‹ Manuel pratique d'allaitementChapitre 42 sur 80 · DU NOUVEAU-NÛ · texte numérisé non relu

DU NOUVEAU-NÛ

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lait d’ànesse ])ar 50 grammes de lait de vache. Les quantités de lait d'àuesse sont indiquées ))ar le tracé bien, celles dn lait de vache par le tracé ronge ; on voit, sur la tignre, le tracé bien qui descend jonrnellement^ tandis (|iie le tracé rouge s’élève. Le tracé noir représente la totalité des deux laits pris par reniant. Le 28 novembre, il n’absorbait pins que dn lait de vache ; an lien de 670 et de 735 grammes de lait d'ànesse, 450 grammes de lait de vache lui suffisaient par jour et sa courbe continuait à être aussi régulièrement ascendante. Les mictions devinrent moins fréquentes et moins abondantes, les garde-robes continuèrent à être de couleur jaune et de consistance normale. L’enfant absorbait 250 et 285 grammes de liquide en moins ; mais le lait de vache que nous fîmes analyser contenait 40 grammes de beurre, an lien de 9 et de 11 grammes qui existaient dans le lait d’ànesse.

C'est cette combinaison, le lait d’ànesse auquel succède peu à peu le lait de vache, qui nous a donné jusqu’ici les meilleurs résultats, et nous y avons eu recours avec succès dans plusieurs autres cas.

tjuand, à riiôpital, une de nos femmes n’a pas de lait et va se trouver après sa soidie obligée d’élever son enfant artiticiellement, nous le mettons d’abord au sein d’une nourrice et nous nous etlorçons de garder la mère aussi longtemps que possible. Lorsqu’elle parle d’exiger son départ, nous remplaçons une tétée par une bouteille de lait stérilisé de 40 ou 50 grammes ; le jour suivant, nous en donnons une seconde, puis une troisième, etc. Nous substituons donc progressivement le lait de vache au lait de femme. Nous i-éussissons, dans un certain nombre de cas, à la condition de ne pas faire trop prendre au nourrisson ; nous réussissons surtout si les mères restent avec nous le temps suffisant.

(juand elles partent troj) tôt, il arrive qu’on écbone : les femmes nous ]“amènent à la Consultation des enfants qui n’augmentent pas ou <pii out des troubles digestifs ; nous les reprenons alors dans le service, j’emetlons le bébé an sein d’une nourrice et essayons de nouveau de rac(dimater progressivement à l’allaitement artificiel.

Donc, et tous les auteurs paraissent d’accord sur ce point, cet allaitement est difficile à installer dans les premières semaines de la vie, et souvent il est dangereux. C’est pourquoi on a essayé de modifier lelait de vache afin de le rendre jilus digestible. C’est dans ce but qu’oii procède aux coupages.

I.e !)'■ Dufour, de Fécamp, s’efforce de rapprocher le lait de vache

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AIJ.A ITE.MENT AUTIFICIKL

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(lu laiL (le femme de la fa(;on suivaiile : le laitesl coupéd’uii liers d’eau; ou ajouLe, par lilre de li(|uide, 15 à '20 grammes de crème fraîche, l>5 grammes de lactose et 1 gramme de chlorure de sodium. Le lait ainsi modilié est distribué dans des petits llacoiis eu (juautités (jui corresj)Oiident à ciuujue tétée, puis on le stérilise en le portant j)endaril trois quarts d’heure à 102 degrés centigrades.

11 existe aussi des procédés industriels de correction du lait, celui par exemple de Win ter et Vigier, de Paris, et celui de Gærtner, de Vienne. Dans le premier cas, on a fait précipiter la moitié de la caséine, puis on a stérilisé sous pression; ce lait est appelé lait Gærtner cou{)e le lait de façon à ramener la caséine auchilfrede 18 ]). 1.000 environ; ])uis il emploie l’appareil à centrifuger et le règle de telle façon qu’il donne 35 grammes de beurre par litre; il ajoute la ([uantité de lactose nécessaire et stérilise.

