LAIT DE VACHE ÉCRÉMÉ ET MOUILLÉ
Xi la j)asleiirisalion, ni la slérilisation, qui s’opèrent en vase clos, ni récréinage — le beurre étant en suspension — ne moditient le point crybscopiqne. L’ébullition en vase ouvert, par contre, produit un abaissement du A proportionnel à l’évaporation.
Si le lait est fermenté, son point cryoscopiqne est d’autant plus bas que la fermentation lactique est plus avancée; il en est de même si on y a ajouté certaines substances pour le conserver, le bicarbonate de soude, par exemple.
Si le lait a été mouillé, son point de congélation s’élève et se rapproche d’autant plus de 0° que la quantité d’eau ajoutée a été plus grande. Une table a été faite qui permet, suivant le point cryoscopiqne trouvé, de dire quelle est la proportion du mouillage.
Le D‘‘ Parmentier a montré tous les services pratiques que pouvait rendre la recbercbe du point de congélation du lait ; elle se fait à l’aide du cnjoscope usuel, appareil peu coûteux, d’une précision suffisante et dont on se sert couramment dans les laboratoires pour faire la cryoscopie de l’urine et du sérum sanguin.
Xon seulement le lait est parfois écrémé et mouillé, c’est-à-dire privé d'une partie de ses matières nutritives, mais il peut contenir des germes, des microbes qui s’y développent avec une très grande facilité.
Parmi ces microbes, les uns viennent de la vache elle-même, quand elle est atteinte d’une alfectioii contagieuse, la tuberculose, surtout la tuberculose de la mamelle, la lièvre aphteuse, etc. Les autres viennent de l’extérieur; tantôt ils tombent de l’aii‘, tantôt ils sont apportés soit par les doigts qui font la traite, soit par l’eau qui sert au lavage des vases, soitpar celle qui est ajoutée frauduleusement au lait. Ces microbes, introduits dans le tube digestif, y pullulent et peuvent déterminer l’appai-ition d’accidents graves, surtout de diarrhées infectieuses et du choléra infantile, qui emportent tant de nourrissons pendant les chaleurs d’été.
Il faut pouvoir conserver ce laitsans qu’il s’altère entre le moment de la li’aite et celui où il est consommé ; il faut, de plus, le rendre jiiolfensif, en détruisant les germes qu’il contient, en le rendant stérile.
Beaucoup de procédés ont été conseillés pour cette conservation et cette stérilisation.
ALLAITEMENT MIXTE