf. P. Monceaux, Le
roi des Arvernes ; Ad-smeriiis est un nom dont on retrouve le premier terme dans les noms gaulois Ad-bogiiis, Ad-ua/iniôi et le second terme dans Smerlii-litaniis, Rosmerla, Canti-smeria ; Diimiatis est sans doute apparenté à l'irlandais duma « tertre » ; Moccus est la forme ancienne du breton moc'h « cochon » ; à Artaius on peut comparer le gallois arth « ours » ; Vasso-caletis est formé de deux mots celtiques : vassos, actuellement en breton gwaz « garçon » et caletiis, cf. le breton calet « dur » et le nom de peuple Caleti ; Vellannus est conservé comme second terme dans le nom propre breton Cat-wallaun qui signifie <; brave au combat » ,
Parmi les surnoms d'Apollon : Anextio-mariis, Atepomarus qui ont pour second terme l'adjectif maros, en breton ?neur « grand » ; dans Cobledu-litavus, le second terme est apparenté à -/i7anw5 de Stnertii-litaniis ; Maponus est sans doute le gallois mahon « jeune homme (1) » ; Mogoiuuis est apparenté au nom gaulois Mogetilla et au Deo Mogonti honoré en Grande-Bretagne ; Viro-iutis (2) à Virodunum ; Vindonnus, dont le premier terme se trouve dans le nom de ville celtique Vindo-bona et est conservé en irlandais sous la forme find, en breton sous la forme
grand temple du Puy-de-Dôme, le Mercure gaulois et l'histoire des Ars'ernes, Revue historique, t. xxxv (1887), p. 232-262 ; t. xxxvi (1888), p. 1-28, 241-278. Sur les montagnes des /Edui où l'on a trouvé des dédicaces à Mercure, voir C. Jullian, Histoire de la Gaule, t. II, p. 136.
(1) Cf. « Deus bonus puer Apollo » (Corpus inscriptionum latinarum, t. m, n^^ 1130, 1132) ; et l'enfant placé à droite de Vcsta sur l'autel de Mavilly (Côte-d'Or) et qui semble bien être un Apollon. S. Reinach, Revue archéologique, t. xvii, (1891), p. 1-6 (pL). -
(2) Sur le second terme, voir J. Loth, Revue celtique, t. xxxiii, p. 258, qui traduit Viro-tulis par « qui guérit les hommes ».