Backhaus fait un lait corrigé et peptonisé très répandu en Allemagne; nous-même, avec le D'' Michel, avons préparé un lait spécial destiné aux prématurés. Nous sommes partis de cette hypothèse que, (diez certains débiles n’augmentant pas de poids, les sucs digestifs n’étaient point aptes à opérer d’une manière sulTisante toutes les transformations qui doivent rendre assimilables les matériaux nutritifs du lait ingéré.

Nous avons, au moyen de macérations de pancréas de veau, digéré partiellement le lait de vache de façon à modilier ses matières albuminoïdes surtout, en les Iransformant en albumoses et peptones.

Nous nous sommes ensuite assurés, par l’expérimentation sur des jeunes animaux, que le lait de vache, ainsi modilié, n’avait rien perdu de ses qualités nutritives, qu’il pouvait nourrir un organisme jeune et lui permettre de s’accroître. Nous l’avons administré à des enfants nés avant terme, toujours concurremment avec le lait de femme, nous n’avons jamais observé le moindre accident et, dans bon nombre de cas, nous avons vu rorganisme débile faire des gains de ])oids relativement grands, ce qui prouvait que les matériaux de l'aliment ingéré étaient assimilés.

D’autres donnent aux enfants du Bobeurre, c’est-à-dire un lait doni la plus grande partie du beurre a été enlevée et qui a subi quelques modilications chimiques.

Nous avons vu un enfant qu’on avait exclusivement élevé avec du lait enpoiidre (llatmaker) dissous dans de l’eau ; il s’était bien développé

Dl' NUIJVKA lî-NK

et 11 avait pivsoiilé aucun accidoiit, ; il était seulement ohèse pai'ce (|u’il avait été suralimenté.

Tous ces laits peuvent évidemment rendi-edes services, mais ils sont ou coûteux ou difticiles à. préparer, et leur usage ne se généralise jias. l‘our notre part, à notre (consultation de nourrissons, nous noiis servons uniquement de lait de vache stérilisé et ])i‘esque tout le monde s'en tient à cette méthode.

Nous ferons toutefois i-emarquer combien les théories diverses sont ébranlées parles oliservations cliniques. Certains auteurs pensent que la caséine du lait de vache, existant en trop grande quantité dans ce liquide, empéidie (|u'il soit bien digéré ; ils en enlèvent donc une partie et maintiennent la proportion normale deheurre (lait humanisé, Winteret Vigiei’, Gau-tuer, Dufour); d’autres, au contraire, redoutentla trop grande quantité de beurre, ils en retirenl ou administrent du babeurre dans Icijuel, avec le sucre de lait, il reste cette caséine considérée généralement comme difficile à digérer.

11 est probable que le tube digestif non malade peut, cbe/ renfant, assimiler des préparations très diverses; mais ce dont il faut surtout tenii' compte et ce qui n'a ]>as toujoui’s été fait jusqu’ici, c’est de la quantité de matières nutritives administrée à chaque i-epas et quotidiennement au nourrisson. Ibi gém'u’al, ou lui donne trop.

(Juoi qu'il en soit , l’allaitement artificiel pratiqué pendant les ])i*emières semaines, lournit diflicilement de très beaux l'ésultats. Les courbes faites, d’après les ])esécs quotidiennes, sont généralement irrégulières et inférieures dans leur ensemble à celles obtenues avec le lait d(‘ femme; la température rectale derenfant, prise matin et soir, présente des oscillations qu’on ne constate pas lorsqu’il est nourri au sein (Weil). Les garde-robes n’ont pas souvent la couleur et la consistance normales ; elles sont d’habitude plus blanches et ressemblent à du mastic de vitrier. Dai-fois même, elles sont très fétides et des accidents graves surviennent, quelquefois mortels.

\’oici une observation qui montre quels risques peut courir un uouveau-né artiliciellement allaité.

