‹ Manuel pratique d'allaitementChapitre 38 sur 80 · I.A IT STÉRILISÉ · texte numérisé non relu

I.A IT STÉRILISÉ

la mèi'e; il tomba à l).3o0. Le joue de sa sortie, le 23 juin, il avait regagné 3.300 grammes. (Voy. lig. 37.) Comme le sein gauche seul fournissait du lait, on donna chaque jour pour reniant 250 grammes de lait de vache digéré, en recommandant bien à la mère de mettre quand môme renfant an sein droit qui avait été malade. Le 29 juin, le

Fig. 37. — Femme qui n'a pas assez de lait. Allaitement mi.xtc auquel succède, après quelques semaines, l'allaitement e.xclusif au sein.

|toi(ls n’était pins que de 3.470 ; il y avait en une diminution de 30 grammes ; la quantité de lait donnée était insuffisante; on accorda 300 grammes de lait digéré. Le 6 juillet, l’enfant avait augmenté de 400 grammes dans la semaine, c’est-à-dire de 37 grammes par jour. On ne donna pins que 230 grammes de lait digéré. Le 13 juillet, l’enfant avait augmenté de 210 grammes, c’est-à-dire de 30 grammes par jour; on ne donna |)liis que 200 grammes. On alla ainsi en diminuant, car la mère fournissait de plus en |)lns de lait. Le vendredi 3 août, l'enfant ayant atteint le poids de 4.040 gi*amrnes, on ne lui donna plus (pie le

A L L A 1 T E iVI E N T M I \ T

sein, (-elle femme a conliiiiié à faire une excelleiile nourrice; elle a donné du lailà son enfant pendanl vingt mois, jusqu'au i l- février 190^, époque à laquelle il a été sevré.

La ligure TG ip. i2ld) reproduit une observation semblable; la mère, insuflisante d’abord, a pu ne donner ensuite que le sein jusqu’au neuvième mois; de la trente-cinquième à la cinquante-cinquième semaine, c'est-à-dire jusqu’à plus d’un an, on accorda quotidiennement 1*23 grammes de lait pour faire une soupe à l’enfant dont la courbe était superbe et bien supérieure à la normale.

Il n’en est pas toujours ainsi; on est souvent obligé de continuer l'allaitement mixte qui, après un certain nombre de mois, fait place à l’allaitement artificiel, parce que la mère ne fournit pas assez ou qu’elle devient souffrante.

La nommée Lud... est accouebée à la Maternité le 15 mars 1896; nous l’avions déjà suivie pour un autre enfant et nous avions eu de grandes inquiétudes sur sa santé générale; elle avait toussé beaucoup. Son état s'étant considérablement amélioré pendant sa grossesse, nous l’avons laissé nourrir, mais elle n’avait pas assez de lait.

L’enfant, qui pesait en naissant 3.050 grammes, n’atteignait plus le ^8 mars que le chiffre de i2. 950 grammes. Nous avons donné pour lui quatre bouteilles de 50 grammes, c’est-à-dire Î200 grammes de lait stérilisé par jour. (Voy. lig. 58.)

Le 4 avril, l’enfant avait atteint 3.170 grammes, il avait gagné 1^0 gi-ammes, c’est-à-dire 31 grammes par jour.

Le 11 avril, il pèse 3.4^20 grammes, mais la mère se trouve très fatiguée et s’amaigrit. Nous donnons *250 grammes de lait stérilisé. La courbe de l’enfant regagne la ligne normale.

Le 30 mai, l’enfant reçoit 375 grammes de lait, la consultation du 25 juillet, Lud... nous apprend que son lait a beaucoup diminué et que, pendant les derniers jours de la semaine, son enfant criant, elle a du, craignant de venir nous déranger, ajouter du lait de vache qu’elle a pris en ville et qu'elle a fait bouillir. Nous donnons GOO grammes de lait stérilisé. La courbe continue à être très belle.

Le 2 1 novembre, l’enfant n’a ])lus assez, il a diminué de IGO grammes : nous donnons 100 grammes de plus, c’est-à-dire 700 grammes et le 28 novembre 800 grammes de lait.

Le 30 janvier 18f)7, la mère n’a pour ainsi dire plus de lait et l’en-

. — Allyiti'im'ill.

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Al.I.AlTKMKNT MIXTK

l'ani pèse 1 ().:200 grammes ; nous donnons 1 .OüO grammes de lail. Le :27 levrier, comme il n'y a pas en d’aiigmenlalion , mais au contraire diminution de poids, nous en donnons 1.200, cliiUreque nous n’avons pas dépassé depuis.