L’enfaut,àsa naissance, pesait b. 790 grammes; le lendemain, il était descendu à d.OOO grammes, .l’avais vivement insisté pour qu’il fût nourri au sein; le père refusa absolument, il déclara, en |)résence de mes objections, qu’il prenait la resj)onsabHité de ce qui ])ourrait survenir; on ne donna même du lait d’ânesse (jue le premiei' et le

A U.A mvMKN’l’ AUTinciKI

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second joui'; do siiile, on ein|)lo\ii le liiil, de vache coupé avec nn Liei’s

l’iy. 61.

Accidriiis I pvs ;;ravcs cli(*z un üiifaul allîiilr arlillcicllamcnl dès 1rs ])rTiniers jours <|ui ont suivi la naissanro. — l'.u noir : lait dïmesho, — lin rovij^p; : lait <le vache. — Ku l)l{*u : eau ajoutée au lait de vache. — Kii violel lait de

reiiiinc.

d’ean et slérilisé. La garde, (|ni soignail rcnranl, claiL Irès exacte, très

lu; .NUIJ VKA U-.Nb:

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sûre et notait soigiieiiS(Mnen I, les (]Ma,nlil,és prises; elles s’élcviTcnt de à icSO gTcimmes et, à, partir dn s('i/.ièine jour, oscillèrent aiiloni- de dOO ^'ranimes. La conrhe do poids avait été ré^’nlièreinent ascendante, (die a\;dt monté de d.llOO à grammes on sei/o jours' la moyenne

d’accroissemen t avait donc été de ;2Ü gi'ammcs par jonr. (Voy. lig. ü4.) Le père lriom|)liait et, comme j’avais dn ([iiitter Paris, je recevais pres([iie (diacine jour des Icllres îne donnant d’excellentes nouvelles. I.e dix-linitième jour dans la matinée, l'enrant l'id pris sid)itemcnt de convulsions violentes, puis il eut une syncope si |)rolongée (ju’on le cnit mort et (]n'on ne parvint à le ranimer ([ii’aii bout d'iine demi-hcnre. Il resta ti'ès atone pendant deux jours et son ])oids descendit à 3.880; il avait |)erdn Id-O grammes quand on put le peser le lendemain. Dès ([ue je rentrai, on me demanda en toute liàte; reniant était mieux, et comme le père me manifestait sa surprise de ces accidents si graves que rien n'avait pu faire |n‘é voir, je lui montrai les garde-robes qui étaient d'un blant^ grisâtre, de la couleur et de la consistance du mastic et qui avaient une odeur bori'iblement fétide, odeur telle f|u’il était, impossible delà respirer pendant quelques instants. Les lavages de l’inlestin qui avaient été commencés furent continués; j'obtins |jour l’enfant une excellente nourrice au sein, il 1‘ecommem‘a à. assimiler le lait, ses gai'de-robes devinrent jaunes et sa courlie, régulièi'emen t ascendante. •V partir de ce momeni, il fut élevé avec la pins grande facilité.

Cmdes, on peut montrei' beanconp de nourrissons ])lus ou moins àgé's, (|iii sont s|)lendides et qui ont été élevés au lait de vacbe, nous en avons vu j)our notre part, mais cela ne vent pas dire qu’ils ont toujours été beaux et ([u’ils n’ont j>as couru beaucoup de risques.

Im médecin, qui trouvera le moyen d’élever artiliciellemcnt les enfants dans les |jremières semaines de leur existence, avec autant de succès et de sécurité qu’avec l’allaitement au sein aura, pensons-nous, réalisé un tri's grand progriis.

IL AUaileiiutnl arüfiad ajirùs le Irolsième mois. — Plus tard, après deux ou trois mois, le lait de vache est plus facilement assimilé, surtout si l'enfant n’a jamais eu de troubles digestifs.

Lbielle ({uantité de lait de vacbe faut-il donner aux nourrissons et (|ncl guide le médecin pent-il avoir |)our la lixer ? Lette question , simple en apparence, est nn peu délicate à résoudre.

On m; saurait se fonder sur la ca|i:tcilé de l’estomac : elle n’est |>as

A U.A ITKiMKNT A HT I F I C I K L

invaricible, j)iiis(jiie col. oi‘gaiie n’osl |)as inoxLensihlo, o( oJle n’esl poini larilc à délei-inincr.

I>'àge ti’csl poiiiL non |)lns un poini do repèi-c coidain, car lanlôl renlanl pèse à leomc î2.()ÜO on 4.700 grammes cl lanlèl d-.OOO, i.oOO el 5.000 grammes. Celle même difiérence, qui oscille enlre 4.(i00 el 5.000 aumomenl de la naissance, peiil exislei* aussi à l’Age d’iin mois, de deux mois, de Lrois mois, elc.

Le poids des nourrissons pourrail ])rol)al)lcmen l l’ournir les meilleures indicalions; mais la racnlO' d'assimilalion varie avec clnuine individu el avec l'éLal de son Inbe digeslif; enlin il faul tenir compte de la composition du lait qui peut diiïérer beaucoiq). 11 est donc diriicilc de trouver uu guide absolument sur.

.\oiis avons accumulé un assez grand nombre d'observalions ; voici (|uels sont, à ]»cu près, les i-ésultats auxquels nous sommes arrivé.

L’alimentation avec le lait de vache i)eut être insiiffisanle\ le fait est rare, en voici cependant un exemple.

Ln 1893, nous avons reçu la visite d’un ingénieur (jui nous dit : « Monsieur, je vais vous présenter mon enfant, né il y a un mois, il est dans votre salon avec sa mère; j’ai besoin de vous mettre ;iui>aravant au courant de ma santé, .l’ai eu la syphilis autrefois et ma femme a été soignée à son insu pendant sa grossesse; l’enfant est venu à terme et j’ai désité que sa mère le nourrit, mais elle n’a j)oint eu de lait. Ne pouvant faire donner le sein à mon enfant, je l'élève artilicicllement. Il pesait 3 kilos à sa naissance et il n’a pas augmenté de])uis; je crois qu’il est lui-mème atteint de syphilis et je vous prie de vouloir bien nous aider à le sauvei*.

.l’examinai le bébé avec soin, il ne présentait aucune trace d’alfection spécilique, mais il était maigre, sa ligure était ridée, il avait tout à fait l’aspect atbre|)siquc.

— Combien de lait prend-il? dis-je au |)èrc.

— t u demi-liti*e.

— lin demi-litre de lait pur?

— Ob ! vous ne voudriez pas, un nouveau-né! .le cou])e son lait, j’y ajoute deux parties d’eau.

— N oyons, .Monsieur, |)uisque vous êtes ingénieur, comptons un peu. N ous donnez à votre enfant 500 grammes environ de li(|iude [pai‘ jour.

I)i: NO ü VEAU-NE

mais d’un liquide (jiii coiilienL une jiarlie de laiL el deux. |)arlies d’eau. Supposons que le lait de vaclie doul vous failes usage esl bon, qu’il e.sl normal; ou y Irouve environ par litre : eau 870, matières extractives 130 (beiu’re, sucre, caséine, sels). Si à ce lait de vache vous ajoutez deux parties d’eau, un litre de mélange ne comprendra plus (|ue le tiers des matières extractives, c’est-à-dire 130 :3 == 43^'''3.

Votre enfant ne prend qu’un demi-litre ou 500 grammes de ce mélange, il ne prend donc en réalité que la moitié de 43®*'3. c'est-à-dire :21'’’‘G5 de matières nutritives en dehors de l’eau.

L’eau joue un gi-and rôle dans l’alimentation, c’est vrai, mais :1L'‘,G3 de résidu sec par jour, c’est absolument insnlïisant.

C’est comme si, dureste, il prenait IGG grammes seulement

de

lait pur dans les vingt-quatre heures.

Le père n’en revenait pas. Sur notre conseil, il donna 500 grammes (le lait pur par jour; à la fin de la semaine, l’enfant avait gagné plus de *200 grammes et l’accroissement continua les semaines suivantes.