On voit, sur la ligure 58, que la courbe de reniant est très l)elle et <le beaucoup supérieure à la normale. Depuis celte lemme a eu deux autres enfants qu’elle ])arvint également à bien élever grâce à l’allaite-

ment mixte.

C’est donc l’étiuie de la courbe (jui guide le médecin et lui indique, parce qu’elle reste stationnaire ou qu’elle s'abaisse sans autr(! cause apparente, qu’il y a ])roduction insuflisanle de lait maternel, qu'il faul donner davantage de lail stérilisé.

Cn voici un exemple avec une courbe plus détaillée. La nommée M..., accouchée le 21 juin 1890, sort de l’iiopilal le D' juillel avec un enfant pesant 5.900 grammes. Le 4 juillcL elle nous ramène à la consult.ition, il ne pesait plus que 5.720 grammes ; il avait donc diminué de 180 grammes. -Nous espérâmes néanmoins que la mère aurait assez de lait et nous résolûmes d’attendre (Voy. lig. 59.)

Le 18 juillet, l’enfa]it [>esait 5.800 grammes ; il n’avait augmenté que <le 80 grammes en quatorze jours, c’est-à-dire de5s*'7 par jour. C'élait al)Solument insuflisant.

Xous donnâmes 150 grammes de lail stérilisé par jour. L’enfant augmenta beaucoup. Le 8 août, il pesait 4.580 grammes ; il avait augmenté de 780 grammes en vingt et un jours, en trois semaines, c’esl-à- <lire de 57 grammes |)ar jour. L’enfant avait en réalité, si on examinait les cbilfres trouvés avec la balance tous les sept jours, augmenté de 4'5=‘‘7 la première semaine, de 57s'’5 la deuxième semaine, de 28 ^'‘5 la troisième. Il semblait que la quantité de lait fournie par la mère dimin uàt.

Le 15 août, l’enfant ne pesait plus ([ue 4.500 grammes ; il avait <lonc diminué de 20 grammes en sej)! jours. Au lieu de 150 grammes de lait, on en donna quotidiennement 200. L'augmentation espérée se produisit et le 19 septembi'c, le poids de l’enfant était de 5.450 grammes. 11 avait gagné 890 grammes en trente-cinq jours, c'est-à-dire 25 *^''5 par jour.

Le 19 septembre, un accident étant survenu à la mère, elle [)ordit comjdètement son lait. IN'oiis donnâmes alors ])our l’enfant huit bouteilles de 50 grammes, soit 400 grammes de lait stérilisé. C’était peu

Fi)^. .'i'.t. — l,i'.' ,-rirjs ili’ Im. irirn^ iir riiiimif.,-;a,iil pas (la laiL cil (Hiaiilili' siiHisanlc, im a recoins a l'a llaiiciiiciil iiiivlc. La lii'iirc moiilrc (|uaii(l un doil luipnicnlcr la (|nanlili' du lait >l('iilisé I, \'()V . Il- ((■ V le. |l. 1 l(ii .

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A U.AITEMEA’T MIXTE

pour im fiiil'iml de ec poids, mais nous os|)érions (|ue la sécrélioii pouri’ail se i’élal)lir dans les seins, (le fuL insuflisanl, ear le "2d) seplcmhre, il pesait d.oOO grammes ; il n’avaiL augmenté (|ue de dO grammes en se|)t jours, de 7 grammes j)ar jour.

On lui donna alors linit bouteilles de <S0 grammes, c'est-à-dire ()4U grammes de lait. Il augmenta heaucou}) et le 17 octobre il pesait ().2d0 grammes. Son accroissement avait été de 730 grammes en vingt el un jours, c’est-à-dire de 34 grammes par jour.

Il faut surtout ne ]>as exagérer les quantités de lait stérilisé qu’on donne à l’enfanl, car comme il le prend très facilement, il n’exerce pins aussi bien les mouvements de succion et la sécrétion se tarit vite dans les seins de la mère. On ne doit [>as oublier non plus que le lait stérilisé est suidout bien digéré lorsque l’enfant reçoit en même temps une certaine quantité de lait maternel ; il semble que ce dernier favorise la digestion du lait de vacbe.

Comment doit-on donner ce lait supplémentaire? Au début, lors- (lu’une femme n’avait pas assez de lait, nous remplacions une, deux ou trois tétées |)ar deux ou trois bouteilles contenant 50, 60, 70 grammes de lait suivant l’age de l’enfant. iXous n’avons pas tardé à nous apercevoir que cette façon de procéder était, sinon défectueuse, du moins iiderieure à la sinvante. Puisqu’il est démontré que la sécrétion lactée devient plus abondante quand elle est excitée par des succions répétées, il vaut mieux ne [>as se priver de ces succions et compléter ensuite les tétées qui seraient insuffisantes. Si, par exemple, 120 grammes de lait sont nécessaires pour vingt-quatre heures, au lieu de donner deux bouteilles de 60 grammes, nous faisons j)rendre quatre fois dans la journée une bouteille d^ 30 grammes. L’enfant digère très bien ce mélange de deux laits.