Le plus hahituellement, ce n’est point par défaut, mais ]>ar excès (juo les parents pèchent; il y a, et très fré([uemment, .suralimentalion.

Il n’est pas j‘are de voir, des enfants, âgés de un ou deux mois et pesant 4 kilos par exemple, auxquels on administre un litre de liquide, soit de lait pur, soit de lait mélangé d'eau. C’est comme si on faisait

1 lit.

70 kilos

, c’est-

prendre à un adulte de 70 kilos, 17 litresetdemi 4 à-dire x = ^ ^ - = 17, 5^ de liquide, alors ([ue trois litres de lait lui

suffisent.

La comparaison cependant n’est pas absolument exacte. Lu etî'et, si l’adiOtc n’a besoin que d’une ration d'entretien^ l’enfant exige en outre une ration d' accroi-s.semenl . C'est une question sur laquelle nous reviendrons.

.Néanmoins, les quantités de lait qui sont données dans les premiers mois de la vie sont généralement trop considérables : de là, les diarrhées et les troubles digestifs graves souvent observés dans l’allaitement artificiel.

Nous reviendrons sur une remarque que nous avons déjà faite. On a toujours une tendance à donner trop de lait aux nourrissons; nous-

jiième, au déhiil, nous eu faisions prendre ])liis qu'il nVdail nécessaire. Or, je l'ai déjà dit, el je ne saurais trop insister sur ce ])oinl : renfaul qui ue prend ]>as assez de lait peut ne pas augmenter, il peut môme diminuer, mais il ii’a pas de troubles digestifs; dès qu’en lui donnant [)lus de lait on atteint la l’atiou voulue, on le voit s’accroître rapidement.

Telle est l’idée qui nous dirige; nous aimons donc mieux ne pas donner suflisamment ])endant quelques jours, même pendant une semaine ou deux, que de donner trop. On arrive ensuite à la (pianlité nécessaire. Cette quantité, une fois déterminée, nous ne l’augmentons que s’il nous est absolument ])rouvé qu’il faut le faire.

C’est eu procédant de cette manière et en nous fondant sur les résultats cliniques, que nous sommes arrivé à déterminer pour l’allaitement arliüciel. chez les enfants âgés d’un certain nombre de mois, quelles sont les quantités de lait de vache minima, mais absolument suffisantes, utiles et non nuisibles, qui doivent être données.

Un ])eu étonné d’abord des chiffres que nous trouvions, etque nous avons indiqués dans nos leçons cliniques^ en 1899, chilfres qui montraient que l'enfant de 5 à (3 kilogrammes se développait normalement avec une quantité de lail de vache (à 138 grammes de beurre) corres-* ])ondant au dixième du poids de son corps ou a cent grammes par kilo, nous avons hésité longtemps pour les affirmer d’une façon déliuitive; nous n’avons voulu le faire qii’après avoir réuni de nombreuses observations U

Ouelques exemples feront bien comprendre comment nous procédons.

La femme Liv... habitait dans le voisinage de la Maternité; quand elle s’y pi-ésenta pour accoucher, le 19 avril 1897, nous n’avions plus de place; elle fut envoyée à rilôtel-Dieu ; elle vint à notre consultalion le 1®’’ mai; c’était son troisième enfant et elle n’avait jamaiseu de lail; ses seins étaient absolument plats, le tissu glandulaire paraissait faire défaut; de plus, les mamelons élaient ombiliqués.

L’enfant pesait 3.050 grammes. Nous lui donnâmes huit bouteilles <le 50 grammes, c’est-à-dire 400 grammes de lait stérilisé (Voy. lig. (35).

1. A'oycz Le Noiirrisso7i, leçon du 10 juin 1809, p. 260-268. ^

2. Ae l'rorjrè.t médical. 5 Jiiillot 1902. — Rapport pour le Congrès d’hygiène de Bruxelles, sep- Icinbrc l'JOll. — I’. Rudi.\ ol 1’. Pi.anxiion. Noie sue l’alirnentalion des cnfanls. Académie de médecine, 5 janvier 1904.

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Quantités de lait prises par Jour

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