L’allaitement mixte rend de grands services dans des circonstances très diverses. Nous avons vu qu’il pouvait, dans les jours qui suiveni la naissance, permettre à la sécrétion lactée, qui s’établit lentement, de devenir progressivement assez abondante, sans que renfant pâtisse. Nous avons également vu comment, plus tard, il complétait l’allaiternent au sein, ce dernier n’étant |>as sid'lisanl.

Si la mère a de la lymphangite ou de la galactopliorite d’un sein, elle peul, grâce à l’allaitement mixte, attendre la guéjMSon ainsi que le rétablissement complet de la sécrétion lactée.

Dans le jrnuule parisien, un certain nombi’e de dames veulent

LAIT STKUILISK

nourrir, mais souvenl elles n’oiil pas loul à fait assez de lail. AutreCois, elles étaient obligées de prendre chez elles une nourrice dite sur lieu ; aujourd’liui, grâce au lait stérilisé qirelles donnent elles-mêmes, elles complètent l’allailement et n’ont plus besoin d’une mercenaire, ce qu’elles considèrent comme très avantageux à beaucoup de points de vue. .l’ajoute qu’un certain nombre de personnes, qui ne fournissaient (|ue peu de lait ajirès la naissance de leur premier enfant, en ont eu bien davantage au second et ont fini, au troisième ou au quatrième, par faire d’excellentes nourrices.

L’allaitement mixte est encore très utile aux femmes pauvres qui sont obligées, pour gagner leur vie, de travailler pendant un certain nombre d’heures hors de chez elles ; elles remplacent une ou deux tétées [>ar du lail de vache stérilisé.

Il est d’autres personnes qui, tout en voulant nourrir, estiment qu’elles ont des obligations mondaines auxquelles elles ne peuvent absolument se soustraire. Bien qu’ayant beaucoup de lait, elles donnent une ou deux bouteilles par jour, au moment où elles' sont obligées de sortir: l’enfant s'élève très bien et ces femmes font de ti'cs l)onnes non rrices.

D’autres, qui ne sont pas d’une très forte santé, se passent difticilement de sommeil et donnent du lait stérilisé la nuit. (Cependant, il ne faut pas qu’elles restent trop longtemps, j)ar exemple de 7 heures du soir à 7 heures du matin ainsi que je l’ai vu, sans donner le sein. Dans ces conditions, la sécrétion se tarit rapidement, comme chez les ouvrières qui, plaçant leur enfant à la crèche, restent toute la jouiaiée sans l’allaiter ; on arrive vite ainsi à l’allaitement artificiel.

Il faut donc ne [>as supprimer pendant de longues heures l’allaitement au sein ; il faut, ]>ar conséquent, éviter autant que jiossible de donner le biberon plusieurs fois de suite.

L’allaitement mixte nous est très utile dans nos services hospitaliers. .\u bout de ({uelque temjis, quand les enfants de nos nourrices vont très bien, nous leur accordons un peu de lail stérilisé, de sorte (jue les mères |)euvent, si cela est nécessaire, nous donner une certaine (piantité de lait pour nos nouveau-nés et pour les prématurés.

Il en est de même dans les l*ouponnières et dans les Bouponnats. La nourrice y donne d’aboial le sein à son enfant ; quaiul il a atteint deux ou trois mois, on lui fait pi'endi’e du lail stérilisé dont ou augmente progressivement la dose, si bien (pi’au bout de quelque

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A I.LA ITHMENT .MIXTE

lcm|>s, il esl (‘levé aiiiliciellemeiiL. La noiiiTicc a pu (.‘ommencer à allaiLee un aulre ciiraiil qui, lui-mème, au boni de plusieurs mois, re(;oiL du laiL sléiâlisé. Les l'ésullats qui oiiL (Hé obleuuselqui ont élé publiés, paraisseiil exeellenls.

L’allaileincuL mi.xte permet encore aux femmes qui ont des jumeaux de les élever facilement si, au bout de quelques mois, elles n’ont |)lus de lait en quantité suftisantc |)Oui‘ les nourrir exclusivement au

sein .

11 nous semble qu’on pourrait encore tirer de ces résultats d’autres conclusions. On sait combien il est diflicile d’avoir des nourrices au sein en nombre suflisant. « Il y a ])lus de mères que de bonnes nourrices » a dil, avec juste raison, le professeur J. Rouvier, d’Alger. Lue femme après avoir allaité son propre enfant pendant un certain temps, deux, trois ou quatre mois, ])ourrait, si le médecin inspecteur l’y autorisait, lui donner un peu de lait stérilisé, dont elle augmenterait progressivement la dose. A ce moment, elle donnerait le sein à un aulre enfant, à un nouveau-né. Les deux enfants bien surveillés, attentivement pesés, se développeraient régulièrement.

Peut-être même que, après trois ou quatre mois, la nourrice pourrait encore faij'elamême chose pour un autre enfant ; elle mettrait son nourrisson à l’allaitement mixte et donnerait encore le sein à un nouveau-né.

Lue e.xcellente nourrice, bien dirigée par un médecin, réussirait ainsi à permettre à plusieurs enfants d’atteindi'e un âge où ils sup])ortent plus facilement rallaitement mixte et rallailement arli- (i(.‘iel. Puisqu’il y a moins de bonnes nourrices ([ue de mèi-es, on remplacerait ainsi les mères qui n’ont pas de lait et qui ne peuvent donner le sein.

L’utilisation de l’allaitement mixte permettrait peut-être de trouver une solution pour la question si discutée des nourrices sur lieu, des remplaçant e fi . Voici ce que, dès 1901, nous avons dit dans une conférence à la Sorbonne :

« Si une mère n’a ]>as de lait ou ue peut nourrir, elle fera tout ce

une nourrice au sein, si elle a les moyens de le faire.

c( Pourquoi ne prendrait-elle ])as de préférence une nourrice avec son enfant ? Cela est accepté aujourd’hui dans les familles lorsqu’il s agit d’un enfant débile. Comme ce dernier est incajiable de lairc

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monter OU (renlretenir le lait dans le sein de la noiiiTice qu’on lui a donnée, elle doit garder avec elle, pendant nn certain nombre de semaines, son propre enfant, qui est ainsi la sauvegarde du débile, b’enfaut de la nourrice, au lieu d’ôtre conservé seulement pendant (jnelques semaines, le serait pendant des mois, il serait véritablement alors le frère de lait.

« Mais, dira-l-on, il y a toujours la femme qn’on enlève pendant <les mois à son mari et à son ménage. Qn’est-ce qui empêclie de choisir des (illes-mères ? Celles qui, aussitôt après raccouchement, donnent le sein, s’attaclient tellement à leur bébé qu’elles acce])tent tout pour ne pas s’en séparer. .l’entends d’ici les objections. Le second enfant, dans une famille, sera parfois gênant : « Le gars Auguste est bien bruyant )>, disait il y a quelque temps une de mes clientes qui avait clie/ elle le bébé de la nourrice.

« C’est cependant ce que nous faisons dans nos services hospitaliers. Nos nourrices sont toutes des tilles-mères qui préfèrent ne gagner que ^8 à 30 francs par mois au lieu de 30, 00, 70 francs et plus, pourvu qu’elles gardent leur enfant. Quelle joie elles auraient de se placer avec lui ! Les bébés de nos nourrices sont superbes, ils ont des courbes magniüques et que de services leurs mères nous rendent, (]ue de lait elles nous fournissent ! Ces tilles sont de bonnes mères, elles font souvent de braves femmes. Cherchez dans vos souvenirs, vous en trouverez qui ont élevé leur enfant et que de sacrifices ne se sont-elles pas imposés pour lui ! Cet enfant les a pour ainsi dire moralement sauvées. Les filles-mères, qui aiment leur bébé, pourraient donc faire d’excellentes nourrices. Est-ce que, du reste, les peintres et les sculj)teurs ne nous représentent pas la Charité sous la forme d'une femme qui, ayant allaité son enfant, donne à un autre ce qui reste dans ses seins? Assurer b\ vie de l’enfant de la nourrice et probablement aussi la régénération de sa mère, ne serait-ce pas lui rendre un peu de ce qu'elle fait pour le nourrisson ? Telle serait, il nous semble, la solution idéale et pratique de la question des nourrices ; c’est du moins, je le répète, notre solution dans les bô])itaux. »

.Vous avons, pour notre part, ainsi procédé dans un cas dont nous avions la dii'ection complète ; notre nourrisson a été superbe et l’enfant de la nourrice, magnifique lui-même, est resté avec elle jusqu’à quinze mois.

M. le !)'■ Perret a réussi à convaincre plusieurs de ses clientes ;

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dans on/.c cas rcnl'anl de la nourrice a élé conservé ; loul s'esl très bien passé |)our les deux bébés.

La stérilisation du lait, conséquence des travaux de Pasteur, qui permet de faire sans danger l’allaitement mixte dans ces diverses condilions, constitue donc un progrès considérable.

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